Perpignan : la thèse de l’accident

  • Les Catalans veulent se remobiliser rapidement pour laisser derrière eux la défaite face aux Montois.
    Les Catalans veulent se remobiliser rapidement pour laisser derrière eux la défaite face aux Montois. Icon Sport / Icon Sport / Icon Sport
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Complètement amorphes à Mont-de-Marsan, les Catalans ont mis fin à leur série de six victoires consécutives. L’Usap doit se rassurer, et réagir, ce vendredi contre Carcassonne.

À la question, "qui pour arrêter Perpignan en 2020 ?", le verdict ne s’est pas fait trop attendre. Dimanche dernier à Mont-de-Marsan, l’Usap a livré la prestation la plus indigeste de sa saison. Attaque stérile, défense apathique, conquête inexistante… les coéquipiers de Mathieu Acebes n’étaient visiblement pas sortis du bus. Une décompression fautive mais presque inévitable, après six victoires de rang depuis le mois d’octobre. Il n’empêche que les Catalans, leaders du Pro D2 à l’aube du déplacement à Guy-Boniface ont abandonné leur première place. La faute à leur non-match dans les Landes, et au rythme imposé par Grenoble, Colomiers et Oyonnax au haut du classement. "Il n’y a pas grand-chose à analyser. Et je ne suis pas sûr que nous ayons fait de mauvaises choses, puisque nous n’avons rien fait le week-end dernier. C’est encore plus grave, et ça nous dérange beaucoup plus", lance Patrick Arlettaz. "Le pire ennemi, c’est nous. Ça a toujours été comme ça depuis que je suis ici. Il faut se remettre en question tous ensemble, arrêter d’être trop scolaires et prendre les choses en main. À un moment donné, c’est nous qui sommes sur le terrain", poursuit l’arrière Jonathan Bousquet.

Réaction ou dépression

Dans sa quête d’une demie à domicile, Perpignan ne peut se permettre de reproduire pareils écueils. Au-delà de retrouver des certitudes, et de retrouver une progression qui tourne au ralenti ces dernières semaines, une réaction est surtout impérative, vendredi soir contre l’USC, en ce qui concerne l’état d’esprit du groupe catalan. "C’est la chance de notre métier. Quand on est fautif, on a tout de suite l’occasion de montrer qu’il ne s’agissait que d’un accident. Et là je parle en termes d‘attitudes et de contenu", confirme l’entraîneur en chef des Sang et Or. "Bien sûr qu’il faut de la colère chez les joueurs. Sans ça, tu ne peux pas exister. Si nous n’avons pas envie là, c’est que nous n’aurons jamais envie", prévient Bousquet. Alors que les matchs à Aimé-Giral ont fait naître une certaine routine depuis le début de la saison, inutile, cette fois, de chercher bien loin des leviers de motivation.

Émilien Vicens
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