• Les Racingmen sont les premiers vainqueurs du Super Sevens, après avoir battu en finale la Section paloise Béarn Pyrénées Sevens. Le terme sportif d’une journée où la Paris-La Défense Arena a fait le plein, pour une ambiance superbe.
    Les Racingmen sont les premiers vainqueurs du Super Sevens, après avoir battu en finale la Section paloise Béarn Pyrénées Sevens. Le terme sportif d’une journée où la Paris-La Défense Arena a fait le plein, pour une ambiance superbe. Photo Midi Olympique / Patrick Derewiany / Photo Midi Olympique
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In Extenso SuperSevens

Le 7 à Paris, c’est jeune et sexy !

Si la qualité technique des matchs du Super Sevens ne fut pas toujours irréprochable, le spectacle en tribunes donna au premier championnat de France de rugby à 7 un punch fort appréciable...

Samedi, on a croisé Paul Goze, le président de la Ligue, dans les coursives de Paris-La Défense-Arena. Dans l’ascenseur qui menait au sommet de l’édifice, on a soufflé au grand ordonnateur de la journée que la salle de spectacle était quasiment pleine et qu’en toute franchise, on n’en attendait pas tant pour une première. "C’est un vrai soulagement, souriait aussitôt l’ancien président de l’Usap. Si on m’avait dit ça, il y a six mois, je ne l’aurais probablement pas cru…" De fait, les responsables de l’Arena avaient initialement prévu de fermer le dernier anneau du stade "indoor" de Nanterre. Et puis ? 25 000 billets (dont 8 000 invitations) ont finalement été répandus pour les finales du premier championnat de France de rugby à 7. Les attentes des uns et des autres ont été largement dépassées et les collaborateurs de Jacky Lorenzetti ont alors été contraints de pousser les murs, pour faire entrer tout le monde…

Samedi dernier, derrière les tours du quartier d’affaires de la Défense, le public était bien plus jeune, plus bruyant et probablement plus "bourré" que celui qui remplit les tribunes du Top 14 ou du Pro D2, week-end après week-end. La fête était belle, les animations diverses et variées et quand, sur la pelouse 2.0 de Nanterre, les matchs se terminaient, le speaker et un DJ prenaient le relais, proposant des quiz aux spectateurs, quelques tubes d’Aya Nakamura (l’interprète de l’inoubliable "Pookie", la chanson fétiche des Bleus pendant le Mondial japonais…) ou ce qu’il est convenu d’appeler la "kiss cam" : ici, une caméra se promène donc en tribunes, s’arrête sur ce qu’elle considère être un "couple", lequel doit alors s’embrasser sur les écrans géants, provoquant les vivats de la foule. Le bon côté ? Un peu d’amour dans un monde où, plus bas, les plaquages pourraient tuer un homme lambda. Le mauvais ? La "kiss cam" peut aussi offrir aux couples illégitimes l’heure de gloire dont ils se seraient probablement passés…

Coup de jeune

Sur le terrain, au niveau de la pratique pure du jeu à 7, la marge de progression est en revanche conséquente. De fait, le Super Sevens en était samedi à sa première, ça s’est parfois vu et à Nanterre, il y eut quelques mauvaises langues pour souligner qu’entre le circuit mondial à 7 et le Super Seven de la LNR, persiste encore un monde : à l’Arena, il y eut quelques ratés techniques, des passes aux chaussettes, des pick and go qui n’avaient pas lieu d’être en pareil lieu, des touches saccagées ou d’improbables coups de pompe que l’on ne voit jamais, au plus haut niveau. Et sur ses terres, le Racing fut probablement l’équipe professionnelle qui joua le plus le jeu, alignant chez elle trois joueurs de son 15 majeur, à savoir Louis Dupichot, Antonie Claassen et Juan Imhoff, quand ses rivaux avaient fait le choix de laisser les vedettes au repos, ou de faire confiance à de vrais spécialistes de la discipline, on ne sait pas trop.

Reste que la première édition du Super Sevens et ses treize heures de rugby "non stop" sont un vrai succès populaire, médiatique et économique. Et à Nanterre, ce samedi 1er février fut aussi une occasion en or de rajeunir l’image d’un sport souffrant parfois d’une image un peu vieillotte…

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