Objectif Lune

  • La joie des Bleus après le coup de sifflet final
    La joie des Bleus après le coup de sifflet final Midi Olympique / Midi Olympique
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Depuis le succès de 2010, jamais les Bleus, fortsdu succès face à l’Angleterre, n’avaient suscité autant d’espoirs de victoire dans la compétition.

Le plan de "com" avait été parfaitement orchestré, les éléments de langage savamment distillés. Fabien Galthié nous avait même arraché quelques frissons jeudi dernier, à l’instant de "teaser" l’événement. "Attendez-vous à une présence, à un engagement optimal, à des joueurs qui vont jouer avec passion, qui vont repousser leurs limites, à un paquet d’avant et une conquête qui vont tout donner, à des phases de combat féroces, à des plaquages et des collisions féroces." Et le sélectionneur de conclure sa tirade, la mâchoire serrée, l’œil profondément convaincu : "Attendez-vous à une équipe qui ne lâche rien." Fabien Galthié n’avait pas menti. Ses Bleus ont été à la hauteur des promesses formulées. De l’engagement, il y en a eu. De la passion aussi. Et quand est arrivée l’heure de jeu, ce moment si redouté ayant coûté tant de désillusions dans un passé récent, Ollivon et ses partenaires n’ont (presque) rien lâché.

Apprendre à voyager

Désormais, c’est la voie royale qui s’offre aux Bleus. Difficile d’imaginer un autre destin que la victoire finale dans le Tournoi, quand bien même après tant d’années de disette, un trophée pour ces Bleus reviendrait à décrocher la lune. Et tant pis si les pisse-vinaigre jurent que nous allons trop vite en besogne. Quand une équipe vice-championne du monde se fait autant secouer pendant près d’une heure, l’espoir est grand. Immense. Et les rêves de succès renaissent. Logique, forcément logique. Les années paires, le XV de France a cette chance de jouer à trois reprises à domicile. L’Italie et l’Irlande se succéderont au Stade de France, pour un scénario que chacun escompte identique à celui de dimanche. Évidemment, il faudra à cette bleusaille, bien plus fraîche et spontanée que ne l’est la communication de son staff technique, apprendre à voyager. Murrayfield, mais surtout le Principality de Cardiff ne sont pas les lieux les plus accueillants pour une jeunesse inexpérimentée. Mais qui dit que ces Bleus n’auront pas le culot d’aller au pays de Galles se venger de cette cruelle élimination subie en quarts de finale du Mondial japonais ? Désormais, tout semble possible. Même le meilleur, après avoir vécu le pire bien trop longtemps.

Arnaud BEURDELEY
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