Quelle bourde de Stuart Hogg !

  • À la 51e minute, l’arrière de l’Écosse a lâché le ballon au moment d’aplatir. Les chances de match nul, voire de victoire, se sont envolées.
    À la 51e minute, l’arrière de l’Écosse a lâché le ballon au moment d’aplatir. Les chances de match nul, voire de victoire, se sont envolées. Sportsfile / Icon Sport / Sportsfile / Icon Sport / Sportsfile / Icon Sport
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Le geste du match restera l’incroyable bévue de Stuart Hogg, qui priva son équipe d’un essai tout fait. Le XV du Chardon ne méritait pas ça.

Devant un tel spectacle, nous avons convoqué tous nos souvenirs. À vrai dire, on ne voit que Dominici en 2004 face à l’Italie pour rivaliser. Un ballon lâché sans opposition dans l’en-but adverse, par désinvolture. C’est ce qui est arrivé au capitaine Stuart Hogg dans le coin gauche, à la 51e, à la conclusion d’une belle construction de son équipe. Hogg comprit tout de suite qu’il avait fait la plus grosse bourde de sa carrière. Ce n’est pas un coup du sort pour autant car il tenait le ballon à une main au moment fatidique.

"Une erreur de gamin"

D’une façon pathétique, il tenta un coup de bluff en priant pour que l’arbitre ne fasse pas appel à la vidéo. Coup d’épée dans l’eau. Il dut affronter comme un pénitent le verdict des images diffusées sur écran géant. Et vu la physionomie du match, il savait qu’il y avait peu de chances que ce fait de jeu soit rattrapé. L’Écosse faisait un bon match, mais n’avait pas la marge suffisante pour surmonter ce genre de gaspillage énorme. "C’était une erreur de gamin, je le reconnais, je m’excuse auprès de l’équipe. Mais je ne peux rien y changer. Je devrais désormais vivre avec ça."

L’atmosphère était gênée en salle de presse au moment où il prononça ses mots. Qu’ajouter ? Son entraîneur Greg Townsend vint à sa rescousse : "Oui, il aurait pu présenter mieux son ballon. Il a probablement été excité à l’idée de marquer cet essai si important. Mais il n’empêche qu’il a été formidable, formidable dans la préparation du match et formidable sur le terrain. Il doit désormais balayer ce souvenir et continuer à avancer."

Manque de réalisme

Qu’ajouter à ce constat ? Que l’Écosse a fait son maximum, qu’elle s’est créé cinq situations d’essais très franche sans passer la ligne que l’absence de Finn Russell affaiblit l’équipe. "Une victoire est une victoire, l’Irlande a bien défendu mais il faut le reconnaître l’Écosse fut meilleure en termes de rugby," a reconnu l’ancien international irlandais Tony Ward, consultant réputé. Townsend semblait fier de ses hommes et de son style, fier aussi de son nouveau staff, Pieter De Villiers à pour la mêlée et Steve Tandy pour la défense : "Il y eut plein d’aspects positifs dans cette performance, pour les joueurs, pour le staff. Il faut juste admettre que face à une équipe de ce niveau, on ne peut manquer tant d’occasions…" 

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