• Fabrice Estebanez, Frederic Michalak, Sebastien Chabal and Pascal Pape during the rugby test match between France and New Zealand at Stade des Lumieres on November 14, 2017 in Lyon, France. (Photo by Alexandre Dimou/Icon Sport)
    Fabrice Estebanez, Frederic Michalak, Sebastien Chabal and Pascal Pape during the rugby test match between France and New Zealand at Stade des Lumieres on November 14, 2017 in Lyon, France. (Photo by Alexandre Dimou/Icon Sport) Icon Sport / Icon Sport / Icon Sport
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Entretiens

Estebanez : « Notre équipe sera prête »

Fabrice Estebanez, entraîneur des trois-quarts de l’équipe de France des moins de 20 ans se projette sur le match contre l'Italie ce vendredi soir à 21h. Pour lui l'objectif est simple, remporter le Tournoi et écrire la nouvelle histoire des Bleuets.

L’Italie vient de battre le pays de Galles (7-17). Que savez-vous de cette équipe ?

C’est une très bonne équipe. On sait à quoi s’attendre puisqu’elle nous avait déjà battu lors du stage à Naples. Cette nation progresse d’année en année chez les jeunes. Ça sera un rude combat mais je suis persuadé que notre équipe sera prête. Il est certain que notre défaite face à l’Angleterre n’a pas été facile à évacuer. On a senti beaucoup de frustration car nous avons attendu beaucoup trop longtemps dans ce match avant de déployer notre jeu. On se dit que si nous l’avions fait plus tôt, nous avions la place pour l’emporter. Nous avons donc fait au mieux pour évacuer rapidement cette frustration. Dès notre arrivée à Aix-en-Provence, le lendemain, nous avons fait un retour sur le match. Ce qui nous a permis de passer directement à ce match contre l’Italie.

Seulement cinq joueurs qui ont débuté face à l’Angleterre seront de nouveau présents sur la pelouse au coup d’envoi. Ce turnover était-il programmé ? La défaite face à l’Angleterre a-t-elle changé vos plans ?

Nous savions que notre turnover serait important sur les deux premiers matchs. Nous le savions et les joueurs le savaient aussi. Nous voulons beaucoup de monde pendant ce Tournoi des 6 Nations pour construire notre groupe pour la prochaine Coupe du monde. La défaite n’a rien changé sur nos projections initiales.

N’est-ce pas une difficulté supplémentaire de changer autant de joueurs. Peut-on craindre un manque de repères ?

Nos joueurs se connaissent déjà. Ils ont déjà joué ensemble par le passé dans les catégories inférieures. Je ne pense pas que cela nous posera un problème en termes de repères. Nous avons aussi effectué un stage ensemble avant le début de la compétition.

L’objectif est-il toujours de gagner le Tournoi ?

Ce n’est pas notre discours depuis le début. Nous voulons faire les meilleurs matchs possible en termes de contenu. Au-delà de la déception d’avoir perdu contre l’Angleterre, le contenu de la première mi-temps notamment nous a déplu. Nous avons aussi laissé passer les Anglais devant au score alors qu’ils étaient en infériorité numérique. Notre frustration vient de là. Nous voulons une équipe qui bouge beaucoup, qui se déplace, capable de mettre un gros volume de jeu. Nous serons contents quand on parviendra à ça et, vu les qualités de cette équipe, nous savons que si nous y parvenons le score sera logiquement en notre faveur. Les joueurs savent qu’ils ont une belle génération. À eux de faire en sorte d’écrire leur histoire.

Vous formez un nouveau duo d’entraîneurs avec David Ortiz. Comment ça se passe ?

David s’occupe des avants et moi des trois-quarts. C’est tout neuf pour nous et on apprend comme les joueurs qui disputent le Tournoi pour la première fois. Le Tournoi, c’est une atmosphère particulière et c’est très motivant. Après, le manager Philippe Boher a beaucoup d’expérience donc nous avons un bon guide.

Passer après un staff qui a gagné deux fois la Coupe du monde, n’est-ce pas dangereux ?

On nous pose beaucoup cette question mais ce n’est franchement pas du tout le cas tout simplement parce que ce n’est pas la même équipe donc ça n’a rien à voir. Nous n’avons aucune pression. La DTN a été très claire là-dessus. Nous devons simplement écrire une nouvelle histoire.

Midi Olympique
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