• « Ce sera notre ambition : être capablede maîtriser le match, les situations, le ballon. »
    « Ce sera notre ambition : être capablede maîtriser le match, les situations, le ballon. » Photo Midi Olympique - Patrick Derewiany / Photo Midi Olympique - Patrick Derewiany
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Entretiens

Labit : « Prendre le jeu à notre compte »

Après avoir posé les bases de votre organisation défensive face à l’Angleterre, le système offensif sera-t-il au programme de la rencontre face à l’Italie ?

On savait très bien que les Anglais étaient en avance sur nous sur la construction de leur jeu, ils jouent ensemble depuis quatre, cinq ou six ans. Ils ont une maîtrise collective que nous n’avons pas encore. La construction d’une équipe passe d’abord par son état d’esprit et son comportement. Et c’est la défense qui reflète au mieux ces éléments. à l’inverse de l’animation offensive, la défense requiert moins de temps pour sa mise ne place. Il nous en faut un peu plus pour intégrer nos systèmes offensifs, nos circuits. Dimanche dernier, nous avons fait preuve de bravoure défensivement mais nous n’avons pas réussi offensivement à mettre en place ce que l’on souhaitait. Au contraire des Anglais qui ont fait trois fois plus de passes que nous, qui ont travaillé dans leurs circuits habituels. C’est désormais notre ambition et l’enjeu de nos prochains matchs, quel que soit l’adversaire.

Certaines attaques placées aperçues en début de rencontre vous laissent-elles optimiste pour une mise en place rapide ?

Oui, bien sûr. C’est ce que nous avons montré aux joueurs. Certaines situations sont celles que nous avons travaillées, notamment celle qui amène l’essai de Vincent Rattez. Le premier temps de jeu avec le retour sur le fermé, puis cette capacité à revenir jouer avec des ailiers qui "dézonent" autour du demi de mêlée ou du demi d’ouverture permettant de créer des menaces de franchissement comme celui de Teddy (Thomas), puis le retour au jeu dans le sens par nos avants et de nouveau un retour avec l’autre ailier autour de l’ouvreur, ce sont exactement les circuits que l’on souhaite mettre en place offensivement. Malheureusement, en raison du scénario du match et du score à notre avantage, on a peut-être parfois oublié de jouer pour gérer au mieux.

Dans la planification de la mise en place de votre jeu offensif, aviez-vous ciblé ce match face à l’Italie ?

Oui, c’est ce que nous avions expliqué aux joueurs. Face à l’Angleterre, nous étions dans la position du "challenger". Face à l’Italie, nous devrons prendre le jeu à notre compte. Ce sera notre ambition : être capable de maîtriser le match, les situations, le ballon. Mais aussi être capable de mettre en place nos circuits de jeu préférentiels. Et ensuite, à l’intérieur de ce cadre, il faudra que les joueurs soient capables de se lâcher, même si la météo prévue ne permettra pas de partir dans de grandes envolées.

Justement, ne craignez-vous pas que votre équipe ne "surjoue" pour décrocher le bonus offensif ?

L’objectif, c’est de continuer notre route en respectant toutes les équipes. Mais aussi notre rugby et notre jeu. Certains secteurs de jeu ont été très performants face à l’Angleterre, d’autres demandent plus de travail. Si on veut battre les meilleurs, nous devons toujours jouer avec les mêmes objectifs.

Dans votre système offensif, la présence de nombreux joueurs de duels dans votre ligne de trois-quarts vous empêche-t-elle de mettre en place un jeu basé sur "la passe supplémentaire" ?

Nous avons construit notre jeu en fonction des joueurs à notre disposition. Nous avons effectivement beaucoup de joueurs axés sur le duel, mais il y a aussi des joueurs portés sur cette passe supplémentaire. C’est à nous de trouver, à l’intérieur de nos circuits, ces joueurs-là pour basculer sur un jeu différent. Cela peut se passer avec nos arrières comme Anthony Bouthier ou Thomas Ramos. Ces joueurs-là sont capables d’assurer la transition sur les extérieurs. Avec des arrières comme ces deux joueurs, nous jouons quasiment avec deux ouvreurs. Après, nous n’interdisons pas à nos centres de faire cette passe supplémentaire. Au contraire.

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