Les Bleues en mode « al dente »

  • La talonneuse tricolore de 24 ans attend une réaction personnelle et collective de la part des Françaises face à des Italiennes qui ont battu les Galloises lors de la 1re journée.
    La talonneuse tricolore de 24 ans attend une réaction personnelle et collective de la part des Françaises face à des Italiennes qui ont battu les Galloises lors de la 1re journée. Midi Olympique / Stéphanie Biscaye / Midi Olympique
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Après leur échec face aux Anglaises, les Bleues sont à la relance. L’opposition italienne apparaît un peu moins forte, mais elle n’en reste pas moins à prendre très au sérieux.

Pour Gaëlle Hermet et sa bande, peut-être encore plus que la relance, c’est déjà l’heure de la bascule. Effectivement, si les Françaises ne veulent pas vivre une suite de Tournoi mièvre et des déplacements que l’on pourrait imaginer sans grande saveur au pays de Galles et en Écosse, il n’y a pas le choix. "L’objectif est de gagner les Italiennes et de le faire avec la manière", tranche Agathe Sochat, l’une des locales de cette rencontre en terres limougeaudes (lire ci-dessous). Jointe en milieu de semaine après une matinée intense d’entraînement où l’exercice défensif fut mis à l’honneur ainsi que le travail sur l’énergétique et la mise en intensité, la talonneuse de 24 ans apparaît comme revancharde après la déception enregistrée contre les Anglaises.

Défense, es-tu là ?

Une cinquième défaite de suite qui a fait mal à la tête. "On a complètement manqué d’agressivité, d’engagement… C’est une de nos marques de fabrique (ce n’est pas pour rien qu’on les appelle les Affamées, N.D.L.R.) s’engager toujours à 200 % et là, je ne sais pas ce qui nous a bridés, et pourquoi nous les avons attendus défensivement. Mais du coup, nous avons complètement subi sur les vingt-cinq premières minutes et nous avons été défaillantes", confie l’ancienne pensionnaire (entre ses 4 et 18 ans) du Limoges Rugby Agathe Sochat qui appelle à une réaction à titres personnel et collectif. "C’est à chacune de se remettre en question individuellement. Il faut se poser les bonnes questions et il va falloir savoir très vite réagir car si on analyse bien ces premiers résultats, les Italiennes ont eu elles au pays de Galles l’agressivité que nous n’avons pas eue face aux Anglaises." Le message est donc clair et les quelques motifs de satisfaction survenus du Hameau, à savoir une conquête souveraine (zéro ballon perdu sur les lancers français, et trois pénalités récupérées en mêlée fermée) et une belle capacité de réaction à 12-0 en leur défaveur sont autant de motifs d’espérances pour la suite. Même si sur la conquête, comme le rappelle Sochat, "ce n’est que la moitié du travail". Les Françaises vont désormais devoir tourner la page anglaise rapidement et ne pas trop cogiter.

Souviens-toi mars 2019

Ce qu’Annick Hayraud avait demandé aussi à ses joueuses dès dimanche soir à Pau. "Maintenant, il faut qu’on sache quelle va être notre capacité à réagir ? Samedi, on reçoit les Italiennes et il faut se rappeler aussi ce que nous avions fait là-bas il y a moins d’un an (défaite 31-12 le dimanche 17 mars à Padoue lors de la dernière journée du Tournoi). Je crois que ça avait marqué les esprits." "Je n’étais pas de ce déplacement mais cela peut être une piqûre de rappel", appuie de son côté l’entraîneur des trois-quarts Stéphane Eymard, débarqué en juin dernier dans le groupe France. "Mais, plus que ce qu’il s’est passé l’an dernier, c’est ce qu’il s’est passé au pays de Galles qui doit nous interpeller. L’Italie est une très belle équipe qui a des armes." Et qui n’offre plus justement depuis quelques saisons de la résistance en conquête et dans l’engagement. "C’est une équipe dont il faut se méfier, elles ont énormément progressé", appuie Agathe Sochat. "Elles ont une culture qui reste forte sur les un contre un offensifs et défensifs, la grinta, la volonté de ne pas reculer et de faire mal. Mais elles ont aussi amélioré leur jeu sur l’animation, la circulation des joueuses et la prise d’espaces. Ce qu’elles mettent en place nous paraît intéressant", abonde le Corrézien Eymard avant de conclure : "Nous avons bien l’intention de pouvoir les contrer et de faire avancer notre projet de jeu. Et l’idée c’est que ce dernier ne soit pas restrictif. Alors le jeu appelle l’erreur et parfois les fautes de main, mais je veux que ce soit bien clair, c’est notre philosophie d’entreprendre, de faire la passe de plus, d’amener les ballons dans les couloirs, de créer une pression…"

Et si la gagne est au bout, c’est encore mieux !

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