• Patrick Arlettaz , entraîneur de l'USAP
    Patrick Arlettaz , entraîneur de l'USAP Icon Sport / Laurent Frezouls / Icon Sport
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Pro D2

Virages dangereux

L’Usap est à l’aube de deux périlleux déplacements, à Grenoble puis Biarritz.

"La grosse surprise, c’était le déplacement à Mont-de-Marsan, et c’était une mauvaise surprise. Je n’ai pas très bien compris encore." Au soir de la réaction de Perpignan face à Carcassonne, Patrick Arlettaz n’en oubliait pas moins le comportement de ses joueurs, quelques jours plus tôt sur la pelouse de Mont-de-Marsan, où les Sang et Or, apathiques, pour ne pas dire fantomatiques, encaissèrent leur plus lourde défaite de la saison (34-14). Voilà un déplacement à oublier, et à ne surtout pas reproduire d’ici à la fin de la phase régulière. Car en dépit de ses trois victoires à l’extérieur (Aurillac, Valence-Romans, Soyaux-Angoulême), l’Usap peine à se montrer totalement irréprochable hors de ses bases. Bien loin des bilans enregistrés par ses deux poursuivants, Colomiers et Grenoble, véritables machines à gagner sur les pelouses adverses. Fort de ses dix victoires à domicile, dont sept avec bonus offensif, Perpignan a renoué, depuis peu, avec le fauteuil de leader. Mais pour conserver cette première place, et au-delà, s’assurer une demi-finale à domicile au printemps prochain, les coéquipiers de Mathieu Acebes devront réaliser de réelles performances, en dépit d’un calendrier particulièrement relevé.

ARLETTAZ : "CE GENRE

DE CONFRONTATIONS

NOUS PRÉPARE "

Montauban, Béziers, Colomiers, Vannes… Les succès à l’extérieur vont être de plus en plus complexes à obtenir pour les Perpignanais. À commencer par ces deux prochaines semaines, où Grenoble et Biarritz se dressent sur leur route. Une double confrontation aux allures de premier virage capital. "Nous avons reçu Grenoble et Biarritz fin novembre, on savait qu’à un moment donné, on allait se déplacer chez eux. Je ne pense pas qu’il s’agira d’un tournant en termes de résultats, mais plutôt en termes d’attitudes, de préparation", tempère Patrick Arlettaz. "On espère faire les phases finales, tout le monde le sait. Et c’est ce genre de confrontations qui nous prépare aux dures échéances que l’on va avoir par la suite", explique l’instigateur du jeu catalan. Encore faut-il que l’Usap réponde présente, comme à Oyonnax, il y a trois mois, où les Sang et Or avaient réalisé le match presque parfait, sous la neige. Avant d’offrir la victoire aux Haut-Bugistes après la sirène. "Je sais que l’on peut monter dans de telles intensités. Je ne suis pas surpris, je suis content que les joueurs démontrent le niveau que je leur connais et auquel je les vois évoluer toute la semaine à l’entraînement et sur quelques matches cette saison", soulignait Patrick Arlettaz après Carcassonne. Une intensité que les Catalans devront réitérer chaque semaine désormais, sous peine de laisser échapper des points importants en route, et de passer à côté de précieux enseignements.

Émilien Vicens
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