"C’est toujours difficile..."

  • Cedate Gomes Sa et les Racingmen veulent prendre leur revanche face au Stade toulousain, qui les a déjà battus trois fois l’an dernier. Photo Icon Sport
    Cedate Gomes Sa et les Racingmen veulent prendre leur revanche face au Stade toulousain, qui les a déjà battus trois fois l’an dernier. Photo Icon Sport Icon Sport / Icon Sport
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Considéré il y a peu comme le numéro 1 des piliers droits français, Cedate Gomes Sa a depuis connu un gros passage à vide. Peut-il revenir ?

Ce n’est pas si loin, l’automne 2018. Un an et demi ? Même pas ? À cette époque, Cedate Gomes Sa était encore à la mode, son profil plaisait à Jacques Brunel et le jeune homme incarnait l’avenir, à droite de la mêlée tricolore. Après tout, Rabah Slimani était dans un creux, Uini Atonio dans un autre et le Racingman venait d’enchaîner deux titularisations face à l’Afrique du Sud et l’Argentine. Naïvement, en ce temps-là, on pensait donc que l’enfant de Saint-Nazaire n’avait qu’à se laisser porter jusqu’à la Coupe du monde…

Et puis ? Gomes Sa s’est bel et bien laissé porter mais la croisière ne l’a pas vraiment conduit là où il l’aurait souhaité : doublé sur le fil par Demba Bamba, Rabah Slimani et même Emerick Setiano, le "droitier" du Racing aperçut bel et bien le Japon lorsqu’il fut appelé en renfort pour remplacer Bamba, blessé à la cuisse en cours de compétition, mais n’eut jamais sa chance en Asie, se contentant là-bas de rares séances en opposition pour améliorer l’ordinaire. Pourtant, aurait-il été moins ridicule que le Toulonnais Setiano lors de l’ultime mêlée tricolore de la compétition ? Aurait-il empêché les Gallois d’emporter le pack français pour, in fine, marquer l’essai de la victoire ? On ne le saura vraiment jamais mais à nos yeux, Cedate Gomes Sa (27 ans, 9 sélections) présentait alors en mêlée fermée d’autres garanties que le Varois, 23 ans et deux saisons de Top 14 dans les jambes…

Que s’est-il passé, depuis ? Pourquoi le nom de Gomes Sa n’apparaît-il plus nulle part ? Deux ans après avoir fait ses débuts en équipe de France, le pilier francilien a ainsi totalement disparu des radars et, selon toute vraisemblance, ne fait pas partie des plans de William Servat en équipe de France.

Gomes-Sa : "Contre Toulouse, nous voulons une revanche"

À droite de la mêlée tricolore, l’entraîneur des avants du XV de France semble avoir pour l’instant trouvé son bonheur et, à l’hiver 2020, Mohamed Haouas, Demba Bamba, Dorian Aldegheri et Uini Atonio devancent tous au sein de la hiérarchie tricolore le protégé de Laurent Travers, dans les Hauts-de-Seine. Mais si, en tout état de cause, Haouas lui est aujourd’hui supérieur en mêlée fermée, les autres joueurs cités ne semblent pas intouchables, à tel point qu’il est étonnant de constater que le profil de Gomes-Sa ne fut jamais consulté, quand Bamba montra en ce début de Tournoi les premiers signes de fatigue… ou de nonchalance, c’est selon.

Lundi, le Racingman nous expliquait à ce sujet : "Voir l’équipe de France s’éloigner est toujours difficile. Je dois me remettre en questions, travailler encore plus si je souhaite bouleverser cette hiérarchie. Mais aujourd’hui, je pense surtout au match face à Toulouse. Cette équipe nous a battus trois fois l’an passé et au Racing, nous sommes donc tous très revanchards." Cedate Gomes Sa, qui reste aujourd’hui le pilier français le plus athlétique, n’a pas d’équivalent en termes de plaquages effectués et de courses, en Top 14. A-t-il néanmoins comblé les carences en mêlée fermée qu’on lui imputa à son début de carrière ? Dans les Hauts-de-Seine, on prétend que oui. Pourtant, lorsque les matchs se durcissent, c’est souvent "Big" Ben Tameifuna qui débute…

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