Les jours d’après

  • Antoine Hastoy, Quentin Lespiaucq-Brettes et les Palois ont fait une croix sur leurs ambitions. Les voilà enlisés dans le bas de tableau, à la lutte pour le maintien. Ils passeront ce week-end un test important contre un des cadors du championnat.
    Antoine Hastoy, Quentin Lespiaucq-Brettes et les Palois ont fait une croix sur leurs ambitions. Les voilà enlisés dans le bas de tableau, à la lutte pour le maintien. Ils passeront ce week-end un test important contre un des cadors du championnat. Photo Midi Olympique - Patrick Derewiany
Publié le , mis à jour

Sortis sans le moindre point d’un match imperdable à brive, les béarnais ont définitivement basculé en mode maintien. avant d’espérer regoûter au succès, il fallait encore laver les esprits.

"Soit tu te relèves, soit tu coules…" C’est ainsi que Frédéric Manca, l’entraîneur palois, avait envisagé la suite après le terrible revers à Brive. Parce que la saison béarnaise ne peut plus être la même depuis ce funeste 25 janvier. En terres corréziennes et au bout d’une première heure de toute beauté, les hommes du duo Godignon-Manca menaient confortablement (26-13). Comment imaginer qu’ils pourraient repartir d’Amédée-Domenech sans le moindre point ? C’était impossible, ils y sont parvenus. C’est ironique, mais l’incroyable scénario n’a pas fait marrer grand monde à Pau. "Le match nous échappe sur des erreurs stupides, pestait dans les couloirs Thomas Domingo, en charge de la mêlée. On avait une belle opportunité de sortir du fond du tableau." Puis de lâcher : "Il va falloir trimer et travailler dur pour finir la saison. Maintenant, on va recevoir Clermont et Montpellier, avec un déplacement à Castres au milieu. Ce sera trois matchs durs mais il faudra bien les gérer et rebondir."

En filigrane, et si les mots n’étaient prononcés dans sa tirade, le fond était on ne peut plus équivoque : la Section doit dorénavant sauver sa peau dans l’élite. Des paroles qui font écho à celles du troisième ligne Martin Puech : "Les choses sont claires, on joue le maintien. Il va falloir regagner à la maison et s’accrocher jusqu’au bout." Quelques semaines plus tôt, après une défaite au Hameau contre Bordeaux-Bègles, Nicolas Godignon avait déjà tiré la sonnette d’alarme : "Quand on perd trois fois à domicile, on ne parle plus de qualification mais de maintien." Reste à placer enfin les actes avant le reste. Depuis, ses protégés ont en effet enregistré un quatrième revers à la maison et ont laissé filer cette rencontre imperdable à Brive. Comment se remettre de tels échecs ? C’était le défi du staff et du groupe, durant la période de congés. "C’est surréaliste, nous sommes trop naïfs et amateurs, notait Puech après le rendez-vous corrézien. Il y a des remises en question à avoir entre nous. On va passer deux semaines à repenser à ça, ce qui ne va pas aider."

La parenthèse enchantée du Supersevens

Voilà pourquoi il convenait de mettre cette coupure à profit pour laver les esprits et repartir sur de nouvelles bases. Un credo : l’opération maintien, puisque le club ne compte que trois points d’avance sur la quatorzième place et un seul sur la treizième. Peu importe l’adversité, il s’agit de très vite retrouver le chemin de la victoire pour enfin ramener sérénité et confiance dans le vestiaire. Une situation que les mêmes joueurs ont finalement connue quelques mois auparavant quand, durant l’intersaison et alors que Pau sortait d’un exercice éprouvant et douloureux, ils avaient tout mis en œuvre pour repartir sur des bases saines.

Le traumatisme est sûrement moins profond mais la logique identique. "On a beaucoup parlé avec Fred (Manca), avec Bernard Pontneau (le président, N.D.L.R.), avec Julien Pierre (directeur du développement et de la formation, N.D.L.R.) et le reste du staff, nous avait expliqué Godignon à l’époque. L’intérêt était de trouver la meilleure carburation pour apprendre de cette expérience et ne pas répéter les mêmes erreurs." Ils y étaient arrivés, au vu du début de saison prometteur, sublimé par… une victoire à Clermont. Pourquoi donc ne pas le réitérer aujourd’hui ? L’escapade "septiste" du Supersevens In Extenso, où la Section (avec plusieurs membres de l’effectif professionnel) a atteint la finale et séduit le public par son jeu et son originalité, aura déjà permis de s’offrir une parenthèse apaisante. Encore faut-il la prolonger. Question de rémission.

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