• Les Vannetais de Cyril Blanchard sont lancés dans la course au top 6. ça commence dès ce soir contre Biarritz, un concurrent direct ! Photo Stéphanie Biscaye
    Les Vannetais de Cyril Blanchard sont lancés dans la course au top 6. ça commence dès ce soir contre Biarritz, un concurrent direct ! Photo Stéphanie Biscaye / Stéphanie Biscaye
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Pro D2

Objectif top 6 !

Le RC Vannes reste sur quatre victoires lors de ses cinq dernières journées. La venue de Biarritz doit enclencher une nouvelle série. C’est le pari lancé !

Cette mini-trêve, aussi bénéfique qu’elle ait pu être au niveau de la régénérescence des organismes, n’a pas forcément modifié le paysage en ce qui concerne l’effectif vannetais. Les absents sont toujours absents et les perspectives notamment au niveau de la troisième ligne ne sont guère florissantes. Sur ce plan et avant la venue du Biarritz olympique, il y a même matière à s’inquiéter. "Ce sont les aléas d’une saison. On s’adapte et nous allons faire avec les moyens du bord" observe Jean-Noël Spitzer qui avait déjà exprimé ce brin de fatalisme au soir de la victoire sur Aix-en-Provence, son équipe ayant terminé en troisième ligne avec des joueurs régulièrement alignés en deuxième ligne.

Place aux jeunes

Pour combler ce déficit en effectif, le patron vannetais ne peut que faire appel à la jeunesse. "On va voir si le groupe est fort, si le club a également progressé. Ce sont des situations qui ne nous auraient pas permis de prétendre à la victoire il y a encore quelques années. Aujourd’hui, malgré ces aléas, les joueurs veulent gagner" ajoute ce dernier. À l’image de Jeff Goufan qui connaîtra sa première titularisation de la saison. "J’attends ce moment avec impatience et une énorme envie dans un match ouvert où cela va taper fort. Nous avons un peu la même culture." Cette motivation ne sera pas de trop pour contrer une formation de Biarritz, qui, bien qu’actuellement dans l’expectative sur l’avenir du club, a une ambition à atteindre, celle d’être présent en phase finale. "Il n’y a qu’à voir la masse salariale du BO, le parcours et le CV des joueurs pour mesurer la difficulté de la tâche qui nous attend. Ce qui ne serait pas normal, c’est que cette équipe ne soit pas dans les six qualifiés" explique Jean-Noël Spitzer.

De même, celui-ci ne voit pas une influence directe sur les difficultés du club en coulisses et le rendement sur le terrain. Rémi Picquette est dans la même analyse. " Biarritz, c’est du solide, une équipe qui joue bien au rugby. Je ne pense pas que ce qui se passe en coulisses ait une influence directe sur la motivation des joueurs." Cyril Blanchard y voit pour sa part un match d’hommes en perspective. "Biarritz va venir avec des ambitions. À nous de réaliser un match plein pour prétendre à ce top 6. Nous avons performé contre Grenoble, Oyonnax, Nevers. Si on prépare ce match sérieusement, il n’y a pas de raison qu’on ne soit pas payé en retour." Ce statut de qualifiable possible, il faut l’affirmer dès ce soir. Le soutien de 8 000 spectateurs attendus ne sera pas de trop pour aider les Bretons à réaliser une nouvelle performance sur leur pelouse fétiche de La Rabine.

Didier LE PALLEC
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