Une confiance encore fragile

  • Les Lot-et-Garonnais sont conscients que la série de rencontres qui s’annonce sera déterminante mais ils veulent surfer sur la confiance en partie retrouvée.
    Les Lot-et-Garonnais sont conscients que la série de rencontres qui s’annonce sera déterminante mais ils veulent surfer sur la confiance en partie retrouvée. Midi Olympique / Patrick Derewiany / Midi Olympique
Publié le / Mis à jour le

Les Lot-et-Garonnais ont trouvé un second souffle du côté de Jean-Dauger. Cependant, cette rencontre contre Castres va conditionner la suite de leur saison.

Si nous pouvions définir l’enjeu de cette rencontre, nous parlerions de bascule de la mort. Et pour cause, les Agenais ont l’occasion de sortir de la zone rouge et de passer devant leur adversaire du jour au classement. De même, en cas de défaite, il s’agirait d’un véritable pas en arrière. La victoire à Bayonne ne signifierait alors plus grand-chose et le groupe se remettrait considérablement en difficulté. Bref, ce dimanche, et même si tout un peuple s’est remis à y croire, c’est "peur sur la ville" du côté d’Armandie. D’autant plus que les coéquipiers de Mathieu Lamoulie n’ont plus gagné à domicile depuis le 19 octobre.

La coupure de trois semaines est, par ailleurs, arrivée à point nommé pour les hommes de Christophe Laussucq. Comme l’assure Malino Vanaï, "il fallait que le groupe recharge les batteries et qu’il digère la victoire à Bayonne". Mais surtout, cela a permis a tout l’effectif de prendre conscience que le prochain bloc est peut-être décisif. Des réceptions de Castres et de Clermont ainsi qu’un déplacement à Brive… "Le groupe a retrouvé le sourire et sait ce qui l’attend", confirme le pilier polynésien. Pour ce faire, il peut compter sur les quelques certitudes qu’il a pu ramener de Jean-Dauger. À savoir une attaque séduisante, qui a permis d’inscrire deux essais décisifs et de déstabiliser le premier rideau basque ; une défense toujours en place, sur laquelle Agen se repose depuis le début de la saison ; et enfin une conquête solide. L’expérience des Zafra, Murday et autres Briatte n’y est pas étrangère.

Une profondeur de banc retrouvée

En plus de ces motifs de satisfaction, Rémi Vaquin et Christophe Laussucq ont pu compter sur des arrivées au cours des dernières semaines. Jeronimo Negrotto et Jérémy Jordaan déjà, les deux recrues du mois de janvier, ont amené une plus-value au pack lot-et-garonnais. "C’est vrai que c’est plus intéressant aux entraînements de bosser avec un groupe enthousiaste et plus nombreux", assure Romain Briatte.

De plus, quelques retours permettent à l’ensemble de l’effectif bleu et blanc de se densifier et de s’homogénéiser. Vincent Farré, encore un peu court, en fait partie. Le genre de joueur extrêmement précieux, et qui a eu la chance d’être promu capitaine en début de saison. Son "come-back" à venir combiné à ceux de Dave Ryan, "Jim" Rokoduru ou encore Julien Jané font du bien aux têtes. Bien que sur une dynamique positive, les Agenais se méfient néanmoins du CO comme du loup blanc. "Ils ont été champions il y a deux ans, confie Vincent Farré, avec le même effectif quasiment. C’est étonnant de les voir si bas au classement, mais j’espère sincèrement qu’ils ne vont pas se réveiller dimanche."

Tout va bien pour l’instant du côté d’Agen. Le contexte de la rencontre et les retours des anciens entraîneurs passeraient presque inaperçus. Cependant, il s’agit désormais de confirmer pour le SUA. Si les Olympiens n’ont pas gagné cette saison à l’extérieur jusqu’ici, les Lot-et-Garonnais n’ont jamais aligné deux succès de suite. Une des deux dynamiques va donc prendre fin ce week-end. Et dans des conditions optimales, les Agenais ne comptent pas redescendre de leur petit nuage.

Mathieu VICH
Voir les commentaires
Réagir