Défense de marquer

  • Les Biterrois se sont une nouvelle fois appuyés sur une grosse défense pour l’emporter contre Aurillac. Photo MaxPPP
    Les Biterrois se sont une nouvelle fois appuyés sur une grosse défense pour l’emporter contre Aurillac. Photo MaxPPP MAXPPP / SYLVIE CAMBON / MAXPPP
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S’ils ont encore éprouvé des difficultés offensives, les Biterrois ont enregistré une précieuse victoire grâce à leur défense et leur caractère.

Pour le spectacle, on repassera. Affluence en baisse, rencontres ennuyantes, victoires douloureuses… La saison de Béziers sur la pelouse de Raoul-Barrière ne ferait pas de jaloux au sein du Pro D2. Et pour cause, l’ASBH ne parvient toujours pas à mettre en place un système de jeu cohérent et séduisant. Vendredi encore, face à Aurillac, les Héraultais sont passés tout près de la correctionnelle, sauvés par un dernier quart d’heure orgueilleux (lire par ailleurs). Au-delà du résultat, à lui seul révélateur, Biterrois et Cantaliens ont livré quatre-vingts minutes franchement indigestes, où les franchissements et les moments chauds furent rarissimes. Tout le contraire du nombre de pénalités, turnovers et autres maladresses. En bref, un match de bas de tableau, ni plus, ni moins. Une rencontre fade au terme de laquelle Béziers retiendra essentiellement les quatre points de la victoire. Hormis leur réveil tardif et décisif, les coéquipiers de Jonathan Best peuvent-ils trouver un autre motif de satisfaction ? Assurément.

233 MINUTES SANS ENCAISSER D’ESSAI

Car si l’attaque héraultaise semble rouillée et quasiment inefficace depuis plusieurs mois, l’ASBH est, en revanche, l’équipe de Pro D2 qui encaisse le moins d’essais (26). Un point fort qui a permis aux hommes de David Aucagne de l’emporter face aux Aurillacois. Malgré une indiscipline toujours aussi présente, Béziers n’a pas cédé. "C’est un peu compliqué, on n’est pas en confiance. Aurillac n’a pas très bien joué, heureusement d’ailleurs. On ne prend pas d’essai, et c’est sans doute ce qui nous fait gagner", résumait le manager biterrois au coup de sifflet final. Voilà 233 minutes que l’ASBH n’a pas encaissé la moindre réalisation. Imperméable à Rouen, puis face à Aurillac, il faut remonter au 24 janvier dernier pour trouver tracer d’un essai adverse (Enzo Selponi avec Grenoble à la 7e minute, N.D.L.R.). Ce jour-là, les "Rouge et Bleu" avaient subi une deuxième défaite consécutive à domicile. La troisième n’était pas loin, ce vendredi, mais le caractère des Biterrois leur a permis de s’en sortir. Une victoire sans gloire, mais sans doute déterminante face à un concurrent direct pour le maintien.

Émilien VICENS
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