Kolbe n’a pas suffi

  • Cheslin Kolbe sait décidément tout faire.
    Cheslin Kolbe sait décidément tout faire. Icon Sport / Baptiste Fernandez / Icon Sport
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Cheslin Kolbe, titularisé à l’ouverture pour la première fois avec le Stade toulousain, a rendu une copie impeccable. Las, ça n’a pas suffi pour l’emporter.

Ugo Mola pourrait bien demander à Cheslin Kolbe de changer la courroie de distribution de sa Peugeot 5008 qu’il ne serait sans doute pas déçu. Le génial Sud-Africain sait tout faire. Avec le Stade toulousain, l’ailier ou arrière international avait déjà dépanné à la mêlée. À sa panoplie de joueur polyvalent, il peut désormais ajouter le poste de demi d’ouverture. Avec une franche réussite. Mais le manager du Stade toulousain n’a rien inventé. C’est lui qui le dit : "Lors de sa dernière saison avec les Stormers, il avait joué quatre matchs à ce poste." Il n’empêche. Face au Racing 92, le champion du monde, armé d’une expérience famélique, a su animer sa zone de jeu, faire jouer autour de lui et créer de l’incertitude dans la défense du Racing. Sur ce registre, il n’y avait aucune inquiétude dans les rangs toulousains. Quel que soit son positionnement sur un terrain, Kolbe est un poison. En revanche, d’autres secteurs de jeu auraient pu poser problème à l’ailier des Springboks.

Un jeu au pied quasi parfait

Si Ugo Mola a choisi de titulariser Kolbe à l’ouverture sur ce match disputé à la Paris-La Défense-Arena, C’est qu’il savait pertinemment que le jeu au pied ne prendrait pas une place démesurée. Et que Kolbe n’aurait pas de gestion particulière à faire dans ce secteur de jeu. Le staff toulousain, pour le décharger de cette responsabilité, avait organisé les sorties de camp par le pied gauche de Maxime Médard ou le pied droit de Sébastien Bézy. "J’ai essayé de lui faciliter la tâche, confirme Médard. Et franchement, ça s’est bien passé." Seulement, quand Sébastien Bézy, sacrément secoué sur un contact avec l’ailier du Racing 92 Louis Dupichot (18e) a été contraint de sortir, Kolbe a aussi pris ses responsabilités. Un exemple ? D’abord, dans le jeu courant, il n’a pas eu à rougir de ses coups de pied. Au contraire. En se partageant la couverture du troisième rideau avec Maxime Médard, le nouveau chef d’orchestre rouge et noir n’a joué aucune fausse note. Ensuite, face aux perches, il a fait preuve d’une grande aisance, rappelant qu’à l’époque des Stormers il figurait au troisième rang des buteurs. Une première transformation complètement en coin réussie (29e) a précédé une pénalité de presque 50 mètres passée avec une insolente décontraction (60e). Seule ombre au tableau - et pas des moindres - cette pénalité ratée (la seule) en toute fin de rencontre (20-24, 77e) qui aurait donné un peu de confort à cet instant de la partie. Surtout, ces trois points auraient permis au Stade toulousain de s’assurer a minima les deux points du match nul. "On a malheureusement été un peu naïfs sur les moments clés du match, a regretté le manager Ugo Mola. J’ai le sentiment que nous n’avons pas su bien gérer les deux fins de mi-temps. Et comme le Racing est une équipe de caractère, ça nous a coûté cher." Et Mola d’ajouter : "Mais ne vous inquiétez pas, nous allons revenir." Dès le week-end prochain, le Stade toulousain fera face à Montpellier. Avec Cheslin Kolbe en fer de lance. Mais à quel poste ? "Souvenez-vous qu’il a joué numéro huit sur une mêlée en demi-finale du Top 14 l’an dernier, a souri Mola. Disons donc qu’il postule du huit au quinze."

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