Vous prendrez bien un p'tit jaune !

  • Gauthier MINGUILLON (Aurillac).
    Gauthier MINGUILLON (Aurillac). Icon Sport / Icon Sport
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Aurillac a construit sa victoire sur une deuxième mi-temps bien mieux maîtrisée que le premier acte.

Danger ! Les Aurillacois étaient prévenus que ce match n'aurait rien d'une partie de plaisir. D'abord parce que Vannes est plutôt à l'aise quand il vient dans le Cantal, ensuite par que les Bretons avaient l'occasion de se rapproche de la cinquième place. On avait imaginé dans la semaine que les Aurillacois ne seraient pas serein après la défaite de Béziers, cumulée à la victoire de Rouen à Oyonnax. Le début de rencontre plaidait plutôt en faveur de cette analyse et des Vannetais qui ont fait le choix de jouer alors qu'on les attendait plus sur le physique. Une domination sans partage qui se traduisait par une occupation en règle du camp cantalien. Et sur une phase de jeu anodine autour de la médiane, Curtis passait le bonjour aux Aurillacois, enrhumant Smith au passage, laissant sur place Yobo avant de faire la nique à McPhee puis Minguillon. Un essai de félin que Le Bail ne transformera pas (0-5, 14e). Derrière, c'est une bataille au pied qui va prendre le relais. Trop de fautes qui permettent d'abord à Aurillac prendre la tête avec deux pénalités de Neisen (19e, 31e). La deuxième pénalité réussie faisant suite au premier jaune de la soirée, Le Bail coupable d'avoir plaquer trop haut (30e). D'ailleurs, le placage haut sera la grande star des minutes qui suivront puisque Civetta et Curtis (36 et 40) pour Vannes et Adendorff (37e) pour Aurillac sortiront pour les mêmes cause. À la pause, c'est cependant Vannes qui vire en tête 8-6 (pénalité de Popelin à la 37e).

Au retour des vestiaires, tout le monde espère qu'Aurillac va proposer autre chose. Et c'est le cas avec enfin une occupation adéquate et des Cantaliens qui poussent les Vannetais à la faute. Neisen passe une première pénalité de 48 mètres (45e), avant de se blesser et de laisser à Salles le soin de prendre les points au pied. Ce sera le cas à la 49e (12-8) après une faute au sol des Bretons. Le Stade aurillacois affiche un autre visage, mais doit rester sur ses gardes car Vannes reste à portée de tir. Hilsenbeck fait d'ailleurs passé un léger frisson en passant lui aussi trois nouveaux points au pied (12-11, 59e). Peu importe, au sortir d'une touche bien maîtrisée sur les 22 bretons, Aurillac fixe dans un premier temps avant de balayer au large pour étirer cette défense. C'est Dubourdeau qui trouvera la faille alors que tout le monde voyait la solution à l'extérieur. Une percée qui finira sous les perches. Avec la transformation de Salles (19-11, 64e), le Stade respire avant que le buteur aurillacois ne scelle la victoire sur une cinquième pénalité (22-11, 67e)... juste après le quatrième carton jaune vannetais pour un quatrième placage haut.

Le tournant du match : L'essai de Thomas Dubourdeau

L'essai de Thomas Dubourdeau a enlevé une belle épine du pied aurillacois. Talonné par Vannes (12-11, 59e), le demi d'ouverture va profiter d'un quatrième temps de jeu pour casser la ligne... alors que tout le monde voit le surnombre sur les extérieurs. Lui profite du petit espace qui s'est ouvert pour filer sous les perches. Transformation de Salles (19-11, 64e), puis carton jaune pour Hickes (65e). L'affaire est pliée.

 

L'homme du match : Gauthier Minguillon

L'ailier/arrière de poche du Stade aurillacois aura été au four et au moulin vendredi soir. Il s'est démené comme un beau diable en défense pour empêcher les arrières de fcasser le premier. Offensivement, il a tenté d'expliter tous les ballons qu'il a eu, pas forcément à bon escient, mais on saluera son engagement.

Midi-Olympique.fr
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