La claque reçue par le Stade français

  • La déception des joueurs du Stade français qui retrouve la zone rouge
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Rentré sans le moindre point de son voyage au Pays Basque, où il est passé à côté de son match, le Stade Français retombe dans la zone rouge.

Avant tout, resituons le contexte. Ces dernières semaines, le Stade français semblait avoir retrouvé un peu de couleurs. En championnat, la bande à Maestri avait d’abord battu la Section paloise fin décembre, accroché un nul prometteur à Montpellier trois jours avant le réveillon de la Saint-Sylvestre, puis battu le grand Stade toulousain pour lancer 2020 de la meilleure des manières. Les joueurs de la capitale s’étaient, certes, inclinés à Clermont (29-19) il y a un mois, mais, jusqu’à preuve du contraire, perdre au Michelin n’a rien de honteux. Le succès face au Stade rochelais, il y a une semaine, leur avait permis de quitter la dernière place du championnat. Pour la première fois depuis des lustres, donc, (le 14 septembre dernier, pour être précis) les Soldats Roses démarraient une rencontre hors de la zone rouge. Alors qu’on les pensait partis pour se relever, ils viennent de recevoir un sérieux coup derrière la tête. Celui qui vous fait mal pendant deux ou trois jours. "On ne peut pas faire un pas en-avant et deux en arrière. Ça a été un non-match de notre part", reconnaissait Laurent Sempéré après le coup de sifflet final. "Ça fait deux mois qu’on cravache, qu’on essaye de lutter sur tous les matchs, rappelait Yoann Maestri, abattu, face aux médias. Ça fait deux revers, à Clermont puis ici, où l’on ne prend pas de point. C’est très dur, parce qu’on y laisse énormément d’énergie psychologiquement et physiquement. Nous avons réussi à changer de visage ces derniers temps, mais là, nous prenons une belle claque. C’est une déception et maintenant, il va falloir analyser ça, repartir de l’avant."

Maestri : "Nous avons manqué de cohésion défensive"

À chaud, joueurs et staff pointaient deux secteurs qui se sont avérés rédhibitoires pour des Parisiens dominateurs, mais pas assez réalistes sur le premier acte, avant d’être dominés par la suite. Le premier ? L’indiscipline, évidemment. Plus pénalisés que les Bayonnais, les coéquipiers de Paul Gabrillagues l’ont payé cher face à la réussite du buteur adverse (sept pénalités passées par Lafage) et ont surtout évolué pendant vingt minutes à quatorze contre quinze. Une période pendant laquelle l’Aviron a inscrit presque la moitié de ses points (13/28). "La discipline nous a fait très mal", soupirait Laurent Sempéré. "Quand tu joues en plus à l’extérieur, c’est compliqué", enchaînait Julien Arias.

Le second point noir ? La solidarité défensive, aux yeux de Yoann Maestri, qui soulignait : "Quand nous sommes en difficulté et que nous sommes pénalisés, ce qui peut arriver, il faut que l’on soit beaucoup plus solidaires et collectifs dans la défense. Sous la pression, nous avons manqué de cohésion défensive et nous nous sommes, petit à petit, délités. Nous avons laissé des trous béants à Bayonne, même eux ont été assez surpris. Ce sont des erreurs d’une équipe qui doute." En cette soirée de février, donc, les Parisiens sont retombés dans le rouge. Ils ont aussi relancé un concurrent direct au maintien. Et en cas d’égalité entre les deux formations au mois de juin prochain, l’Aviron, grâce à sa victoire avec onze points d’écart, sera devant au classement. Quand ça ne va pas…

Pablo Ordas
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