L’Aviron retrouve le sourire

  • Bayonne face au Stade Français.
    Bayonne face au Stade Français. Icon Sport / Icon Sport
Publié le / Mis à jour le

Après huit matchs sans victoire, Bayonne a vaincu le signe indien, hier soir, et a enfin fait tomber un concurrent direct au maintien, à domicile.

Quatre mois qu’ils l’attendaient ! Incapables de remporter le moindre match en Top 14 depuis le 12 octobre dernier, les Bayonnais ont renoué avec le succès, hier soir, face au Stade Français (28-17). Grâce à une conquête performante, un buteur impeccable dans ses tentatives (8/8, 23 points pour Lafage) et une bonne gestion de la fin de match, l’Aviron a battu un concurrent direct au maintien. 
« Les joueurs avaient un certain ras-le-bol de cette étiquette de “serial-looser” qu’on leur collait sur les épaules, alors que les contenus n’étaient pas forcément tous mauvais rappelait Yannick Bru en conférence de presse. Ça fait plaisir de voir des sourires dans les vestiaires. C’est important pour la dynamique du groupe. Des faits de jeu, notre état d’esprit, le destin, les cartons jaunes et l’indiscipline parisienne ont fait que nous avons pu basculer du bon côté, ce soir. » Une liste à laquelle on ajouterait certains choix… 

La plus-value du banc


Face aux Soldats roses, Yannick Bru et son staff avaient décidé d’opter pour un “5-3” sur le banc, avec des remplaçants plutôt denses. Force est de constater que ces choix se sont avérés payants et que ces derniers ont apporté une plus-value, après le bon travail des titulaires.
Entré en jeu tôt dans la partie (26e) pour pallier la blessure de Djibril Camara (déchirure à l’ischio), Romain Barthélémy, au centre de l’attaque ciel et blanche, a livré une prestation intéressante. Dans un registre différent, Matthew Luamanu, qui a remplacé Adam Jaulhac juste avant la pause, a amené toute sa densité physique. Le Néo-Zélandais a clairement pesé et c’est en deuxième mi-temps que l’Aviron a fait la différence. Galarza s’est également montré précieux dans les airs et a poursuivi le travail de son compère Ducat et la première ligne a plus que résisté au pack parisien. 
« On savait que le Stade Français avait un banc un peu moins qualitatif que les joueurs qui débutaient. Je savais que beaucoup de choses se feraient sur la seconde période. En première mi-temps, on n’a pas vu de rébellion soulignait Bru après le match. On a vu les Parisiens nous contester sur chaque ruck et on a rien entrepris. Malgré tout, on menait. J’ai dit aux joueurs qu’on ne pouvait pas être plus mauvais et qu’en plus, on menait. Sur la suite, nous avions à cœur de montrer un autre visage et nous avons été un peu plus entreprenants. Nous avons davantage tenu le ballon, nous avons été plus rigoureux sur les petites choses du jeu et nous avons réussi à faire les choses simples, de manière meilleure. »

Humilité, avant Toulouse


Passé ce succès, les Basques (11e) comptent désormais cinq points d’avance sur le Stade Français (13e) et la Section Paloise (14e). Si les ciel et blanc, hier soir, se sont donnés une bouffée d’oxygène, tous restaient humbles et prudents avant la réception du Stade Toulousain, le week-end prochain. Comment ne pas l’être, après tout ? « Pour les battre, il faudra augmenter le niveau, envoyer des camions de mecs à Lourdes et trouver les bonnes vitamines ironisait Yannick Bru dans la soirée. Quand le Stade Toulousain a décidé de gagner, il gagne. Ce serait un véritable exploit si nous battions Toulouse. Il n’y a pas d'emballement, comme il n’y avait pas de perte de confiance avant. Beaucoup de matchs ont basculé sur pas-grand-chose. Aujourd’hui, ce pas-grand-chose était avec nous. » 

Pablo Ordas
Voir les commentaires
Sur le même sujet
Réagir