Nevers : l’envie d’être en vie

  • Les Neversois de Lucas Blanc et Terry Philippart ont fait la bonne opération en s’imposant avec le bonus contre Cracassonne.
    Les Neversois de Lucas Blanc et Terry Philippart ont fait la bonne opération en s’imposant avec le bonus contre Cracassonne. / Fabien Belloli
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En quête de rachat après sa perturbante sortie columérine, l’Uson s’est rassurée avant deux déplacements capitaux.

C’était l’attraction du soir : le tout nouvel éclairage en polychromie Led du pont de Loire se parant de jaune et bleu en hommage à Nevers-Carcassonne. Mais pendant 40 minutes, l’Uson a été en mode… laide. En voyant les écrans du Pré-Fleuri afficher un morne 10-9 à la pause, il fallait être surnaturellement optimiste pour imaginer le capitaine Hugues Bastide et les siens hisser in fine les couleurs d’une victoire bonifiée.

Empruntée, approximative, l’équipe avait un peu trop en tête la défaite à Colomiers, et surtout le 36-0 de la première période. "Avant le match, on ne pensait pas aux cinq points, mais à la pause, on n’en parlait pas du tout. Offensivement, on était lents, on ne mettait pas notre jeu en place et on n’arrivait pas à déstabiliser cette bonne équipe de Carcassonne", pointe le manager Xavier Péméja.

La défense à l’épreuve

Les réglages à la pause remettent l’équipe dans le bon sens : "Heureusement qu’on marque rapidement, car on a failli tomber dans leur piège." Par un étrange "twist" du scénario, le score de la seconde période est exactement le même qu’à Colomiers : 24-3 pour Nevers, avec quatre essais. Mais là où la vaine remontée (39-24) semait un mélange de frustration et d’espoir dans les têtes neversoises, le 34-12 bonifié récolté au Pré-Fleuri ne souffre d’aucune ombre : "Ce qui est bien, c’est qu’on n’a pas pris d’essai, sourit Xavier Péméja. Coennie (Basson, l’ingénieur de la défense, N.D.L.R.) a passé une bonne soirée."

Lucas Blanc aussi, et pas seulement parce que l’ailier a marqué vendredi soir ses cinquième et sixième essais de la saison : "Il fallait qu’on se rachète après notre première période à Colomiers. C’est pour ça que le fait de ne pas avoir pris d’essai est aussi important que le bonus. On a une bonne défense, on l’a prouvé ce soir."

La défense sera à l’épreuve des deux prochains matchs, à Soyaux-Angoulême puis à Biarritz, deux rivaux pour les phases finales. La défense, l’état d’esprit aussi : "Ce match à Soyaux, on l’a coché", confie Hugues Bastide, regard noirci par le souvenir du succès bonifié des Charentais au Pré-Fleuri, lors d’une 1re journée qui avait étourdi les Neversois pour de longues semaines. "On ira avec un peu d’orgueil, un peu de fierté", euphémise-t-il. Le voyage à Biarritz, cinq petits jours plus tard, se jouera lui aussi au mental et à la rage : "Il faudrait que ceux de la Ligue voient ce que c’est de faire deux matchs à l’extérieur en cinq jours."

Sébastien Chabard
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