Une victoire et des questions à Mont-de-Marsan

  • Nacani Wakaya (ballon en mains) a amené du danger dans la défense columérine, surtout dans le premier acte avant de baisser pied comme l’ensemble de ses coéquipiers.
    Nacani Wakaya (ballon en mains) a amené du danger dans la défense columérine, surtout dans le premier acte avant de baisser pied comme l’ensemble de ses coéquipiers. / Pascal Bats
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Pour la deuxième fois en peu de temps, le Stade Montois a fait tomber un leader. Mais des zones d’ombre persistent.

On ne va pas faire la fine bouche. Venir à bout de Columérins invaincus depuis neuf journées, voilà un challenge qui n’était pas aisé à relever. Les Montois l’ont fait, et ils valident ainsi une série positive débutée à Aix-en-Provence mi-janvier, ce qui est forcément bon pour le moral. Mais cela n’aura pas été facile malgré un début de rencontre rempli d’intentions positives et validé par un essai de Wame Naituvi, dangereux à chacune de ses interventions. C’est que par la suite, les Landais ont eu toutes les peines du monde à mettre de l’ordre dans leur jeu et de la cohérence dans leur stratégie. Les exemples foisonnent qui démontrent que cette équipe, si elle est habitée par beaucoup de volonté et d’ambition, peine encore à définir un fil directeur et finit par se mettre en difficulté toute seule.

Car après cette entame réussie, et alors que Colomiers se trouvait réduit à 14 puis à 13, inexplicablement, les coéquipiers de Rémi Talès ont semblé perdre le fil du match.

Trop d’à-peu-près

Pour preuve ces choix discutables au final de ne pas prendre plusieurs pénalités qui auraient permis de creuser un écart définitif et de faire lâcher prise à un adversaire toujours dans la course et donc accrocheur jusqu’au bout.

On pourrait aussi rappeler cette décision de prendre, juste avant la mi-temps, une mêlée près de l’en but adverse pour au final jouer dans l’axe profond alors que les Columérins étaient en infériorité sur la largeur. Encore une occasion manquée de faire un break définitif avant la pause. Enfin, comment expliquer cette entame mitigée de seconde période, alors que l’adversaire jouait à 13 avec deux trois-quarts de moins, où il aurait fallu mettre la main sur le ballon et maîtriser sa conservation en attendant que les espaces s’ouvrent.

Au final, ces à-peu-près stratégiques couplés au carton rouge de Carlos Muzzio, ont fini d’instiller le doute dans les têtes quand tous les ingrédients auraient pu être réunis pour une victoire plus large et plus sereine.

Et si l’essentiel a été fort heureusement assuré, la copie rendue laisse encore planer des doutes. Le prochain déplacement à Béziers dira s’ils étaient oui ou non justifiés.

Pierre Baylet
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