"Zouzou" régale contre Pau

  • Dans le sillage de son numéro 13 Thomas Combezou, qui perce ici entre deux Palois, la ligne de trois-quarts castraise a donné pleine satisfaction samedi soir.
    Dans le sillage de son numéro 13 Thomas Combezou, qui perce ici entre deux Palois, la ligne de trois-quarts castraise a donné pleine satisfaction samedi soir. Icon Sport / Icon Sport / Icon Sport
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Dans le sillage de son étincelant numéro 13, Thomas Combezou, le CO enchaîne un deuxième succès consécutif et prend ses aises sur la zone rouge.

Le Castres olympique va mieux. Beaucoup mieux. À la faveur d’une probante victoire face à Pau, la deuxième consécutive après le succès obtenu à Agen, les Castrais relancent complètement leur saison et éloignent — au moins momentanément — le spectre d’une relégation en Pro D2. Au soir de cette seizième journée et avant de se rendre chez le leader omnipotent Bordeaux-Bègles samedi prochain, le CO pointe à la neuvième place du Top 14, huit points plus haut que le Stade français, qui serait le premier relégué si le championnat s’arrêtait là. Un petit mois après la cinglante défaite subie face au Racing 92 (27-0, le 25 janvier dernier, N.D.L.R.), le club de la sous-Préfecture du Tarn retrouve le sourire.

Bien entendu, ce succès et ce redressement sont avant tout une œuvre collective. Mais comment passer sous silence la nouvelle prestation stratosphérique de Thomas Combezou ? À 33 ans, le trois-quarts centre castrais est dans la forme de sa vie et se pose comme l’un des meilleurs numéro 13 du championnat. Ses lignes statistiques en témoignent : sept essais pointés cette saison qui font de lui le deuxième meilleur marqueur de Top 14 derrière le Rochelais Arthur Retière (8) et surtout déjà 1 157 minutes jouées en Top 14 qui lui permettent d’être le joueur le plus utilisé du CO au cours de cet exercice. Inspiré en attaque, "Zouzou" se pose aussi comme un redoutable défenseur qui ne laisse pas sa part aux chiens quand il s’agit de protéger la ligne (9 plaquages réussis).

Outre ses performances sur le pré, Thomas Combezou se pose comme un véritable cadre de l’équipe. Un leader d’hommes et de combat qui prend ses responsabilités, assume les échecs et rassure ses troupes. Son entente avec le reste de la ligne de trois-quarts fait des étincelles, son essai face à Pau, sans doute l’un des plus beaux de la saison avec une merveille de passe à l’aveugle de Julien Dumora après un bon travail de fixation de Benjamin Urdapilleta en témoigne : "Dum’s (Julien Dumora, N.D.L.R.) joue le coup à la perfection, souriait après coup l’auteur de cet essai sublime. Il y a quelque temps que l’on joue ensemble maintenant, on se connaît par cœur. Il savait très bien quelle allait être ma course et il me sert à la perfection. Après je fais un boulot de finisseur : je m’applique à rester sur le terrain, je saute par-dessus le poteau de coin, par-dessus des joueurs adverses, peu importe tant que je marque et que j’aide l’équipe !"

Continuer à penser au maintien

"Aider l’équipe", un leitmotiv qui revient sans cesse dans la bouche de ce joueur de devoir, très investi dans le quotidien de l’équipe et qui se pose comme un phare à suivre. Son entraîneur Stéphane Prosper ne tarit pas d’éloges sur le joueur et sur l’homme qui est un de ses relais sur la pelouse : "Thomas est le régulateur de notre ligne de trois-quarts, tant offensivement que défensivement. Il a une activité énorme sur le terrain et cela est à l’image de ses semaines d’entraînement qui sont toujours très riches. C’est un garçon généreux dans l’effort, un bourreau de travail. Son essai est magnifique et il montre bien le degré de connivence entre les joueurs que cette ligne d’arrière a réussi à atteindre."

En "vieux" briscard, Thomas Combezou ne se grise pas au seul prétexte que l’équipe a pris ses aises sur la zone rouge et revient dans le sillage des équipes du top 6. "On ne va surtout pas se remettre à penser aux places qualificatives, prévient le numéro 13 du CO. Plus on pense au maintien et plus nous sommes performants. donc autant continuer à regarder vers le bas (rires). Il ne faut surtout pas s’enflammer, on a un énorme match à jouer la semaine prochaine à Bordeaux-Bègles et tout va encore bouger dans les semaines à venir. Ce championnat est passionnant, toutes les semaines il se passe des choses imprévisibles. Il faut rester humbles et c’est à la fin du championnat que l’on fera les comptes."

Samedi prochain, à Bordeaux-Bègles, Castres aura-t-il les moyens de conquérir l’Everest de ce Top 14 millésime 2019-2020 ? Il est encore trop tôt pour le dire mais les Castrais se sont au moins offert le droit d’aborder ce match dans la sérénité. Un luxe dans ce championnat hyper concurrentiel.

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