Colomiers - Un désir d’ouverture

  • Ballon en mains, Jules Soulan s’apprête à transmettre à ses coéquipiers. Mais le demi d’ouverture n’est pas qu’un simple distributeur et a su élargir sa palette cette saison. Photo Icon Sport
    Ballon en mains, Jules Soulan s’apprête à transmettre à ses coéquipiers. Mais le demi d’ouverture n’est pas qu’un simple distributeur et a su élargir sa palette cette saison. Photo Icon Sport Icon Sport / Icon Sport / Icon Sport
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Opposés à un adversaire ouvertement déclaré candidat au Top 14, les Haut-Garonnais vont avoir l’occasion de montrer qu’ils ne sont définitivement plus la grande surprise de la saison.

La saison des cols hors catégorie est officiellement déclarée ouverte. Avec la réception d’Oyonnax vendredi soir, Colomiers rentre dans la période qui va voir le club à la colombe affronter d’ici les trois prochains mois les mastodontes de la division que sont Oyonnax, Perpignan et Grenoble, ses trois actuels concurrents les plus directs pour l’obtention a minima d’un barrage à domicile en phases finales, d’un accès direct en demi-finale dans son point le plus culminant.

À neuf journées de la clôture de la saison régulière, autant dire que la pente s’élève et pas qu’un peu. Et ce n’est pas ça qui va effrayer Jules Soulan et ses partenaires, qui depuis maintenant plus de trois mois sont sur un petit nuage. Après le coup d’arrêt à Mont-de-Marsan, la troupe columérine entend désormais repartir tout schuss, même en pente raide.

Soulan comme un symbole

Incarnation de cette réussite et de cette belle insouciance avec ses remarquées dernières prestations à domicile contre Béziers et Nevers où son jeu au pied de déplacement efficace et de tranchantes attaques de lignes ont fait mouche, Jules Soulan, demi d’ouverture issu de la Charente (il a commencé ses gammes à Angoulême) et formé à Agen, s’est fait sa place dans l’équipe. Lui, qui était le plus souvent titulaire à l’extérieur en début de saison, a rebattu les cartes. Il alterne désormais plus souvent — comme le montrent ses 12 titularisations — avec Sébastian Poet (11 titularisations) pour débuter avec le numéro 10 dans le dos à Bendichou.

À 25 ans, celui qui est issu de la même génération que son possible vis-à-vis du soir Yohan Le Bourhis — ils s’affrontaient enfants avec Angoulême et Surgères puis en espoirs avec La Rochelle et Agen — savoure sa forme actuelle, étroitement liée à celle de l’ensemble de ses coéquipiers. "Je progresse de sortie en sortie et je travaille sur les points où le staff voulait que je m’améliore. Avant, je faisais souvent les fins de bloc, j’avais un match à l’extérieur, et un match à domicile pour montrer mes qualités donc c’était différent. Là en janvier et février, j’ai enchaîné un peu plus donc je suis très content" confie-t-il après une séance de tirs au but. Buteur occasionnel et très fiable comme en atteste ses 86 % de réussite au pied et seulement cinq échecs en trente-cinq tentatives (Thomas Girard et Sébastian Poet tournent respectivement à 77 et 78 %), le joueur est sur la pente ascendante.

L’entraîneur principal Julien Sarraute complète : "Ils nous offrent lui et Sébastian un panel tactique différent. Sébastian connaît très bien le projet de jeu car il est là depuis trois saisons mais si on est allé chercher Jules en Fédérale 1, c’est qu’on avait décelé un potentiel. Il avait l’habitude de diriger le jeu et les autres joueurs avec Dijon. Il a fallu qu’il s’acclimate, notamment à la vitesse accrue dans les prises de décision et qu’il s’occupe moins des autres. Jules a pris confiance en lui et dans le système. Tout évolue très positivement, c’est une belle satisfaction." Qui entend montrer qu’il peut plus que jamais exister face aux cadors.

Enzo DIAZ
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