Son (pré)nom est Lucas

  • Véritable enfant de la Section, Lucas Rey a vu son temps de jeu gonflé avec la blessure de Quentin Lespiaucq-Brettes. Le talonneur veut désormais aider son club de toujours à se maintenir dans l’élite du rugby français. Photo Icon Sport
    Véritable enfant de la Section, Lucas Rey a vu son temps de jeu gonflé avec la blessure de Quentin Lespiaucq-Brettes. Le talonneur veut désormais aider son club de toujours à se maintenir dans l’élite du rugby français. Photo Icon Sport Icon Sport / Icon Sport
Publié le / Mis à jour le

Le talonneur palois Lucas Rey devrait enchaîner une cinquième titularisation en Top 14 lors de la réception de Montpellier.

Il avait compris son rôle, même si cela n’avait pas été évident. La promotion de Quentin Lespiaucq-Brettes, son concurrent, au rôle de capitaine lui était forcément défavorable. "Il m’a fallu accepter cette situation qui était claire et faire avec. Ce n’était pas évident car être en concurrence avec le capitaine de l’équipe implique un temps de jeu réduit, explique Lucas Rey. Heureusement, nous sommes très amis avec Quentin donc tout se passe bien humainement mais j’ai sportivement c’était autre chose. En début d’année, j’avais un peu moins de temps de jeu et j’ai même eu un match avec moins de dix minutes à jouer. Je ne vais pas me plaindre car certains joueurs ne sont même pas sur la feuille."

Meilleur plaqueur face à Castres

Lucas Rey est aujourd’hui titulaire en l’absence du capitaine en délicatesse avec ses cervicales depuis le match de Challenge contre Leicester. Il devrait encore débuter face à Montpellier, ce qui serait sa cinquième titularisation consécutive en Top 14. Un retournement de situation qui ne doit pas qu’à la blessure de Lespiaucq puisque Rey avait déjà débuté face à La Rochelle alors que le staff technique cherchait à insuffler une nouvelle dynamique dans le secteur de la touche après plusieurs défaillances flagrantes. "J’ai travaillé pour être performant notamment quand j’ai l’opportunité de débuter quelques matchs. La touche est un secteur important pour un talonneur. Maintenant, tout n’est pas encore parfait tout le temps. À Castres, nous avons perdu un ou deux ballons à des moments clés."

Lucas Rey, qui avait fait ses débuts en Top 14 il y a déjà cinq ans sous les ordres de son père alors entraîneur des avants de la Section, a su gagner la confiance du staff et son activité sur le terrain est de plus en plus intéressante à chaque sortie. Il a d’ailleurs terminé meilleur plaqueur (18 tentés, deux manqués) de la rencontre à Pierre-Fabre et il a été le deuxième avant palois à avoir joué le plus de ballons dans le secteur offensif derrière Luke Whitelock. Le staff technique a d’ailleurs pris le parti pris de le laisser sur le terrain jusqu’au coup de sifflet final, ce qui est maintenant assez rare pour un joueur de première ligne. Son apport dans le jeu progresse tout comme son influence dans le groupe lui qui a été capitaine chez les jeunes. Son amour du club pourrait aussi être un facteur important dans cette fin de saison alors que la Section est à la lutte pour sauver sa place en Top 14 : "Je suis au club depuis mes 6 ou 7 ans donc je suis très attaché à la Section et je suis persuadé qu’elle a sa place au plus haut niveau. C’est aussi le cas des plus anciens comme Julien Fumat, Geoffrey Moïse et Thibault Daubagna. Antoine Hastoy est aussi ici depuis tout jeune puisque nous jouons ensemble depuis plus de dix ans. Il est certain que nous avons un rôle à jouer, celui de rappeler ce que représente le club mais ce n’est pas une pression supplémentaire."

Lucas Rey est en train de prendre une nouvelle dimension et de se faire un prénom dans un club où l’ombre de son père plane toujours. "Cela s’est atténué un peu mais au début on me parlait tout le temps de lui. ça va mieux même si ce n’est pas un fardeau à porter", rigole-t-il, conscient qu’il va être important d’écrire un nouveau chapitre de la Section dans les prochains mois. À lui d’y jouer un rôle : "Sur les trois derniers matchs, on se dit que nous ne sommes pas loin. Il faut maintenant inverser la dynamique."

Nicolas AUGOT
Voir les commentaires
Réagir