Vannes - En quête d’enthousiasme

  • Les joueurs Vannetais espèrent bien renouer avec le succès à domicile
    Les joueurs Vannetais espèrent bien renouer avec le succès à domicile Icon Sport / Icon Sport
Publié le / Mis à jour le

Défaite face à Biarritz, défaite à Aurillac, le RC Vannes n’est plus dans ses standards habituels. Du pourquoi au comment : état des lieux

Le RC Vannes peut-il encore nourrir des ambitions de qualifications ? Les plus pessimistes, aux regards des derniers contenus proposés par le groupe auront une propension à répondre négativement. Les plus optimistes s’arrêteront simplement au nombre de points qu’il y a potentiellement encore à prendre sachant qu’il y en a encore suffisamment pour que cette équipe retrouve cette flamme qui l’animait il y a encore quelques mois. Alors, comment expliquer ces deux récentes défaites si ce n’est en citant au moins deux explications.

L’avenir n’est pas bouché

D’abord les signes avant-coureurs avaient été perçus lors des rencontres contre Soyaux-Angoulême, Nevers et plus encore contre Béziers. Coup de fatigue, coup de moins bien ? Aucune réponse n’est satisfaisante. À tout le moins, ce collectif avait réussi la gageure à chaque fois de s’imposer. Des victoires sans flamboyance, sans panache, sans doute, mais bien réelles au plan comptable. Pour le centre Kevin Burgaud qui va signer son 200e match avec le RCV, ces derniers résultats "sont décevants, mais n’occultent en rien les perspectives d’avenir. Il n’y a certes pas de raison d’être inquiet, mais il va falloir que l’on se bouge et ne pas se contenter de dire que ça ira mieux au prochain match." Jules Le Bail le capitaine du XV du Golfe du Morbihan avait dit au soir du match contre Biarritz son agacement et son irritation. "Il faut que nous nous retrouvions dans notre jeu, à travers le plaisir d’être entre nous, en un mot de retrouver un enthousiasme collectif. À cet égard, la réception de Valence-Romans au-delà du résultat doit nous rassurer. Nous ne sommes pas en difficulté car il faut relativiser ces deux échecs."

Le poids des absences

L’autre explication qui peut être avancée, ce sont les absences par leur nombre et par leur durée qui pénalisent depuis plusieurs mois ce collectif. "Ces absences obligent certains joueurs à avoir beaucoup plus de temps de jeu. Donc de perdre une partie de leur fraîcheur et de leur lucidité dans le match. Le turnover est limité. La saison dernière nous avons été épargnés. Pas cette saison. C’est comme ça, il faut faire avec." À ce constat peut également s’ajouter des conditions d’entraînements désastreuses avec une multiplicité de déplacements à 25 km de Vannes. Tout ceci mis bout à bout explique en grande partie la difficulté du RCV à exister comme il espère le faire… du moins actuellement.

Didier LE PALLEC
Voir les commentaires
Réagir