Catalans étoilés

  • Les Catalans et leur capitaine Lucas Bachelier ont largement dominé les promus rouennais et se sont ainsi à nouveau emparés de la place de leader du Pro D2.  Photo Michel Clementz
    Les Catalans et leur capitaine Lucas Bachelier ont largement dominé les promus rouennais et se sont ainsi à nouveau emparés de la place de leader du Pro D2. Photo Michel Clementz
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Bien qu’approximatifs et parfois maladroits, face à Rouen, les Sang et Or ont enregistré leur plus large succès de la saison.

Une de plus. La onzième en autant de matchs, cette saison à Aimé-Giral. Dernière équipe de Pro D2 encore invaincue à domicile, l’Usap n’a pas failli face au promu rouennais et a signé une nouvelle victoire dans son jardin. Une composition largement remaniée, des joueurs cadres laissés au repos, et malgré tout, un soir de fête dignement célébré par les coéquipiers de Lucas Bachelier. Devant plus de 10 000 spectateurs, attirés par la venue de l’Euro-député et séparatiste catalan Carles Puigdemont, les Sang et Or ont déroulé le tapis rouge. Sans exceller, Perpignan a planté huit essais au RNR. Dans la juste lignée de ses standards à domicile, les protégés de Patrick Arlettaz n’ont fait aucun cadeau, ou presque, à l’avant-dernier du championnat. "C’était une belle soirée, nous avons montré de bonnes intentions et on les a validées avec pas mal d’essais. Les jeunes ont confirmé et ils ont répondu aux attentes placées en eux. L’ambiance dans les tribunes, c’est le petit plus qui nous a galvanisés", savourait Gérald Bastide.

58 essais marqués à Giral

S’ils voulaient confirmer leur précieux succès décroché à Biarritz, les Catalans n’ont pas su réaliser une prestation complètement aboutie. Mais à sa décharge, et au cours d’un match où le rapport de force a très vite basculé, l’Usap a probablement manqué d’adversité pour se transcender. Le club roussillonnais a fait preuve de sérieux, du doublé de George Tilsley (son troisième de la saison, N.D.L.R.) au premier essai chez les professionnels du néophyte Melvyn Jaminet, en passant par un essai de pénalité récolté par la mêlée catalane ou encore les nombreuses passes décisives du jeune Matteo Rodor. "Si on veut être tatillon, on a encaissé deux réalisations adverses assez facilement. Deux essais qui sont intervenus après des pénalités pour Rouen. Il va falloir revoir la discipline", pointait du doigt l’entraîneur de la défense et de la technique individuelle. À l’approche du sprint final, Perpignan dispose toujours d’une marge de progression intéressante. En attendant, les réceptions se suivent et se ressemblent à Aimé-Giral. C’est à Montauban, dimanche prochain, que les Catalans seront particulièrement attendus.

Émilien VICENS
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