• Instabilite : la problématique des ailiers
    Instabilite : la problématique des ailiers Midi Olympique / Patrick Derewiany / Midi Olympique
Publié le / Modifié le
XV de France

Instabilité : la problématique des ailiers

Si les places de titulaire semblaient dévolues en début de Tournoi à Damian Penaud et Teddy Thomas, jamais le staff des Bleus n’a réussi à associer ce tandem, derrière lequel les solutions ne se sont pourtant pas avérées légion.

Tous les derniers sélectionneurs du XV de France, de Philippe Saint-André à Jacques Brunel en passant par Guy Novès, n’ont manqué de le déplorer : aux ailes, le réservoir français demeure très faible, la faute à des clubs davantage enclins à enrôler des finisseurs néo-zélandais ou fidjiens. Et à la fin de ce Tournoi ? On se dit, malheureusement, que la donne n’a guère changé… Pourtant, les cartes semblaient clairement déterminées, au début de la compétition. Étincelant durant le Mondial, Damian Penaud apparaissait partant certain sur une aile tandis que sur l’autre, comme Saint-André, Novès ou Brunel avant lui, Galthié souhaitait relancer le Racingman Teddy Thomas. Malheureusement, comme de bien entendu, cette association si redoutable sur le papier ne vit jamais le jour… D’abord parce qu’à la veille de France - Angleterre, Damian Penaud dut déclarer forfait en raison d’un problème musculaire à un mollet qui le laissa hors de combat jusqu’au déplacement de Murrayfield. Et ensuite parce qu’après trois matchs où il ne parvint jamais totalement à intégrer les principes de la rush defense chère à Shaun Edwards, c’est Thomas qui fut invité à son tour à céder sa place…

Thomas attendu… en attaque !

Le problème ? Il est que derrière ces duettistes, les candidats ne sont pas légion… Vincent Rattez avait assuré un superbe intérim contre l’Angleterre, bien sûr, mais une grave blessure au péroné dans les arrêts de jeu de France - Italie y mit trop rapidement un terme. Pire, après la blessure du Rochelais, le staff tricolore préféra décentrer Gaël Fickou (pourtant identifié comme capitaine de défense en début de compétition) plutôt que de lancer un novice parmi les candidats naturels qu’incarnaient Gabriel Ngandebe, Arthur Retière, Gervais Cordin ou Lester Etien, pour ne citer que les ailiers de formation qui furent appelés à faire opposition à l’entraînement, de Nice à Marcoussis. Une nouvelle preuve que le réservoir n’est toujours pas si riche à ce sensible poste d’ailier, et devrait conduire à un rapide retour de Teddy Thomas, dont le staff du XV de France attend en premier lieu qu’il pèse d’avantage dans le secteur… offensif ! Un point de vue qui se comprend… Après tout, au vu de ses prédispositions naturelles, il semble vain d’attendre de Teddy Thomas qu’il se comporte comme une muraille en défense. La contrepartie devant, dès lors, se situer en attaque, où les entraîneurs attendent du Racingman qu’il ne se comporte plus en pur finisseur, mais vienne davantage dézoner et se proposer aux quatre coins du terrain. Le coronavirus ne permettant pas de juger sur pièce les efforts qu’aurait pu produire Teddy Thomas en club, on se contentera de penser que celui-ci a bien reçu le message. Ne reste plus qu’à attendre, pour en juger sur pièces…

Voir les commentaires
Sur le même sujet
Réagir