• Le rugby amateur est dans l’attente d’une prochaine date de reprise. Mais personne ne sait encore si cette saison reprendra ou non…
    Le rugby amateur est dans l’attente d’une prochaine date de reprise. Mais personne ne sait encore si cette saison reprendra ou non… la Dépêche du Midi / Valentine Chapuis / la Dépêche du Midi
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Les scenarii de la reprise

CORONAVIRUS - Tout le week-end, les dirigeants du rugby amateur ont enchaîné les réunions de travail afin de parvenir à un consensus quant à la suite à donner aux compétitions. À cette heure, un gel de la saison est loin d’être exclu.

Tempête sous les crânes à la Fédération. Jusqu’à samedi soir et la plongée du pays dans le stade 3 du seuil épidémique, les dirigeants de la FFR avaient pour seule priorité de garantir la tenue des championnats jusqu’à leur terme. Or, depuis l’allocution d’Édouard Philippe, samedi sur les coups de 19 h 30, les choses ont changé. Comme tous les citoyens, les dirigeants du rugby français ont pris conscience de l’étendue de l’épidémie et basculé sur la nécessité de renforcer la sécurité sanitaire, faisant passer une éventuelle reprise des compétitions au second plan. Pour l’heure, le rugby est au ralenti et la fermeture du CNR de Marcoussis est un signal fort.

Où va-t-on ? Dans ce contexte anxiogène, comment gérer la fin des compétitions amateurs avec un calendrier fortement impacté par l’épidémie de coronavirus et un délai à tenir qui se réduit comme peau de chagrin ? Les espoirs de résolution de cette équation très complexe qui se pose aux dirigeants du rugby amateur français ont été mis à mal par les annonces du Premier Ministre Édouard Philippe, samedi soir à 19 h 30. Pourtant le week-end n’avait pas trop mal commencé et les dirigeants du rugby amateur avaient commencé à dessiner un plan de bataille pour la reprise des compétitions. Ainsi, samedi après-midi, via une visioconférence de plus de deux heures, les décideurs de la FFR avaient élaboré trois stratégies distinctes pour affronter les prochaines semaines.

Date butoir à fin mai

Dans le meilleur des cas, la propagation de la maladie était rapidement sous contrôle et les compétitions pouvaient reprendre là où elles en étaient autour de la fin avril, en empiétant sur l’été. Depuis l’allocution d’Édouard Philippe, on sait que ce délai ne sera possible à tenir.

Deuxième option : arrêter les compétitions au 15 mars et faire jouer les phases finales sur cette base-là, après péréquation. Enfin, le pire des cas, la troisième et dernière option, celle que la FFR comme tous les acteurs du rugby veulent absolument éviter : annuler cet exercice 2019-2020 et reprendre les compétitions de zéro en septembre prochain, pour un nouveau championnat impliquant les mêmes équipes. Cette option impliquerait donc une réflexion avec les clubs.

Ce scénario catastrophe prend malheureusement de plus en plus de corps depuis les annonces samedi soir du premier ministre Édouard Philippe, qui a fait basculer le pays dans le tant redouté stade 3 du seuil épidémique et ce "jusqu’à nouvel ordre". Ce "nouvel ordre" est la clé du problème. Plus tard le retour à la normale interviendra, et plus il sera difficile, voire impossible, que les compétitions puissent se terminer. Du côté de la Fédération, on évoque une date butoir à la fin mai pour que le gel des compétitions soit prononcé.

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