L’EPCR réfléchit à conclure sa compétition cet été

  • Les joueurs du Leinster fêtant la victoire en Champions Cup contre le Racing 92
    Les joueurs du Leinster fêtant la victoire en Champions Cup contre le Racing 92 Sportsfile / Icon Sport / Sportsfile / Icon Sport / Sportsfile / Icon Sport
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CORONAVIRUS - Pour l’heure, la date de reprise des compétitions n‘a pas été fixée. Un scénario optimiste pourrait permettre de boucler le Top 14 dans des conditions convenables, avant que les équipes concernées passent à la la coupe d’europe. Seul hic : le président de la LNR juge l’hypothèse "peu crédible"...

Si le Premier ministre Edouard Philippe a annoncé samedi soir la fermeture "jusqu’à nouvel ordre" de tous les "lieux recevant du public non indispensables à la vie du pays", le monde du rugby ne doit pas oublier de plancher sur toutes les hypothèses, même les plus optimistes. C’est pourquoi l’hypothèse la plus heureuse fixée par la LNR concerne une reprise des compétitions fin avril. Cela même si le président Paul Goze a lui-même déclaré qu’il lui semblait "peu crédible que l’ensemble des mesures soient levées à ce moment-là. "

Reste que l’hypothèse de travail, de fait, existe. Et que dans ce cas de figure, l’objectif initial de jouer les demies et les finales du championnat aux dates prévues pourrait tant bien que mal être atteint. Mais à quel prix ? Plusieurs hypothèses existent, là encore… La plus évidente serait, en premier lieu, de disputer quatre à cinq matchs en semaine (lire en page 4). Mais à l’heure actuelle, une autre solution semble tenir la corde, qui consisterait à voir les compétitions européennes pendant l’été, ce qui permettrait de récupérer pour le compte du championnat les dates des quarts, demies et finales. "On étudie toutes les possibilités, nous a confié dans la soirée de samedi un proche du dossier. On s’est notamment aperçu que le stade Vélodrome de Marseille (où devaient se tenir les finales de Coupe d’Europe les 22 et 23 mai, N.D.L.R.) pouvait éventuellement être libre au mois de juillet. Mais ce n’est pour l’instant qu’une hypothèse de travail parmi bien d’autres… On ne pourra vraiment avancer que lorsqu’on en saura un peu plus au sujet de l’évolution de l’épidémie." Quant à la tournée du XV de France, prévue au mois de juin en Argentine ? Celle-ci se disputerait alors sans les participants à la Coupe d’Europe, ou se verrait tout bonnement annulée. Ce qui reste l’hypothèse la plus probable…

Recettes préservées, timings respectés

L’avantage de ce compromis ? Il serait évidemment, d’abord, de permettre à l’immense majorité des clubs de respecter leurs engagements contractuels avec leurs joueurs (dont l’engagement des joueurs en fin de contrat se terminera le 30 juin), seuls les clubs concernés par les Coupes d’Europe se retrouvant concernés par la gestion des joueurs en fin de contrat (à qui il faudra dès lors faire signer d’éventuels avenants ou des CDD pour terminer la saison). Également d’assurer aux clubs leurs recettes lors des matchs à domicile, "presque" comme prévu, la LNR se retrouvant quant à elle en position de respecter ses engagements avec le stade de Nice (pour les demies) et le Stade de France (pour la finale) presque sans encombres. Et surtout, de permettre une issue sportive la plus équitable possible au championnat, à l’heure où tout le monde s’interroge sur la suite à en donner, notamment en termes de promotions et de relégations. "Pour moi, la saison est d’ores et déjà tronquée, et le sportif n’est plus la priorité des priorités, nous assurait samedi le manager du Lou Pierre Mignoni. Après, si l’occasion se présente, est-ce qu’il faudra rejouer d’ici à la fin de la saison ? Je pense que oui, ne serait-ce que pour relancer l’économie de notre sport qui aura surtout besoin de solidarité en ces temps difficiles. Quand je vois que mon patron (Olivier Ginon, N.D.L.R.) va perdre des millions pour que les salaires de tous ses employés soient assurés alors que le cours de ses actions chute en Bourse, je me dis que nous ne sommes pas si mal lotis et que nous, joueurs et entraîneurs, aurions bien tort de nous plaindre et de regarder notre nombril. L’unique urgence, elle est à la sécurité et à la solidarité." Entre les clubs aussi bien qu’entre les instances de toutes sortes, afin de sauver ce qui reste à sauver…

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