Bayonne est rentré dans le rang

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L’Aviron Bayonnais était le seul club à vouloir ouvrir ses installations à ses joueurs. Mais ça c’était avant… Avant le confinement décrété lundi soir. Comme tous les autres, l’1viron s’organise.

L’Aviron bayonnais avait décidé le week-end dernier d’ouvrir ses installations aux joueurs. Ils devaient se succéder selon un planning étroit et surveillé, sur les terrains et dans la salle de musculation. Comme quelques clubs de football de Ligue 1 et Ligue 2. "Dans le cadre défini par le gouvernement et la commission médicale de la Ligue" nous avait précisé Philippe Tayeb, samedi dernier.

Mais depuis, la situation a bien évolué. Lundi, l’intervention du chef de l’État a rendu caduques les dispositions prévues. Le club a fermé ses portes. Personne n’a plus accès aux installations. Sans aucun embarras pour le président de l’Aviron qui réitère ses propos de samedi. "Je m’en remets aux décisions prises au plus haut niveau. Les joueurs vont rester cloîtrés chez eux. Il n’y a aucun problème."

Mardi matin de huit heures à dix heures, les joueurs sont venus vider leurs casiers et sont repartis chacun avec du matériel, un vélo, un wattbike, des haltères, poids, barres…

Les joueurs vont donc s’entretenir individuellement. Le préparateur physique, Ludovic Loustau, a remis à chacun d’eux un programme. Qu’ils sont libres de suivre ou pas. Il leur a été signifié tout de même que les entraîneurs, préparateurs, médecins, kinés et présidents étaient à leur disposition.

Descendre amènerait tout club à la faillite

Comme tous les autres clubs, l’Aviron bayonnais est dans l’inconnu. Mais Philippe Tayeb prévient. Les clubs comme le sien, engagés dans la lutte pour le maintien, risquent la double peine. À savoir que la perte financière liée à une descente serait catastrophique pour les clubs concernés. "Cette saison, malgré tout, explique-t-il, nous parviendrons à l’équilibre financier. En revanche, pour la saison prochaine, on ne pourra pas envisager une revalorisation du partenariat qui était prévu. Dans notre cas, nous reconstruisons le terrain et une nouvelle tribune. Descendre amènerait tout club à la faillite. Psychologiquement, il ne faudrait pas le faire. Faire disputer un play-off ne me gênerait pas. Il n’y a aucun risque. Un play-down, oui. Et que deux clubs de ProD2 montent, je ne suis pas contre."

Le président bayonnais s’en remettra toutefois aux conclusions qui seront votées à l’issue des groupes de travail. En comptant sur les "valeurs" si chères à ce sport, conclut-il.

Edmond Lataillade
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