Moala et Ngatai, perles des îles

  • Top 14 - Charlie Ngatai (Lyon) qui plaque George Moala (Clermont) en février 2019
    Top 14 - Charlie Ngatai (Lyon) qui plaque George Moala (Clermont) en février 2019 Icon Sport / Icon Sport
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Les trois-quarts centres clermontois et lyonnais sont sur le podium des meilleurs franchisseurs du Top 14. Deux "bombes", mais pas seulement. Leur éducation néo-zélandaise au rugby leur permet d’être tout sauf des bourrins.

D’accord, il y a une part de légende qui entoure le rugby néo-zélandais. Il n’est pas toujours invincible, il ne produit pas que des gendres idéals et sa culture, maori, n’ignore pas les influences de la grande économie mondiale. Mais il faut lui reconnaître une force, incroyable : la profondeur de son vivier. Des joueurs qui pourraient prétendre à être titulaire dans n’importe quelle sélection du monde, et qui sont ignorés ou presque en Nouvelle-Zélande. Tels George Moala et Charlie Ngatai, respectivement 4 et 1 sélections avec le maillot noir. Et contraint de s’exiler en Europe.

Pour autant, combien de trois-quarts centres, en Top 14, leur sont supérieurs ? Peu, assurément. Dans le top 10 de leur poste, ils sont surtout sur le podium des meilleurs duellistes de notre championnat. 57 défenseurs battus pour le Clermontois, leader du registre en France. 48 pour le Lyonnais, troisième en Top 14. Des mâles dominants, au jeu construit autour de physiques hors norme ? Certainement pas. Ou pas seulement. À propos de son coéquipier à l’ASM, Fritz Lee évoque "un joueur fantastique. Il ne fait pas que foncer comme un buffle dans un mur : il peut défier bien sûr mais il ne se limite pas à cela. Il peut éviter, assurer la continuité du jeu derrière lui en passant après contact, il a une longue passe qui lui permet de trouver son ailier dès qu’il en a besoin… Il possède beaucoup d’armes dans son arsenal." Des compliments qui colleraient sans dépareiller à Charles Ngatai. La classe au-dessus. La classe all black.

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