Tabacco ou l’amour bio

  • Célibataire, Patrick Tabacco rêve de participer à l’émission de M6, « L’amour est dans le pré »…
    Célibataire, Patrick Tabacco rêve de participer à l’émission de M6, « L’amour est dans le pré »… Midi Olympique / Midi Olympique
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L’ancien troisième ligne du Stade français, Pau et Castres, Patrick Tabacco, est revenu sur ses terres natales pour reprendre l’exploitation familiale. Célibataire, il rêve de participer à l’émission de M6, « L’amour est dans le pré »

Des paillettes et autres plumes dans le c... aux pieds dans la paille bio ! Un grand écart. Des strass du Stade français version Max Guazzini aux étendues gersoises, vertes et vallonnées du décor du « Bonheur est dans le pré » d’Étienne Chatillez. Patrick Tabacco (deux fois champions de France, 18 sélections) a pris un virage à 90 degrés lorsqu’il a fallu ranger ses crampons. L’Isle-Jourdain, situé à une quarantaine de kilomètres à l’ouest de Toulouse, c’est là que l’ancien spécialiste du contre en touche a choisi de vivre, des produits de sa terre.

Célibataire, Patrick Tabacco rêve de participer à l’émission de M6, « L’amour est dans le pré »…
Célibataire, Patrick Tabacco rêve de participer à l’émission de M6, « L’amour est dans le pré »… - Midi Olympique

En 2002, il avait lancé sa société d’encadrement de maillots de rugby (KDM). Mais ce fils d’agriculteur ne pouvait pas faire autrement que de reprendre l’exploitation familiale gersoise. « Ma première passion, c’est la nature. Petit, je voulais être maraîcher comme ma grand-mère. J’ai d’ailleurs passé un BTS d’horticulture. Le rugby, c’était d’abord pour retrouver les copains, le dimanche. Puis, c’est à Nice, dans le cadre de mes études, que c’est devenu plus sérieux. Mais c’était naturel pour moi quand, en 2008, ma carrière s’est arrêtée que de prendre la suite de mes parents, qui partaient à la retraite », glisse-t-il. Il va tout changer...

Il a converti l’exploitation familiale

Terminé le blé et le tournesol, place à la production de fourrage bio sur les trente hectares qu’il cultive. Du foin, qu’il revend en circuit court, notamment à l’asinerie d’Embazac, située à deux pas de chez lui, qui produit des cosmétiques à base de lait d’ânesse. « Je fais les foins trois fois dans l’année, une fois au printemps et deux en été. »

Et le reste du temps ? Comme Patrick Tabacco ne manque pas d’idées, il propose à la location des lopins de terre pour potager, sur 6 000 mètres carrés : « J’ai vingt-quatre parcelles de 200 mètres carrés chacune. Elles ont toutes leur abri de jardin, l’eau et l’électricité. Je m’occupe du travail d’hiver. La terre est ici argilo-calcaire, il faut la préparer pour les semis. »

Et ça marche. Sa clientèle vient de tout l’ouest et le nord de l’agglomération toulousaine. « Les gens viennent s’initier au jardin, comprendre comment on peut réussir à faire pousser tomates, choux et radis sans utilisation de produits phytosanitaires. Il y a du turnover mais il y a de la vie dans mes jardins », témoigne-t-il, tout heureux aussi de transmettre ce « savoir-faire issu de ma mamie ». S’il ne donne pas dans l’élevage, ses animaux de compagnie sont une vache, trois ânesses et deux chèvres. Sans oublier, quand même, un chien. « C’est des animaux que j’ai recueilli, ils ne sont pas là pour la viande. »

Célibataire, Patrick Tabacco rêve de participer à l’émission de M6, « L’amour est dans le pré »…
Célibataire, Patrick Tabacco rêve de participer à l’émission de M6, « L’amour est dans le pré »… - Midi Olympique

Cœur à prendre à 45 ans, Patrick Tabacco a hésité à participer à la célèbre émission sur M6, « L’amour est dans le pré ». Un possible retour vers les lumières médiatiques qui ne lui a pas fait peur. « Je suis heureux seul mais je le serai encore plus accompagné. J’adore l’émission, des amis m’ont conseillé d’y aller, j’ai lancé un sondage sur les réseaux sociaux. » Finalement, il n’a pas candidaté. « Pour signer au Stade français, Max Guazzini m’avait promis une rencontre avec Hélène Ségara. Si jamais Karine Le Marchand m’appelle, je remonterai peut-être à Paris pour la prochaine saison. » L’appel est lancé.

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