Tiberghien : « Nous sommes tous dégoûtés »

  • Cheikh TIBERGHIEN of France during the U20 Six Nations match between France and England on February 1, 2020 in Grenoble, France. (Photo by Romain Biard/Icon Sport) - Cheikh TIBERGHIEN - Stade des Alpes - Grenoble (France)
    Cheikh TIBERGHIEN of France during the U20 Six Nations match between France and England on February 1, 2020 in Grenoble, France. (Photo by Romain Biard/Icon Sport) - Cheikh TIBERGHIEN - Stade des Alpes - Grenoble (France) Icon Sport / Icon Sport / Icon Sport
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Le Clermontois, Cheikh Tiberghien, décisif à chacun de ses trois matchs du Tournoi, revient sur la fin de son époque avec les Bleuets.

Comment vivez-vous l’annulation du championnat du monde des moins de 20 ans ?

Je suis vraiment dégoûté. Nous sommes tous dégoûtés car une génération n’aura pas la chance de disputer la Coupe du monde des moins de 20 ans. Maintenant, je ne sais pas si j’aurai un jour la chance de participer à une Coupe du monde dans ma carrière. Certains étaient déjà dans le groupe l’an passé, d’autres sont de 2001 et peuvent encore prétendre à disputer celle de l’année prochaine mais pour les joueurs nés en 2000 comme moi qui n’étaient pas là avant, c’est fini. On ne connaîtra jamais ça.

Cette génération avait-elle la possibilité de faire de belles choses, encore cette année ?

La frustration vient aussi de là. Si nous n’avions pris que des fessées, si nous n’avions pas réussi à produire de jeu, elle aurait été moins grande. Déjà, nous avions un très bon groupe en dehors du terrain. Nous vivions très bien ensemble et nous avons notamment un groupe WhatsApp très actif. Sur le terrain, c’était aussi prometteur. Même si nous perdons le premier match contre l’Angleterre, nous avions la possibilité de l’emporter. Contre l’Italie, nous avons réussi à trouver les ressources pour l’emporter. Au pays de Galles, dans des conditions climatiques catastrophiques, nous ne sommes pas loin. En écosse, même si je ne jouais pas, l’équipe a réalisé un gros match. Nous avions le sentiment que les choses se mettaient vraiment en place et que nous avions des arguments pour réaliser une belle Coupe du monde. C’est une aventure qui ne se terminera jamais, un travail qui va rester ouvert sans la possibilité de le terminer. Ce n’est la faute de personne mais c’est frustrant.

D’autant plus que ce début d’année 2020 était intéressant sur le plan personnel ?

Je revenais d’une opération du genou. Je n’avais pas pu jouer pendant sept mois et quand j’ai pu reprendre, ça n’a pas été facile. Je pense que tout a changé avec le stage à Naples, au début du mois de janvier. J’ai repris confiance en moi et j’étais sur une belle lancée avec trois matchs avec les moins de 20 ans et deux matchs de Top 14 avec mon club, Clermont. J’étais vraiment bien physiquement et mentalement donc la fin de saison s’annonçait sous les meilleurs auspices.

Avez-vous eu des retours de la part du staff technique, depuis votre départ du CNR ?

Lors de notre dernière semaine au CNR de Marcoussis, qui devait servir à préparer le dernier match contre l’Irlande, nous avons eu des retours individuels de la part du staff technique. Ils ont évoqué les choses qui avaient été intéressantes mais surtout appuyé sur les petites choses que nous devons corriger. Depuis, nous avons des messages des entraîneurs mais aussi du staff médical, pour prendre de nos nouvelles. Même si nous ne disputerons pas cette Coupe du monde, on a l’impression d’être encore suivis, que le processus continue. Ça fait du bien.

Que pouvez-vous faire actuellement ?

Je fais un peu de sport à la maison, même si je n’ai pas beaucoup de matériel, et un petit peu de travail de course en restant sur des choses autorisées. C’est histoire de faire un peu d’entretien mais il est difficile d’être dans la performance.

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