Coronavirus : les Tournées d'été en suspens

  • L'équipe de France s'était déjà rendue en Argentine à l'été 2016. Ici, à Tucuman, lors d'une victoire 27 à 0 face aux Pumas.
    L'équipe de France s'était déjà rendue en Argentine à l'été 2016. Ici, à Tucuman, lors d'une victoire 27 à 0 face aux Pumas. Gaspafotos / Icon Sport / Gaspafotos / Icon Sport / Gaspafotos / Icon Sport
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CORONAVIRUS - 2020 devait être l’année inaugurale des tests d’été en juillet. Mais la crise du Covid-19 contraint à l’annulation des vingt matchs prévus dont deux des Bleus face aux Pumas. Et World Rugby s’interroge également pour la fenêtre internationale de novembre.

Lundi soir, les présidents des douze principales fédérations du monde (les six du Tournoi plus les quatre du Rugby Championship, le Japon et les Fidji) se sont réunis à partir de 21 heures pour évoquer le calendrier. La France était représentée par Bernard Laporte. Chaque pays a pu présenter un état de sa situation sanitaire et, surtout, les perspectives. Le cœur des discussions a porté sur le calendrier à venir qui s’annonce complexe. L’annonce n’a pas été faite mais il ne fait plus aucun doute que les principales tournées de juillet n’auront pas lieu. La France n’ira pas en Argentine, tout comme l’Angleterre au Japon (qui vient de reporter aussi les JO), le pays de Galles en Nouvelle-Zélande, l’Irlande en Australie et l’écosse en Afrique du Sud.

Compensation financière

Mais ces séries de tests amicaux demeurent l’une des principales rentrées d’argent pour les pays de Sud. En effet, les nations britanniques sont souvent soutenues par de nombreux supporters qui font le voyage et les tournées d’été sont également très suivies, que ce soit à la télévision ou dans les stades. Ainsi, les taux de remplissage des enceintes sont souvent plus importants que pour le Four-Nations. Seulement, entre la FFR, qui souhaite offrir du temps de compétition au Top 14, le Japon qui ne souhaite pas accueillir d’évènements sportifs, et les possibles évolutions de la pandémie, World Rugby n’a pas d’autres solutions que d’annuler cette séquence de tournées. Son conseil d’administration devrait donc très vite l’officialiser.

Les nations du Sud ont donc demandé à celles du Nord, et plus particulièrement aux membres du comité des 6 Nations, un geste en leur faveur. Soit leur "offrir" des matchs supplémentaires à l’automne, soit trouver un moyen de compenser financièrement les annulations.

Rien d’évident. Ne serait-ce que pour la France, le calendrier se trouve déjà très chargé avec la venue de la Géorgie à Saint-Etienne, puis de l’Australie et de l’Afrique du Sud, à Saint-Denis. Sans compter le dernier match du Tournoi, France - Irlande, qui doit avoir lieu fin d’octobre. Côté FFR, programmer ne serait-ce qu’un seul match supplémentaire face aux Pumas parait donc difficile dans une fenêtre internationale qui prévoit aussi des rencontres France 2023 - Baby Blacks et Barbarians français - Fidji. Sans compter la Coupe d’Europe et le Top 14... World Rugby pourrait proposer un principe de péréquation des recettes sur les matchs qui auront lieu en novembre.

Autre problématique à résoudre : le tirage au sort des poules du Mondial 2023 qui doit se tenir à Paris le lundi 23 novembre. Il pourrait être décalé d’une semaine (au lundi 30 novembre) afin d’offrir un week-end de compétition supplémentaire. Ce qui permettrait à toutes les nations de disputer un même nombre de match pour établir un classement mondial digne de ce nom. Déterminant pour désigner les têtes de séries.

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