Amateurs : vers une grande péréquation

  • Pas de champion cette saison, mais la Fédération voudrait quand même trouver une solution pour régler l’épineux problème des promotions et des relégations.
    Pas de champion cette saison, mais la Fédération voudrait quand même trouver une solution pour régler l’épineux problème des promotions et des relégations. / Jean-Michel Fraunie
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Pas de champion cette saison, mais la Fédération voudrait quand même trouver une solution pour régler l’épineux problème des promotions et des relégations. Le tout sans organiser de phase finale. Un sacré casse-tête.

Une saison blanche, alors ? Oui mais à cette heure, un épineux problème reste à solutionner : celui des promotions et des relégations. Dans le communiqué publié par la FFR, il est stipulé que "les modalités relatives aux accessions et aux éventuelles relégations seront communiquées par la Commission nationale des épreuves d’ici au 3 avril prochain".

La Fédération se laisse jusqu’à cette date pour trouver la meilleure solution afin d’établir les compositions des poules de la saison prochaine. Que sait-on à cette heure ? Une seule chose est certaine : il n’y aura plus de rugby de compétition cette saison. Donc pas de phase finale. Pour les promotions, il va falloir que la Fédération française accouche d’ici au 3 avril d’une méthode permettant de promouvoir des clubs sur la seule base des classements des compétitions arrêtés au 15 mars, en tenant compte des décisions des commissions de discipline dont certaines n’ont pas encore statué. Le cas le plus problématique se situe en haut de la pyramide, avec la passerelle entre Fédérale 1 et Pro D2. Le souhait de la Fédération est d’offrir la chance aux clubs encore en course de pouvoir accéder à l’étage professionnel. Une fois la méthode de calcul trouvée, vraisemblablement une grande péréquation nuancée par d’éventuelles sanctions disciplinaires - il faudra encore prendre en compte l’avis de la LNR, qui gère la compétition professionnelle -.

Parmi les six prétendants en course pour monter au 15 mars (Massy, Dijon, Albi, Blagnac, Bourg-en-Bresse, Narbonne, Cognac-Saint-Jean-d’Angély et Dax), il y aura forcément des déçus. Si cette solution permettrait à deux clubs d’accéder au monde professionnel, elle en léserait six autres, qui ne pourront pas défendre leurs chances sur le terrain. À situation exceptionnelle, réponse exceptionnelle.

Dans l’idéal, la FFR aimerait uniformiser la méthode de calcul pour toutes les divisions et catégories (féminines, jeunes, espoirs) mais se heurte à cette heure à plusieurs soucis d’ordres pratiques notamment vis-à-vis des féminines, dont le calendrier de la saison prochaine sera impacté par la Coupe du monde 2021.

Une grande consultation des clubs

Pour les divisions inférieures, les promotions et relégations se décideront vraisemblablement sur "tapis vert" et selon les souhaits des clubs. Dans les faits, la FFR a sondé les clubs pour recueillir leurs desiderata. Pour la Fédérale 1, Bernard Laporte en personne a mouillé le maillot, prenant son téléphone et appelant lui-même les clubs. Et en donnant de bonnes nouvelles : "J’ai été très surpris de voir son appel vendredi, relate Jean-Philippe Sannac, président de Pamiers, onzième de la poule 3 de Fédérale et relégable au 15 mars. Bernard Laporte cherchait à savoir qu’elles étaient nos intentions quant à la saison prochaine. Malgré nos difficultés en championnat, je lui ai dit que nous voulions absolument jouer en Fédérale 1 en 2020-2021. Bernard Laporte a accédé à notre requête en nous promettant que nous y serions. C’est une grande joie pour nous qui étions sportivement un peu dans le dur. Nous pouvons d’ores et déjà commencer à préparer la saison prochaine avec sérénité." Selon nos informations, dans l’immense majorité des cas, les clubs veulent évoluer au plus haut niveau possible pour eux. C’est le cas de sept des huit clubs de Fédérale 1 contactés par le président Laporte en fin de semaine.

Certains clubs, exsangues sportivement dans une division, ont aussi fait savoir au président de la Fédération leur souhait d’évoluer à l’étage inférieur la saison prochaine. C’est le cas de Leucate, club de Fédérale 2 qui voudrait évoluer en Fédérale 3 mais aussi de Bergerac, qui ne s’en sort pas en Fédérale 1. Son président, Alexandre Frontère, explique : "Il y a longtemps que l’on a fait le deuil de la Fédérale 1. J’ai demandé au président de jouer en Fédérale 2 la saison prochaine pour pouvoir nous relancer et bâtir une nouvelle histoire sur des victoires. La Fédération ne m’a pas donné de réponse ferme et définitive mais j’ai la faiblesse de penser qu’elle accédera à ma requête."

Il va falloir essayer de contenter tout le monde. On peut imaginer que les équipes souhaitant évoluer en division inférieure soient remplacées par les formations les plus performantes au classement national de la catégorie immédiatement en dessous. Tout le travail de la Fédération consistera ensuite à établir des poules complètes et à peu près équilibrées géographiquement.

Midi Olympique
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