Les transferts à l’arrêt

  • Maro Itoje, l’international anglais devait débarquer en Top 14… 16, la saison prochaine mais les incertitudes qui planent sur le marché ont stoppé toute poursuite des transactions. Photo Icon Sport
    Maro Itoje, l’international anglais devait débarquer en Top 14… 16, la saison prochaine mais les incertitudes qui planent sur le marché ont stoppé toute poursuite des transactions. Photo Icon Sport
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D’habitude en pleine effervescence à cette époque de l’année, le recrutement des clubs de Top 14 et Pro D2 est proche du néant. Les stars étrangères ne vont pas affluer cette année, préférant le championnat japonais au moins aussi lucratif. Seuls Kurtley Beale et Maro Itoje pourraient rejoindre la France. Aussi, les joueurs qui se retrouvent sans engagement en juin devraient avoir toutes les peines du monde à retrouver un club.

C’est morne plaine, encéphalogramme plat ! à cette époque de l’année pourtant, le marché des transferts fourmillent d’annonce, de démentis plus ou moins sincère, de rendez-vous entre présidents et joueurs. Cette année, la crise du Coronavirus a déjà tout emporté. Le Racing 92 a laissé fuité cette semaine dans la presse la venue de Kurtley Beale pour les deux prochaines saisons. A 31 ans, le Wallabies aux 92 sélections et trois participations à une Coupe du monde (2011-2015-2019) présente un pédigrée qui n’a rien à envier à un Ma’a Nonu, Aaron Cruden ou Jonathan Sexton. Sauf que l’accord et la signature étaient effectifs depuis de nombreuses semaines. Le deal avait été réalisé bien en amont de la crise.

De plus l’Aborigène pourrait bien être la seule star étrangère à rejoindre le Top 14 cette saison. "Le marché des recrues venues du Sud est atone ! Il n’était pas reluisant en raison des mesures drastiques du Salary Cap ou de la réglementation des Jiffs, mais le Covid 19 a tout arrêté. Les clubs cherchent surtout à avoir assez de trésorerie pour survivre", glissait en fin de semaine l’agent sportif Laurent Quaglia qui a fait venir en France un Semi Radradra ou un Eben Etzebeth. Et de révéler une anecdote symbolique du sentiment qui prédomine au sein des clubs de Top 14 même les plus riches. "Le talonneur international américain Joe Taufete qui s’est engagé pour deux ans avec Lyon, devait rejoindre le Lou assez rapidement pour finir la saison. Son club actuel, Worcester était d’accord. Le deal était ficelé mais les dirigeants lyonnais ont dit stop avec l’arrêt des compétitions. Il n’arrivera que pour l’année prochaine".

Cette prudence se retrouve partout en Top 14 mais aussi en Pro D2. "Habituellement, le mois de mars marque l’ouverture de ce marché. Les équipes ambitieuses de Pro D2, essayent d’anticiper leur recrutement. Actuellement, nous sommes au point mort. Tout est en stand-by. Aucun contact, ni prise d’information", indique Jérôme Lollo l’un des patrons de Projexa, une agence spécialisée dans la représentation des joueurs français.

Pour les joueurs en fin de contrat, l’inquiétude grandit, et la perspective de passer du chômage partiel actuellement au chomage tout court le 1er juillet prochain est grande. Pourtant, la liste compte quelques grands noms qui ne sont pas en bout de course, Alexis Palisson (qui vient de signer comme joker au Stade français), mais aussi Hugo Bonneval, Geoffrey Moïse, Gilian Galan ou Benjamin Fall. Chez les étrangers aussi, les noms sont tout aussi prestigieux, le surpuissant Ben Tameifuna, l’ex-All Blacks Liam Messam, l’Ecossais Alex Dunbar ou le double champion du monde Colin Slade. "Il y a de quoi faire une belle équipe. Certains vont devoir accepter une baisse drastique de leur salaire s’ils veulent retrouver un contrat", constate Quaglia.

Alexis PALISSON
Alexis PALISSON - Icon Sport - Icon Sport

Cette absence de marché ou de concurrence, l’Anglais Maro Itoje la subit lui aussi de plein fouet. Le deuxième ligne des Saracens et du XV de la rose entendait s’offrir une pige d’une saison le temps que les Saracens sortent de leur purgatoire, conséquence de leur relégation administrative. Après avoir sondé le Racing 92, l’Anglais et ses conseils sont aussi rentrés en discussions avec Lyon. Un entretien téléphonique a même eu lieu entre le joueur et le manager du Lou, Pierre Mignoni. Les dirigeants des "Sarries" soucieux de ne pas voir un tel joueur signer chez un de leurs concurents domestiques sont d’accord pour payer une partie de son salaire et prêter leur joyau à un club français. Seulement même des clubs comme le Racing 92 (qui a pourtant accueilli durant trois saisons Dan Carter) ou le Lou, considérés parmi les plus riches de notre championnat, ne sont plus capables ou n’ont pas la volonté, de faire une folie. Si le CV du pensionnaire du XV de la rose est étudié avec soin, à ce jour il n’y a eu aucune offre concrète d’engagement.

Les faits

C’est morne plaine, encéphalogramme plat ! À cette époque de l’année pourtant, habituellement, le marché des transferts fourmille d’annonces, de démentis plus ou moins sincères, de rendez-vous entre présidents et joueurs. Cette année, la crise du Coronavirus a déjà tout emporté. Le Racing 92 a bien laissé fuiter cette semaine dans la presse la venue de Kurtley Beale pour les deux prochaines saisons. À 31 ans, le Wallaby aux 92 sélections et trois participations en Coupe du monde (2011-2015-2019) présente un pedigree qui n’a rien à envier à un Ma’a Nonu, un Aaron Cruden ou un Jonathan Sexton. Sauf que l’accord et la signature étaient effectifs depuis de nombreuses semaines. Le deal avait été réalisé bien en amont de la crise. De plus, le joueur d’origine aborigène pourrait bien être la seule star étrangère à rejoindre le Top 14 cette saison. "Le marché des recrues venues du Sud est atone ! Il n’était pas reluisant en raison des mesures drastiques du Salary Cap ou de la réglementation des Jiff, mais le Covid-19 a tout arrêté. Les clubs cherchent surtout à avoir assez de trésorerie pour survivre", glissait en fin de semaine l’agent sportif Laurent Quaglia qui a fait venir en France Semi Radradra ou Eben Etzebeth. Et de révéler une anecdote symbolique du sentiment qui prédomine au sein des clubs de Top 14, même les plus riches. "Le talonneur international américain Joe Taufete, qui s’est engagé pour deux ans avec Lyon, devait rejoindre le Lou assez rapidement pour finir la saison. Son club actuel, Worcester, était d’accord. Le deal était ficelé mais les dirigeants lyonnais ont dit stop avec l’arrêt des compétitions. Il n’arrivera que l’année prochaine."

Joe Taufete
Joe Taufete - Sportsfile / Icon Sport - Sportsfile / Icon Sport

Cette prudence se retrouve partout en Top 14 mais aussi en Pro D2. "Habituellement, le mois de mars marque l’ouverture de ce marché. Les équipes ambitieuses de Pro D2, essayent d’anticiper leur recrutement. Actuellement, nous sommes au point mort. Tout est en stand-by. Aucun contact, ni prise d’information", indique Jérôme Lollo, l’un des deux patrons avec Xavier Batiste de Projexa, une agence spécialisée dans la représentation des joueurs français.

L’exception Itoje

Pour les joueurs en fin de contrat, l’inquiétude grandit et la perspective de passer du chômage partiel actuel au chômage tout court le 1er juillet est grande. Pourtant, la liste compte quelques grands noms qui ne sont pas en bout de course : Alexis Palisson (qui vient de signer comme joker au Stade français), Hugo Bonneval, Geoffrey Moïse, Gilian Galan ou Benjamin Fall. Chez les étrangers aussi, les noms sont tout aussi prestigieux : le surpuissant Ben Tameifuna, l’ex-All Black Liam Messam, l’Ecossais Alex Dunbar ou le double champion du monde Colin Slade. "Il y a de quoi faire une belle équipe ! Certains vont devoir accepter une baisse drastique de leur salaire s’ils veulent retrouver un contrat", constate Quaglia.

Cette absence de marché ou de concurrence, l’Anglais Maro Itoje la subit lui aussi de plein fouet. Le deuxième ligne des Saracens et du XV de la rose entendait s’offrir une pige d’une saison en Top 14, le temps que les Saracens sortent de leur purgatoire, conséquence de leur relégation administrative. Après avoir sondé le Racing 92, l’Anglais et ses conseils sont aussi entrés en discussions avec Lyon. Un entretien téléphonique a même eu lieu entre le joueur et le manager du Lou, Pierre Mignoni. Les dirigeants des "Sarries", soucieux de ne pas voir un tel joueur signer chez un de leurs concurrents domestiques, sont d’accord pour payer une partie de son salaire et prêter leur joyau à un club français. Seulement, même des clubs comme le Racing 92 (qui a pourtant accueilli durant trois saisons Dan Carter) ou le Lou, considérés parmi les plus riches de notre championnat, ne sont plus capables ou n’ont pas la volonté de faire une folie. Si le CV du pensionnaire du XV de la Rose est étudié avec soin, à ce jour, il n’y a eu aucune offre concrète d’engagement.

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