Retraite en suspens pour Marioni, la demi de mêlée des Ponettes

  • Virgnie Mariani, qui a découvert le rugby il y a moins de dix ans, est devenue une référence pour les coéquipières « ponettes ».
    Virgnie Mariani, qui a découvert le rugby il y a moins de dix ans, est devenue une référence pour les coéquipières « ponettes ». DR / DR
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Cadre du regroupement des clubs corses depuis une dizaine d’années, Virginie Marioni va raccrocher en fin de saison. Toute une équipe espère pouvoir lui offrir sur le terrain une belle sortie.

En fin de saison, de nombreuses Ponettes vont quitter l’équipe. Entre des étudiantes appelées à partir sous d’autres cieux, quelques joueuses projetant de faire un enfant et d’autres, rattrapées par l’âge, qui vont ranger les crampons, l’effectif sera amputée d’une petite dizaine joueuses. "S’il faut, nous reconstruirons et nous repartirons à dix", relativise l’entraîneur, Henri Bonino. Parmi les joueuses qui raccrocheront figure Virginie Marioni, 40 ans et cadre de l’équipe depuis une décennie. En 2011, la cavalière - elle possède quatre chevaux- commence à tâter de l’ovale avec d’autres compagnes de joueuses. Et elle finit par demander à son époux… Henri Bonino, s’il voulait venir donner un coup de main à l’entraînement. L’ancien gardien de but, venu au rugby sur le tard, n’avait jamais entraîné mais s’est pris au jeu, comme son épouse. "Elle est très humble, très altruiste, souffle son coach. Elle se remet beaucoup en question, voire se sous-estime." Et elle a beaucoup travaillé pour ne pas être suspectée de bénéficier de passe-droits.

Leaders de poule

L’ancienne ouvreuse, passée à la mêlée il y a un an, s’est astreinte à une grosse discipline pour jouer avec le 10 dans le dos. "Quand elle m’a dit vouloir jouer à l’ouverture au début de l’aventure, je lui ai dit d’apprendre d’abord à faire des passes, explique Henri, qui évolue comme joueur maintenant en Série, à Bastia. Aujourd’hui, techniquement, elle est meilleure que moi. Et elle est passée à la mêlée sans souci. Elle est respectée par tout le vestiaire et elle peut mener aussi bien les avants que les trois-quarts."

Elle aimerait bien maintenant les mener une dernière fois. En tête de leur poule de play-off de Fédérale 2, les Ponettes aimeraient jouer des phases finales. Au moins pour permettre à leurs cadres de quitter le terrain la tête haute. "Ça se serait vraiment dommage que cela s’arrête comme ça", souffle Henri Bonino. Virgine et les Ponettes ne méritent pas de terminer la saison en catimini.

Midi Olympique
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