La guerre des mondes

  • Bill Beaumont pourrait sortir grandi de la crise. Une fois réélu, il devrait rassembler le nord et le sud. Et voler au secours des fédérations menacées.
    Bill Beaumont pourrait sortir grandi de la crise. Une fois réélu, il devrait rassembler le nord et le sud. Et voler au secours des fédérations menacées. PA Images / Icon Sport / PA Images / Icon Sport / PA Images / Icon Sport
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Une chose est désormais acquise : l’élection à la présidence de World Rugby se déroulera comme prévu malgré la crise du coronavirus.

Ce sera le 13 mai, lors d’un vote électronique. Bill Beaumont devrait être réélu, avec Bernard Laporte comme vice-président. Son principal adversaire, Agustin Pichot, semble distancé. Le rapport de force pourrait avoir définitivement basculé sur l’effet de la crise. En effet, l’Argentin a besoin de la France (et de l’Europe) pour que sa fédération trouve les rentrées d’argent attendues en juillet. Il n’est pas le seul. À son image, le Sud est aujourd’hui dépendant de la puissance économique du Vieux Continent. Il ne pourra pas l’ignorer même si la tentation est grande pour les nations de la Sanzar d’organiser des affrontements entre sudistes à l’automne prochain. Ce serait alors prendre le risque de voir le Nord se replier sur lui-même… Surtout, ces tentations d’isolement vont à l’encontre des objectifs de World Rugby, plus encore du projet de ligue mondiale qui est toujours dans les cartons. Pour faire face aux enjeux et contrer les effets de la crise, la fédération internationale pourrait débloquer une somme exceptionnelle de plus de 200 millions de livres sterling pour venir en aide aux fédérations. Pas question de laisser tomber l’Australie, l’Argentine, l’Italie ou même les États-Unis qui sont en cessation de paiements. Bill Beaumont l’a bien compris. Pour son dernier mandat, l’ancien deuxième ligne anglais devrait projeter le rugby mondial dans une nouvelle dimension, en essayant de faire bouger les lignes du calendrier (lire-dessous) et en imposant de nouvelles règles, plus strictes, pour éviter les dérapages financiers et autres gabegies au niveau des salaires.

 

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