Top 14 - Pro D2 : les 30 mêmes clubs professionnels la saison prochaine !

  • Jean Marc DOUSSAIN (LOU), face à Pau.
    Jean Marc DOUSSAIN (LOU), face à Pau. Icon Sport / Icon Sport
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La réunion en visio-conférence de mercredi entre la LNR et l’ensemble des présidents de club n’a toujours pas permis d’avancer sur un éventuel scénario de reprise des compétitions. En revanche, les clubs ont voté à l’unanimité le maintien des trente clubs professionnels en l’état la saison prochaine.

Depuis le début de cette crise sans précédent liée à la pandémie du Covid-19, la LNR a donné rendez-vous chaque mercredi à 17 heures à l’ensemble de ses présidents de clubs professionnels. Un rendez-vous façon « apéro-facetime » - pratique en cours de développement exponentiel chez le bobo parisien confiné - où chacun vient finalement défendre plus ou moins ses propres intérêts. Ce dernier mercredi, ce petit moment a duré un peu plus de trois heures. La finalité ? Une seule décision actée à l’unanimité : que les trente clubs professionnels de cette saison seront au départ de la prochaine. En clair : le rugby professionnel français vient d’inventer le concept de la ligue fermée temporaire. Une forme de protectionnisme inhérente à une situation exceptionnelle qui peut s’entendre. Évidemment, rien ne dit que cela restera en l’état avec un Top 14 et une Pro D2 à 16 clubs, certains militant pour un Top 15 ou un Top 16… Mais les clubs de Fédérale 1 resteront à la porte du monde professionnel, c’est la certitude du jour. Évidemment aussi, force est de s’interroger sur la position qu’adoptera le président de la FFR Bernard Laporte. Acceptera-t-il cette décision de la LNR ? S’en servira-t-il comme un levier de négociation sur d’autres sujets ? Des questions pour l’heure qui demeurent sans réponse.


Les prétendants au top 14 donnent de la voix


Cette réunion de mercredi devait aussi permettre d’avancer sur les éventuels scénarios de reprises des compétitions. Après avoir rappelé durant vingt bonnes minutes aux présidents l’impérieuse nécessité de rester solidaires et de ne pas divulguer dans la presse les négociations en cours, Paul Goze a soumis au vote le principe qu’aucune montée ou relégation n’aurait lieu cette saison, quelle que soit l’issue de l’exercice actuel. De prime abord, un large consensus est apparu. Et puis le président de Perpignan François Rivière est intervenu longuement. « Très longuement même », selon un protagoniste, le président catalan arguant qu’il ne pouvait pas décemment expliquer à ses joueurs, à son staff, à ses partenaires une telle décision. Que cela serait incompréhensible. À son soutien, les clubs d’Oyonnax et Grenoble se sont exprimés. Logique, forcément logique. Ces trois formations ambitionnaient jusque-là de rejoindre le Top 14 et se trouvaient dans les temps de passage. En revanche, le soutien de Jacky Lorenzetti (président du Racing 92) à son homologue usapiste a surpris. Celui de Laurent Marty (UBB) un peu moins, ce dernier soulignant à propos de l’Usap qu’il fallait « saluer le travail de tout un club ». Comme une analogie à ce que réalise l’UBB jusqu’à aujourd’hui… Bref, les discussions se sont éternisées. Et le syndrome de procrastination a repris le dessus, Paul Goze demandant le report du vote à mercredi prochain.


Des désaccords très lourds


Enfin, pour ce qui intéresse l’ensemble des clubs, le débat s’est encore installé sur les différentes hypothèses de reprises des compétitions. Les débats ont été vifs. Depuis la réunion du groupe un (en charge de l’analyse des scénarios de reprise des compétitions 2019-2020 et de leurs impacts) le mardi matin, les clubs ont échangé, chacun apportant son point de vue (lire ci-dessous). Affirmer que des désaccords très lourds existent relève de l’euphémisme. Les visions sont parfois diamétralement opposées. En revanche, s’il y a bien un point sur lequel les présidents de clubs se sont entendus très vite en fin de réunion, c’est sur l’approche collective d’une baisse générale des salaires des joueurs (lire ci-contre). Une réunion à ce sujet a été programmée dès ce vendredi rassemblant l’UCPR, le syndicat des clubs professionnels, la LNR et les représentants des agents de joueurs. En revanche, Provale, le syndicat des joueurs, n’a pas été convié… Autant dire que le sujet risque de faire couler encore autant d’encre que de salive.

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