Un enjeu à 500 millions

  • La Coupe du monde des clubs, un enjeu à 500 millions
    La Coupe du monde des clubs, un enjeu à 500 millions PictureAlliance / Icon Sport - PictureAlliance / Icon Sport
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Pour les clubs, les fédérations et World Rugby, une nouvelle compétition mondiale permettrait d’assurer des recettes supplémentaires.

Une Coupe du monde des clubs, pour quoi faire ? La quête de tous ceux qui ont un jour ou l’autre approché ce dossier a toujours été la même : permettre au rugby de se développer partout sur la planète et toucher de nouveaux publics. Permettre enfin aux clubs de trouver de nouvelles ressources, alors qu’ils sont confrontés à des économies souvent limitées à l’échelle de leur territoire.

Avec une Coupe du monde qui leur est destinée, ces clubs basculeront dans une autre dimension. Même chose pour des fédérations, suspendues à l’argent de la Coupe du monde (90 % des recettes totales de World Rugby) et aux résultats des tests internationaux (pour les nations de l’hémisphère Nord, l’annulation de la tournée d’automne représenterait 135 millions de pertes).

Alors, que faut-il attendre d’un Mondial des clubs ? Rien de concret, sans que l’on sache le format exact de la compétition, sa durée ou même sa localisation. Il est tout juste possible de spéculer sur les différentes opportunités offertes à World Rugby, selon ses choix politiques : confier la commercialisation des droits à une agence, IMG ou In Front par exemple, contre un minimum garanti sonnant et trébuchant. Ou bien mettre en place une structure commerciale qui accueillerait un investisseur, à l’image de CVC avec les 6 Nations.

Côté retombées, World Rugby travaille sur le modèle de la Rugby World Cup qui a généré un milliard d’euros de recettes totales en 2019. À terme, l’objectif d’une compétition de clubs devrait être fixé entre 300 et 500 millions d’euros par événement, avec 50 % de frais d’organisation. Les recettes ? Traditionnelles : billetterie et autres produits liés (150 millions d’euros), droits télévisuels (200M€), partenariats et sponsoring (150 M€). Soit la moitié de tout le business que génère la Coupe du monde. Une opportunité pour les clubs et un risque en moins pour World Rugby, qui ne serait plus tenu sous dépendance économique de la seule Rugby World Cup…

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