L’EPCR se défend

  • Vincent Gaillard, DG de l'EPCR
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Le projet d’une Coupe du monde des clubs dévoilé dans nos colonnes par Bernard Laporte a suscité une vive réaction de l’EPCR, l’organisateur des Coupes d’Europe.

Pour trouver de nouveaux leviers économiques après la fin de la crise sanitaire mondiale, le président de la Fédération Française Bernard Laporte a présenté son projet de Coupe du monde des clubs dans nos colonnes lundi dernier. Une nouvelle compétition qui serait organisée par World Rugby. Et l’ancien manager de Toulon a déjà son idée sur un éventuel calendrier : « La Coupe d’Europe serait amenée à disparaître, c’est certain, si l’on ne veut pas surcharger le calendrier. Cette compétition européenne est magnifique, avec le RCT j’ai pu soulever trois fois le trophée et je sais ce qu’elle représente… Mais soyons francs : elle ne génère pas assez de revenus. Si l’on veut développer cette Coupe du monde des clubs, il faut trouver des dates. Sans la Champions Cup, c’est neuf week-ends qui se libèrent. » Un véritable réquisitoire qui veut ébranler l’EPCR, en charge d’organiser les compétitions continentales qui a répliqué par un communiqué assez cinglant dès lundi soir. Un ton qui laissait transparaître un certain agacement de l’institution européenne qui travaille à valoriser la Coupe d’Europe et la Challenge Cup depuis cinq ans pour arriver à un modèle satisfaisant pour tout le monde.

« Privilégier la rareté »

Le directeur général de l’EPCR Vincent Gaillard se dit surpris mais pas inquiet pas cette sortie de Bernard Laporte : « Je vais répondre en trois points : financièrement, la Coupe d’Europe ne va pas si mal que ça. En tout cas, elle est plus attractive que la H Cup et elle rapporte beaucoup plus que dans le passé, même si je ne vais pas m’engager dans une guerre des chiffres car je ne veux pas faire de polémiques. Surtout, on peut toujours dire que ce n’est jamais assez. Deuxièmement, sur le plan sportif, la Coupe d’Europe est irréprochable avec un niveau de rugby assez extraordinaire et reconnu de tous. Enfin, le troisième point concerne la visibilité de cette compétition, en très forte hausse avec le retour du deuxième match en clair sur France 2 ainsi que l’intégralité des matchs de Champions Cup sur beIN Sports. » L’EPCR peut aujourd’hui compter sur le soutien des clubs, qui ne seraient pas favorables à l’arrêt de cette compétition.

D’autant plus que l’instance européenne planche aussi sur le projet d’une Coupe du monde des clubs qui serait compatible avec la compétition déjà existante. « Nous voulons privilégier la rareté puisqu’elle n’aurait lieu qu’une fois tous les quatre ans, et car une édition annuelle ne nous paraît pas viable en termes de cadences et donc de santé des joueurs. Une option serait de disputer une phase de poule pour déterminer les huit meilleurs clubs européens qui joueraient la Coupe du monde lors de la phase finale. »
Un projet à l’étude avec la possibilité que les quatre meilleures équipes européennes reçoivent les quatre équipes moins bien classées de l’hémisphère Sud. Et vice et versa. Un projet qui avait été remisé en attendant de trouver une solution à la crise actuelle comme l’institution européenne l’avait rappelé dans son communiqué : « L’EPCR estime qu’il n’est pas approprié de mettre en avant de telles discussions alors que la crise sanitaire liée au Covid-19 continue ; actuellement, sa priorité est d’essayer de reprogrammer les phases finales des Tournois 2019-2020 dans le respect des directives des autorités locales et gouvernementales. » 

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