Décryptage sur l'apport des abonnements à l'année en fonction des clubs

  • Le nombre d'abonnements au stade Marcel Deflandre, l'antre de la Rochelle, ne cesse de croître et représente une grande partie des rentrées d'argent du club.
    Le nombre d'abonnements au stade Marcel Deflandre, l'antre de la Rochelle, ne cesse de croître et représente une grande partie des rentrées d'argent du club. Icon Sport / Icon Sport / Icon Sport
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Si les abonnements à l’année garantissent des revenus, la part qu’ils occupent dans les budgets diffère beaucoup d’un club à l’autre…

En ces temps où le rugby est à l’arrêt et où tous les acteurs se creusent les méninges pour savoir comment ils vont parvenir à relancer une économie, il est utile de rappeler à quel point les abonnements sont importants dans l’économie d’un club. Du moins, "peuvent" être importants car ce n’est pas le cas partout. Il est des clubs qui s’appuient sur ce socle, et d’autres moins.

À La Rochelle par exemple, club où l’on enregistre chaque année des affluences et des taux de remplissage record, les abonnements représentent une grande partie des rentrées d’argent. En 2016, le Stade rochelais comptait ainsi 11 200 abonnements pour un total de 15 000 places. L’année précédente, le Stade rochelais était déjà en tête de ce classement officieux du Top 14, devant Clermont et Toulon.

Abonnés particuliers ou professionnels

Mais d’autres clubs fonctionnent différemment. Pour le SU Agen par exemple, les abonnements individuels achetés par des particuliers ne représentent pas une grande part du budget. "Cela varie beaucoup d’un club à un autre, en effet. Ici à Agen on doit être aux alentours de 5 %", estime son président Jean-François Fonteneau.

Après, il y a abonné et abonné. On s’explique. Il y a les abonnements achetés par les particuliers, et les ceux qui sont pris par des professionnels, même de petite taille. Et là, on change radicalement de proportions en ce qui concerne le SUA, qui s’appuie très majoritairement sur une multitude de petits partenaires plutôt que sur un grand mécène : "Les abonnés qui se font via notre tissu économique de partenaires représentent pas moins de 25 % de notre budget total, précise Fonteneau. On compte environ 550 entreprises locales qui sont partenaires du SUA. Par exemple, un petit artisan va décider de prendre deux places à l’année au club, via son entreprise. Il peut le faire avec des hospitalités ou non, en fonction du tarif et du niveau de service qu’il souhaite."

Un Défi à relever

Alors, le SUA n’essayera-t-il pas d’augmenter son nombre d’abonnés individuels chez les particuliers ? "Bien sûr, ce sera l’une de nos grandes batailles une fois que notre projet de nouveau stade aura vu le jour", explique Fonteneau. Financé à la fois de façon publique et privée, le nouveau Armandie aura pour vocation de s’ouvrir à d’autres évènements que le rugby, un peu à la manière de l’Arena 92 qui accueille régulièrement des concerts ou autres évènements d’envergure : "Selon les formules, on pourra assister à d’autres évènements que les seuls matchs du SUA."

Un futur que l’on a hâte de connaître. Mais d’ici là, l’heure est à la gestion de crise : "Nous n’avons pas encore lancé notre campagne d’abonnement pour la saison prochaine, assure l’homme fort du SUA, nous attendons d’avoir davantage de visibilité. On espère aussi que nos supporters et nos partenaires vont réagir, et qu’ils auront faim de rugby une fois que l’épidémie sera passée."

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