Le Bonheur est dans le 82

  • Quand sa carrière sera terminée, Adrien Pélissié reprendra la ferme familiale et poursuivra dans l’élevage de bovins; quand Laurent Delboulbès (en photo avec le maillot de l’UBB) fera dans le canard. Quand sa carrière sera terminée, Adrien Pélissié reprendra la ferme familiale et poursuivra dans l’élevage de bovins; quand Laurent Delboulbès (en photo avec le maillot de l’UBB) fera dans le canard.
    Quand sa carrière sera terminée, Adrien Pélissié reprendra la ferme familiale et poursuivra dans l’élevage de bovins; quand Laurent Delboulbès (en photo avec le maillot de l’UBB) fera dans le canard.
  • Quand sa carrière sera terminée, Adrien Pélissié reprendra la ferme familiale et poursuivra dans l’élevage de bovins; quand Laurent Delboulbès (en photo avec le maillot de l’UBB) fera dans le canard.
    Quand sa carrière sera terminée, Adrien Pélissié reprendra la ferme familiale et poursuivra dans l’élevage de bovins; quand Laurent Delboulbès (en photo avec le maillot de l’UBB) fera dans le canard. Icon Sport
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Partenaires en première ligne à l’UBB, Laurent Delboulbès et Adrien Pélissié connaissent de quoi sera fait leur futur : Ils reprendront les fermes familiales installées dans le Tarn-et-Garonne où l’un élève des canards, l’autre des bovins.

A l’UBB, le pilier gauche Laurent Delboulbès (33 ans) et le talonneur Adrien Pélissié (29 ans), en partance pour Clermont, ont conservé un bon pied dans leur ancrage paysan et n’ont pas de souci à se faire pour leur avenir. Ces deux fils d’agriculteur souhaitent, une fois "la récréation rugbystique terminée" dixit Delboulbès, reprendre l’exploitation familiale "dans notre 82". C’est d’ailleurs un de leur sujet de discussions. "On se chambre même avec ça ! Mais c’est vrai que nous prenons souvent des nouvelles de nos familles respectives, et des exploitations" détaille le gaucher. La famille Delboulbès est dans le canard à Saint-Nicolas-de-la-Grave, du côté de Castelsarrasin, au sud du Tarn-et-Garonne ; la famille Pélissié dans l’élevage bovin à Septfonds, plus au Nord du département.

Les deux hommes se sont connus et ont sympathisé dans la cité du vin et pas celle d’Ingres ! "Nous ne nous sommes croisés qu’une saison à Montauban. Je jouais en première et Adrien en Reichel. Ce n’est qu’à l’UBB que nous nous sommes rapprochés par le fait d’être enfants d’agriculteur et du même département", glisse l’aîné, enthousiaste à l’idée de parler du métier de ses parents, qui va devenir très bientôt le sien à plein temps. "Pour le moment, je ne les aide qu’au moment des vacances ou quand nous bénéficions d’au moins deux jours de repos. Mais j’aime l’idée de proposer un produit dont le fermier maîtrise la production de A à Z, en circuit court. Dès que je peux, je vais vendre sur le marché avec mon père, nos magrets et nos foies gras."

à la tête d’une petite entité, la famille Delboulbès revendique une production artisanale : "Nous tuons à peine une trentaine de canards par semaine. Nous sommes des petits producteurs et nous voulons le rester."

Pélissié : "au milieu des bêtes"

A une soixantaine de kilomètres de là, la famille Pélissié élève des vaches laitières et de race Aubrac, destinées à la viande. Adrien est d’ores et déjà associé à son jeune frère Julien, son papa Guy et même son oncle Paul. "Ce sont même eux qui tiennent la boutique. Bon, avec le confinement, je peux leur donner un vrai coup de main mais en temps normal, je n’interviens que pour les grandes décisions. Mon oncle et mon père ont construit une belle exploitation et je ne vais pas leur apprendre leur métier !" Sur 200 hectares de terre, quatre-vingt-dix laitières, une quarantaine d’Aubrac mais aussi un petit troupeau de quatre-vingts brebis et agneaux s’engraissent tranquillement et profitent d’affouragement en vert qui consiste à apporter l’herbe directement dans l’auge des vaches. Les Pélissié vendent leurs bêtes à un maquignon. "Nous sommes en agriculture raisonnée. La notion de confiance avec les personnes avec qui tu travailles est primordiale. J’aime ce que fait mon père et mon frère, je n’ai pas à me poser la question de la reconversion. Je serai au milieu des bêtes ", argumente l’international (7 sélections) qui, avant de rentrer à la ferme, se donne "encore quatre ou cinq ans de ballon ovale".

"Avoir un pied et bientôt deux dans ce métier, nous permet de rester connecter avec la vraie vie. être rugbymen professionnel, c’est être privilégié", expose Laurent Delboulbès qui évoluera au moins encore un an avec Bordeaux et qui laisse Adrien Pélissié conclure : "Une fois devenu agriculteur, nous n’aurons pas le même rythme de vie. à 18 heures, nous n’aurons pas terminé nos journées. Personnellement, je ne me vois pas en costume trois pièces devant un ordinateur." Ce ne sera pas le cas avec le chemin qu’ils ont choisi.

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