Les bienfaiteurs de la cité

  • Charlotte Le Gall, maman d’un jeune du club, confectionne des masques (ci-dessus) tandis que Adrien Noriega, pilier de l’équipe senior qui évolue en Fédérale 3, donne des cours d’espagnol à distance. Photos DR
    Charlotte Le Gall, maman d’un jeune du club, confectionne des masques (ci-dessus) tandis que Adrien Noriega, pilier de l’équipe senior qui évolue en Fédérale 3, donne des cours d’espagnol à distance. Photos DR
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Angers cours d’espagnol, aide aux devoirs, livraison de courses et fabrication de masques : les rugbymen angevins, qui évoluent en Fédérale 3, se démultiplient pour rendre service.

«Cela va bientôt faire deux mois qu’il n’y a plus de match mais nous voulons encore être actifs et exister dans la cité.» Pour Jean-Benoît Portier et l’ensemble du SCO Rugby Club d’Angers, l’aventure collective de la saison se poursuit encore, même loin des terrains : après avoir lutté pendant sept mois en Fédérale 3, les Angevins se démultiplient désormais aux quatre coins de la préfecture du Maine-et-Loire pour rendre service en ces temps troubles.

Depuis un mois, les membres du club enchaînent les actions et initiatives en tous genres. «C’était le meilleur moment pour mettre en application les valeurs du rugby, avance le président. Il nous paraissait indispensable de maintenir du lien au sein du club mais aussi vis-à-vis de l’extérieur pour rendre service. Nous avons proposé autour de nous de donner des coups de main.» Sur le site Internet, les annonces se sont succédé ces dernières semaines pour des aides aux devoirs ou à la personne. «Nous avons une liste de joueurs et proches prêts à porter assistance. Nous avons un Espagnol qui donne des cours en ligne, des étudiants qui font du soutien scolaire et d’autres qui apportent les courses. En tout, il y a une bonne dizaine de volontaires.»

Au travers de cette mobilisation collective, le SCO soutient aussi concrètement le personnel soignant, en première ligne dans la lutte sanitaire : «Nous collaborons avec la société Candide qui nous a proposé de confectionner des masques en tissu pour le personnel des EPADH. Nous étions partants : 1 200 masques vont prochainement être distribués.» Le Sporting ne compte pas s’arrêter en si bon chemin : «Nous allons publier une nouvelle offre en ligne en disant que, quel que soit le projet, nous pouvons aider, reprend le dirigeant. Il y a, par exemple, des horticulteurs en manque de main d’œuvre et, avec la réouverture prochaine des commerces, il y aura sûrement besoin d’autres masques à fournir. Je vais voir si l’on peut apporter notre contribution.»

«Important de continuer à faire parler de nous»

En cette période de tourments, le club formateur du pilier international Emerick Setiano et des frères rochelais Boudehent assume volontiers son rôle d’acteur social. «Il est important de continuer à faire parler de nous au sein de la ville et d’être impliqué», témoigne Jean-Benoît Portier. Une évidence pour ce club très impliqué localement en temps normal : «​​​​​​​Nous ne sommes pas dans un territoire historique du rugby, alors il faut se faire connaître et s’ouvrir à toutes les populations, à commencer par les quartiers. Depuis trois ans, nous menons ainsi une grande opération nommée «​​​​​​​​​​​​​​Un essai transformé pour l’emploi». Elle a pour but d’amener une trentaine de jeunes du coin vers l’emploi en passant par le sport. Daniel Dubroca, Sylvain Marconnet, Mathieu Blin et Yannick Nyanga ont été nos parrains. Cela a permis de gagner en notoriété.»

Avec plus de 450 licenciés, 99 ans d’existence et une activité débordante hors terrain, le SCO Rugby se pose plus que jamais en association incontournable dans le paysage sportif angevin. Et un modèle de dévouement pour tout club.

Vincent BISSONNET
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