Des phases finales sous conditions : épisode 1, le rugby fiction

  • Didier Lacroix, Président du Stade toulousain
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Si les conditions sanitaires le permettent, cette saison de Top 14 devrait se finir en août et avec les effectifs de la prochaine, essentiellement pour des raisons économiques. Deux solutions sont sur la table : soit des demies entre les quatre premiers actuels, soit des quarts qui concerneraient les huit premiers.

Au royaume de l’improbable, le rugby a l’habitude d’être souverain. Pas étonnant de l’avoir vu pondre la semaine dernière l’idée sûrement la plus inattendue, tous sports confondus, concernant sa fin de saison 2019-2020. Si la Ligue a communiqué sur un possible premier scénario, avec une reprise "fin juin-début juillet" pour une finale le 18 juillet, elle n’y croit pas elle-même et ne l’a annoncé que pour la forme. Il n’existe plus sûrement que deux hypothèses, qui comportent leurs lots d’incongruités. La première, jugée la plus plausible jusqu’au week-end, envoyait les quatre premiers actuels (Bordeaux-Bègles, Lyon, Racing 92 et Toulon) en demi-finales, où l’UBB et le Lou recevraient, avant la finale au Stade de France. Une phase finale en version accélérée qui se disputerait durant la deuxième quinzaine d’août, quand les deux derniers billets européens seraient distribués après des barrages La Rochelle-Montpellier et Clermont-Toulouse. L’autre hypothèse, qui a repris du crédit depuis la levée de boucliers du président toulousain Didier Lacroix, lequel considérait son club comme le "cocu de l’histoire" vu qu’il pouvait enfin compter sur ses internationaux en fin de championnat, et dans une moindre mesure de Clemont et La Rochelle, consiste à dégager trois dates pour des quarts, demies et finale (les huit clubs étant par ailleurs qualifiés pour la Champions Cup, dans une formule à 24 clubs).

"Si les conditions sanitaires le permettent, je suis favorable à des phases finales avec de vrais quarts, qui concernent les huit premiers actuels, note le président bordelais Laurent Marti. Je le disais il y a un mois au début de la crise et le répète : oui à des phases finales à l’ancienne sur trois week-ends et tant pis si le huitième remporte la finale." Quoi qu’il arrive, la LNR parviendra peut-être à sauver quelques entrées de billetterie et le paiement de la dernière tranche de Canal+, mais l’équité sportive en prendra un coup. Parce que les règles édictées d’entrée ne peuvent être respectées, et que cette saison se finira avec les effectifs de la prochaine. Bienvenue dans le rugby fiction, avec à la clé un Bouclier pour lequel il faut espérer une valeur moins vide que ne le sont les stades actuellement.

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