Des phases finales sous conditions : épisode 2, le hic populaire des rassemblements publics

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Si l’État autorise à nouveau l’organisation d’évènement avec des spectateurs, quelle sera l’attitude du public confiné depuis des semaines. Vont-ils se rendre en masse dans les stades ?

Quel va être l’accueil des passionnés de rugby si d’aventure le projet de phases finales en plein été (plutôt août que juillet) devenait réalité ? Les amateurs de ballon ovale, qui, comme tous les Français, depuis près de cinq semaines vivent confinés, vont-ils se ruer d’abord à Bordeaux ou à Lyon pour d’éventuelles demi-finales, puis monter à Paris fin août et garnir copieusement le Stade de France pour assister à une finale de championnat un peu particulière ? C’est là, un des enjeux majeurs du scénario imaginé en milieu de la semaine par la LNR et validé par les présidents de Top 14 et de Pro D2. Les phases finales classiques de Top 14 et leur format resserré avec un même lieu pour les demi-finales (qui cette année devait être Nice), sont aussi un jackpot pour les trésoreries de la ligue. Elles rapportent notamment au niveau partenariat, hospitalités et billetterie près de 10 millions d’euros chaque printemps. Elles sont aussi un vrai succès populaire. Qu’en sera-t-il ? Si l’on pose la question avec insistance c’est parce que dans une enquête d’opinion d’Ipsos/Sopra Steria, publiée jeudi 16 avril par France Télévisions, 80 % des Français interrogés sont favorables à ce qu’après le confinement, les regroupements de plus de cent personnes soient toujours interdits durant plusieurs mois encore.

Le grand public ne semble donc pas prêt, à ce moment précis, à se projeter pour aller dans des festivals de musiques, ou autre évènements sportifs. Toutefois, et c’est là-dessus que compte la LNR, nous sommes aussi à ce jour à plus de quatre mois dudit évènement, et donc il reste du temps pour faire évoluer favorablement à la fois l’opinion et la situation sanitaire en France.

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