Rivière : « Ne pas déjà renoncer au Top 15 ou Top 16 »

  • President Francois Riviere of Perpignan during the Pro D2 match between Perpignan and Beziers on August 22, 2019 in Perpignan, France. (Photo by Manuel Blondeau/Icon Sport)
    President Francois Riviere of Perpignan during the Pro D2 match between Perpignan and Beziers on August 22, 2019 in Perpignan, France. (Photo by Manuel Blondeau/Icon Sport) Icon Sport / Icon Sport
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François Rivière, président de Perpignan, c'est lui aussi exprimé au sujet d'une éventuelle montée en Top 14.

Un titre de champion de France de Pro D2 mais pas de montée en Top 14 : que vous inspire cette éventualité ?

C’est une question difficile. Avant tout, il ne faut pas tomber dans le "bashing" à tout prix et rejeter la moindre décision. On ne peut pas dire que rien ne va, sinon c’est le désespoir. Qu’on envisage de reprendre le rugby, c’est déjà une bonne chose. Ça prouve que ça avance dans le bon sens. Au regard de la période actuelle, il sera important de rejouer et de redonner du plaisir aux supporters, quand toutes les conditions seront réunies. Après, le fait de jouer un titre sans avoir de gain derrière, il est évident que ça perd beaucoup de son intérêt. Ma réaction est nuancée car ce titre aura quand même une valeur. Mais dans le fond, je pense que l’on ne doit pas renoncer aussi vite au fait qu’il n’y aura pas de montée et qu’il n’y aura pas un Top 15 ou Top 16 la saison prochaine.

Y croyez-vous encore véritablement ? Les présidents de l’élite y sont farouchement opposés…

Les clubs de Top 14 étaient surtout opposés à une descente pour une raison que l’on ne commentera pas. Il y avait plusieurs problèmes liés à un passage au Top 15 ou Top 16. Il y avait un volet financier mais la FFR a dit qu’elle compenserait les éventuelles pertes. Je pense d’ailleurs que la Fédération ne lâchera pas sur le sujet des montées de Fédérale 1 à Pro D2, ce qui impacterait le Top 14… L’autre problème venait du calendrier mais si la saison internationale est annulée comme cela commence à se dessiner, nous trouverons aisément les dates disponibles. D’ailleurs, je trouve dommage que l’on ne se soit pas davantage penché sur ce que je proposais : un Top 16 avec deux poules de huit, selon les moyens des clubs. Je pense qu’un championnat où l’Usap serait en bataille avec Agen, Pau, Bayonne, Brive, cela aurait de l’intérêt et ça donnerait aux supporters l’envie de revenir au stade. Que risque-t-on ? On tente un an et si ça ne fonctionne pas, on change. Pour moi, la messe n’est pas dite. Je vois que les discussions permettent d’avancer : on a déjà évacué le huis clos. Les lignes bougent et je pense que ce n’est pas fini. Je suis d’un naturel ultra-optimiste, vous savez. En tout cas, ça vaut le coup de continuer à débattre.

Si l’élargissement de l’élite continuait d’être rejeté, que préconiseriez-vous pour donner plus de valeur au titre de champion de France de Pro D2 ?

Si l’on joue pour un titre au chocolat, ce serait quelque peu décourageant. Il est important de mettre de la contrepartie en face : c’est la montée, dans l’idéal, ou encore un avantage de points substantiel en vue de la saison d’après. Que ce ne soit pas un coup pour rien… Les deux ou quatre points prévus, ce n’est pas sérieux.

Quel aurait été, à vos yeux, le meilleur scénario ?

Personnellement, je militais pour une reprise totale du championnat en septembre : on terminait la saison dans sa configuration classique. Ce décalage aurait ensuite permis de se caler sur le calendrier de l’hémisphère Sud qui est plus vendeur que le nôtre. C’était une belle occasion et cela aurait été une bonne chose pour notre sport. Car il faut être sérieux : le rugby français perd ses supporters et est structurellement déficitaire.

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