Vers un « National » pour 2021-2022

  • Pour Maurice Buzy-Pucheu, vice-président de la FFR en charge du rugby amateur, un rééquilibrage de la Fédérale 1 est plus que nécessaire. Un championnat intitulé « national » opposerait des équipes triées sur le volet. Photo La Dépêche du Midi
    Pour Maurice Buzy-Pucheu, vice-président de la FFR en charge du rugby amateur, un rééquilibrage de la Fédérale 1 est plus que nécessaire. Un championnat intitulé « national » opposerait des équipes triées sur le volet. Photo La Dépêche du Midi
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Si la création d’une véritable Pro D3 n’est pas enviageable vis-à-vis de la LNR, la FFR planche sur la « résurrection » d’un championnat dit "National », dont le principe serait calqué sur celui du football en tant que division intermédiaire entre le Pro D2 et la Fédérale 1. Lequel devrait voir le jour en 2021-2022.

Personne n’en fait mystère, cette Fédérale 1 à 60 clubs répartis de manière "géographique" n’a aucune raison de perdurer au-delà de la saison prochaine. « Concernant l’avenir de la division, nous avions monté un groupe de travail avec des clubs de Fédérale 1 et de Fédérale 2 qui s’est rencontré pour la première fois en marge de France - Italie, confie Maurice Buzy-Pucheu, vice-président de la FFR en charge du rugby amateur. On sait la crise qui est passée par là depuis… » Mais n’allez pas croire autant que cette commission a cessé de fonctionner, au contraire… Depuis lors, un constat s’est transformé en conviction, synthétisée ici : « La saison prochaine, il va falloir rééquilibrer la Fédérale 1, on ne pourra pas continuer comme ça. »

À ce titre ? S’il faut évidemment s’attendre à un ruissellement par le bas la saison prochaine (on parle de trois relégations par poule), cette cure d’amaigrissement devait également avoir lieu vers le haut, dans le souci premier de la protection des joueurs. « Il y a beaucoup de paramètres à prendre en compte dans notre réflexion, notamment celui du danger auquel s’expose un joueur qui s’entraîne au maximum trois fois par semaine lorsqu’il affronte un vrai professionnel, pointe Buzy-Pucheu. Et puis, il y a l’aspect sportif. On s’aperçoit que les équipes qui montent de Fédérale 1 à Pro D2 ont du mal à s’y maintenir, notamment parce qu’il leur faut au moins cinq ou six matchs pour s’adapter au niveau supérieur. Il y a forcément matière à réflexion là-dessus. »

La clé : des clubs plus "raisonnables" ?

Alors, faut-il parler de Pro D3 à l’horizon 2021-2022 ? Impossible techniquement, sachant que la LNR refusait déjà de partager un peu plus son gâteau lorsque ses finances étaient au beau fixe. De poule d’accession, alors, comme cela avait été imaginé entre 2016 et 2018 ? Là encore, l’intitulé est important et la solution n’a pas que des adeptes, l’expérience de ces dernières années ayant prouvé qu’une poule de ce genre éclipsait tout le reste du championnat de Fédérale 1.

Renégociation des droits TV en 2021

C’est pourquoi on se dirige aujourd’hui plus que jamais ver la création d’une nouvelle division intermédiaire qui resterait dans le giron fédéral, plus ou moins comme une résucée de la Promotion Nationale imaginée lors de la saison 2000-2001. Un championnat qui prendrait, comme en football, le nom de "National" et opposerait des équipes triées sur le volet, ou du moins de manière plus drastique que lors de la création des poules d’accession. « La poule d’accession mise en place par Thierry Murie était une bonne idée, mais elle est arrivée peut-être trop tôt pour des clubs qui n’y étaient pas vraiment préparés, estime Maurice Buzy-Pucheu. Il faut se souvenir que si celle-ci a échoué, c’est en raison de la santé financière des clubs qui y participaient. Mais je note aujourd’hui que l’état d’esprit global a changé. Avant, un club qui descendait voulait remonter tout de suite. Aujourd’hui, on voit qu’ils prennent davantage le temps de se restructurer sportivement et financièrement, pour rebondir sur un moyen terme. » Une sagesse dictée par un environnement économique plus fragile, comme gage de succès d’un serpent de mer toujours souhaité, mais jamais véritablement réalisé ? C’est bien ce que la FFR espère, qui comptera également en partie sur la renégociation des droits TV de la Fédérale 1, dont le contrat avec le diffuseur arrivera à terme en 2021.

Midi-Olympique
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