Baisse des salaires : les discussions rentrent dans le vif du sujet

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Présidents et joueurs ont entamé une phase délicate de négociations en vue d’une baisse de salaires qui sera importante et primordiale pour la survie du rugby professionnel.

Après les déclarations de bonne intention, il va falloir passer aux actes. Présidents de clubs et joueurs vont devoir se voir pour arriver dans les prochaines semaines à trouver un terrain d’entente sur les émoluments des acteurs du terrain. "Les joueurs ne seront pas réticents à un effort financier", nous affirmait Louis Picamoles dans notre édition du 4 mai. Membre du comité directeur du syndicat Provale, il résumait la position de l’instance qui est censée défendre les intérêts des joueurs. Chez les présidents, pour le moment on fait ses comptes, on tient compte des estimations réalisées par l’organe financier de contrôle la DNACG, qui prévoit une baisse de 30 % du partenariat et de 20 % de la billetterie, et l’on commence à envisager de ponctionner dans la charge principale d’un club : la masse salariale des joueurs. Les chiffres de 31 % pour le Top 14 et 27 % pour le Pro D2 de baisse globale des salaires ont été communiqués. Ils ne sont ni une préconisation, ni la garantie d’un avenir économique sans souci pour les clubs, mais une simple base de travail.

Une affaire de stratégie

Plusieurs clubs (dont Bordeaux-Bègles, Lyon ou le Stade français) ont donc en fin de semaine passée, ou en début de celle-ci, enclenché des visioconférences avec le groupe de joueurs cadres pour évoquer le futur. " Il ne s’agissait que d’une prise de température, mais clairement je vais jouer livre ouvert avec eux", glisse l’un des dirigeants de club concerné conscient que quelle que soit la formule du championnat et de sa reprise retenues, cela passera d’abord et avant tout par une baisse généralisée des salaires. Chez un autre, on a déjà tenté de fixer des barèmes. Au moins 20 % de baisse pour les salaires supérieurs à 20 000 euros et 16 % pour ceux inférieurs à 18 000 euros. "Ce ne sont que des premières discussions, nous manquons encore de visibilité sur la date de la reprise et ses conditions qui influeront sur nos demandes aux joueurs", glissait encore un autre président d’un club du haut du tableau. Si sur ce sujet, les présidents font très attention à leur communication, c’est qu’il s’agit d’une problématique stratégique et complexe. Stratégique car du côté de la DNACG, on assène que "le rugby professionnel ne peut pas fonctionner sans spectateurs", reprenant les propos du président de la LNR, Paul Goze pour qui "le principe du huis clos met en péril toute la structure financière de bon nombre de clubs".

Or à ce jour, il semble probable que le Top 14 ne pourrait reprendre que sous huis clos ou huis clos partiel. Surtout si la première journée est programmée en septembre. Complexe, car un accord sur une baisse générale des salaires n’est pas possible. Le Code du travail ne le permet pas. Les présidents vont devoir se mettre d’accord avec chaque joueur au cours d’une négociation de gré à gré. Cela peut prendre énormément de temps or il manque cruellement. Tous les clubs de Top 14 et de Pro D2, veulent pouvoir être le 1er juillet en ordre de bataille. Le rugby pro a moins de deux mois pour trouver une politique salariale cohérente qui permettra à tout le monde de survivre.

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