Kaino : « Ce sera sûrement ma dernière saison »

  • Jerome Kaino est un véritable leader au sein du Stade toulousain. Le troisième ligne néo-zélandais veut transmettre son expérience à ses jeunes coéquipiers une saison de plus sur le terrain.
    Jerome Kaino est un véritable leader au sein du Stade toulousain. Le troisième ligne néo-zélandais veut transmettre son expérience à ses jeunes coéquipiers une saison de plus sur le terrain. Icon Sport / Icon Sport / Icon Sport
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Pour caler le rendez-vous avec le double champion du monde du Stade toulousain, il a suffi d’un texto auquel il a répondu dans la minute. Le lendemain, le troisième ligne de 37 ans décrochait au bout d’une sonnerie : "Salut Jérémy, ça va ?" L’immense parcours de Kaino sur les terrains n’a d’égal que sa classe en-dehors... Durant plus d’une demi-heure, il a évoqué l’actualité, sa fin de carrière, l’équipe de France, ses souvenirs all blacks, le talent de Dupont et même sa chance de n’avoir jamais été expulsé !

Comment définiriez-vous votre période de confinement ?

Elle est étrange mais c’est agréable de passer du temps en famille, de profiter de mes enfants. En voyant ce qui se passe dans le monde, on comprend que rien n’est plus important que la santé. Sinon, j’ai le plus grand des respects pour ceux et celles qui exercent le métier de professeur (sourires). Les enfants ont un programme à suivre, on les aide pour leurs devoirs les matins. Ensuite, c’est le repas, puis je passe à mon entretien physique. Les journées ne sont pas de tout repos, mais j’apprécie.

Parvenez-vous à garder la forme ?

Ce n’est pas dur. Nous avons eu la chance de récupérer du matériel du club, avant le début du confinement, pour s’entretenir à la maison. Je ne suis pas à plaindre.

Certains joueurs, notamment parmi ceux qui viennent des îles du Pacifique, vivent mal la situation sur le plan psychologique…

Oui, car ils sont éloignés de leurs familles et de leurs racines. Ils sont parfois enfermés seuls dans un appartement, ce dont ils n’ont pas l’habitude. Il est primordial de prendre régulièrement des nouvelles, d’envoyer un message ou de passer un coup de fil, pour s’assurer qu’ils se sentent bien mentalement. Nous avons créé des groupes WhatsApp pour entretenir le contact, les aider à garder le moral et dire à certains qu’ils peuvent compter sur nous s’ils ont la moindre question ou le moindre problème. Le plus important est qu’ils ne se sentent pas isolés.

Quelle fut votre réaction en apprenant que la saison était terminée ?

J’étais très déçu, j’aurais préféré tenter de conserver notre titre de champion mais la sécurité passe avant tout. Il faut se concentrer sur la prochaine saison et souligner les aspects positifs. Nous aurons du temps pour bien nous préparer.

Beaucoup de grands joueurs, comme Zirakashvili, Capo Ortega ou Gorgodze, vont se retirer sans faire leurs adieux…

J’ai à peu près le même âge, je me mets à leur place. Ils n’ont pas l’opportunité de finir comme ils le méritent et j’ai une immense pensée pour eux. Ce sont des légendes qui ont beaucoup apporté à ce sport. Mais je n’ai aucun doute sur le fait que leurs clubs sauront organiser quelque chose de spécial en temps voulu.

La période est aussi dure pour l’économie des clubs, notamment le vôtre…

Les joueurs en sont conscients et nous avons commencé à échanger pour trouver un accord sur la manière d’aider le club. Pour moi, il est essentiel que chacun soit sur la même longueur d’onde, avec l’intention de se tourner vers l’avenir, que les joueurs, leurs familles et le club connaissent le moins de répercussions possible après cette période.

La possibilité d’une baisse de salaires des joueurs est donc sur la table ?

Oui, la discussion est envisagée mais il n’y a pas encore d’accord final sur le montant.

Si le rugby devait reprendre à huis clos, quel serait votre sentiment ?

Jouer dans un stade sans supporters serait bizarre. C’est important pour les gens d’être présents, ça l’est aussi pour nous. Leur soutien impacte directement nos performances. Mais s’il faut passer par là au départ pour revoir du rugby, nous devrons nous y plier.

La saison toulousaine avait été irrégulière, avec un parcours parfait en Champions Cup et une septième place en Top 14. Comment l’analyser ?

Notre démarrage a été poussif mais, honnêtement, il nous manquait beaucoup d’internationaux. Je suis convaincu que le groupe a énormément appris. Certains jeunes joueurs ont bénéficié de temps de jeu et en ont profité pour progresser. Ils ont engrangé du vécu, de la confiance, cela se sentait d’ailleurs dans nos résultats, et je suis certain que ce sera important pour l’avenir.

En Champions Cup, vous aviez un quart de finale à disputer à domicile et l’EPCR compte finir la compétition…

J’adorerais aussi. Cette compétition a apporté de la confiance, nous a mis dans une belle dynamique, ce qui a permis de se qualifier pour ce quart de finale qu’on attendait avec impatience. J’ai envie de savoir jusqu’où nous étions capables d’aller…

Surtout que c’est le dernier titre majeur qu’il vous manque !

C’est une ambition. Quand vous venez en Europe, ça l’est forcément. Et quand vous voyez votre équipe monter en puissance dans la compétition, ça le devient d’autant plus. Remporter la Champions Cup avec Toulouse serait fantastique. J’espère que nous aurons une chance de pouvoir décrocher ce titre dès cette édition.

Savez-vous la particularité de vos deux seuls essais avec Toulouse ?

Oui, je les ai marqués en Coupe d’Europe. Elle ne me réussit pas trop mal (rires).

Et vous êtes nommé pour en être élu meilleur joueur cette saison…

Je suis honoré d’être sur cette liste quand je vois le nom des autres nommés mais je sais que c’est surtout parce que l’équipe a su élever son niveau en Champions Cup.

Imaginez-vous Toulouse non qualifié pour la prochaine édition ?

Là aussi, ce serait un sentiment étrange.

Vous étiez proche de William Servat durant votre première saison en France. Son départ a-t-il été difficile à accepter ?

En un sens, oui, parce que j’apprécie William. Mais il a pris la bonne décision. C’était le moment idéal dans sa carrière pour saisir cette opportunité. Je sais que l’équipe nationale a toujours eu une place à part dans son cœur et, aujourd’hui, le XV de France possède un excellent entraîneur.

Avez-vous regardé les matchs de la France lors du dernier Tournoi ?

Bien sûr. J’ai trouvé cette équipe agréable à voir jouer. C’est très encourageant pour le futur de votre sélection car le groupe est encore jeune. Je suis persuadé qu’il va progresser et que la France va redevenir une des meilleures nations du monde.

Y a-t-il un ou deux joueurs qui vous ont impressionné ?

Je suis obligé de citer Romain (Ntamack). Je le côtoie en club mais, quand on sait son âge et la pression que cela peut représenter, sa sérénité m’a impressionné. J’ai aussi envie de parler de Charles Ollivon, qui évolue à un poste que je connais bien. Il a été promu capitaine et, au-delà d’avoir été très bon dans le jeu, j’ai le sentiment qu’il a su endosser ce rôle et montrer la voie à suivre.

Avant même d’arriver à Toulouse, vous parliez d’Antoine Dupont comme d’un phénomène. Il ne vous a donc pas surpris…

Antoine ne me surprend plus depuis longtemps. Mais je crois que, grâce à ses prestations lors du Tournoi des 6 Nations, il s’est définitivement imposé comme un des meilleurs demis de mêlée du monde. Je l’observe au quotidien et sa manière de gravir chaque marche qui se présente est incroyable. Ce garçon est taillé pour le très haut niveau. Je suis heureux qu’il soit au Stade toulousain et pas ailleurs…

Peut-il devenir l’un des meilleurs joueurs du monde, voire le meilleur ?

Sans aucun doute. Avec la constance dont il fait preuve et sa faculté à être décisif à chaque match, je pense surtout qu’il est déjà un des meilleurs joueurs du monde.

Si je dois citer un seul joueur, c’est Richie McCaw. Je n’ai jamais croisé un mec aussi fort mentalement. Il avait ce don pour tout rendre possible

Pour la cagnotte organisée par les joueurs toulousains en faveur des hôpitaux de la ville, vous avez donné un maillot des All Blacks porté contre les Lions britanniques en 2017. Était-ce celui de votre 81e et dernière sélection ?

Peut-être pas, j’ai joué les trois matchs contre les Lions. (Il réfléchit) Ah si, j’ai bien donné celui de ma dernière cape.

Vous ne comptiez pas le garder ?

J’ai beaucoup d’autres maillots portés en sélection. Le plus important était de faire un geste spécial pour cette bonne cause.

Parlons de la dernière Coupe du monde, dont la Nouvelle-Zélande était l’immense favorite. Comment expliquer son échec en demi-finale ?

Les All Blacks ont affronté une équipe d’Angleterre dans son meilleur jour. Elle a réalisé le match parfait. Les joueurs néo-zélandais se sentaient très forts après la performance contre l’Irlande en quart mais sont tombés sur des Anglais qui avaient si bien préparé leur coup. Ils ont joué de la manière idéale pour les battre. Ils les ont pris à la gorge d’entrée, ont mis l’impact physique nécessaire pour les étouffer.

Steve Hansen explique, dans nos colonnes, que l’équipe était tellement habituée à gagner qu’elle n’avait peut-être plus la haine de la défaite…

Je comprends ce qu’il veut dire. Les joueurs ont été surpris par la façon dont les Anglais ont débuté la rencontre et n’ont pas su trouver la réponse sur le terrain. L’Angleterre a pris le match à son compte et a dicté le rythme. Parvenir à faire déjouer les All Blacks de la sorte, c’est très fort. Ils n’en avaient pas l’habitude. J’ai commencé en sélection en 2006 mais je me suis imposé à partir de 2008, après la défaite en quart de finale du Mondial 2007. Je crois que nos succès se sont construits sur cet échec. Il a aidé le groupe à se sentir plus forts mentalement. Les nombreux leaders, tel Richie McCaw, et les coachs ont effectué un travail considérable sur le plan psychologique. On a appris de 2007 pour bâtir notre domination.

C’est peut-être la première fois qu’une équipe semblait invincible. Aviez-vous le même sentiment à l’intérieur du groupe ?

Pas vraiment, j’ai au contraire toujours ressenti de la nervosité. Je crois même que c’est ce qui nous poussait à constamment être en recherche d’une meilleure préparation. Notre équipe avait l’obsession de s’améliorer. Si nous nous étions sentis invincibles, nos adversaires auraient profité de notre suffisance. Notre chance, c’était d’avoir de nombreux leaders fantastiques qui s’assuraient que le groupe mettait tous les ingrédients de son côté pour ne rien laisser au hasard.

En finale du Mondial 2011, contre la France, c’est vous qui déviez ce ballon en touche pour Woodcock, qui a inscrit le seul essai néo-zélandais…

Je vais vous faire un aveu : ce jour-là, j’ai disputé l’un des matchs les plus durs de ma carrière. Il y en a eu beaucoup mais, celui-là, quel combat ! Quand j’y repense…

Sur cette touche, la combinaison appelée "Tea Bag" fut décisive. Qui en était à l’origine ?

C’était une idée de Steve Hansen. Nous avions étudié la défense des Français en touche, où ils étaient redoutables. Ils utilisaient toujours deux blocs de saut, un en début d’alignement et un autre en fond. Steve a imaginé cette combinaison pour s’assurer que l’intervalle s’ouvre entre les deux blocs. On a lancé sur moi en fond et j’ai dévié pour Woodcock qui arrivait en plein milieu de l’alignement, avec un boulevard devant lui. La vérité, c’est que ce fut réalisé à la perfection, ce qui n’est pas toujours le cas. Mais les explications étaient excellentes, c’est à mettre au crédit de Steve.

Au vu de vos performances depuis deux ans, regrettez-vous de ne pas avoir poursuivi jusqu’au Japon ?

Pas du tout. Je suis ravi d’avoir décidé de venir en France. Il m’arrive même de me dire que j’aurais dû le faire plus tôt.

Vous avez donc arrêté la sélection au bon moment ?

Oui, j’étais devenu trop vieux pour le rugby international (rires). Il faut être conscient de la concurrence qui arrive. Il était temps pour moi de relever un nouveau défi. J’en avais besoin.

Kieran Read, le dernier membre de la troisième ligne que vous formiez avec McCaw, s’est aussi retiré après le Mondial japonais…

Cela marque l’entrée des All Blacks dans une nouvelle ère. Kieran fut un leader exceptionnel et une légende de la sélection. C’est vrai qu’on formait un trio sympa avec Richie et lui.

Peut-être la meilleure troisième ligne de l’histoire…

Les gens me disent ça parfois. C’est agréable à entendre mais il y a eu tant de fabuleuses troisième ligne qu’il est difficile de comparer. Je suis juste fier de ce que notre trio a accompli et je crois aussi que nous étions dans une équipe incroyable.

Same Cane est le nouveau capitaine des All Blacks. Qu’en pensez-vous ?

Je l’ai vu arriver en sélection et il a toujours eu ce tempérament de leader. J’ai su, dès le début, qu’il avait l’étoffe d’un futur capitaine des All Blacks. Sam le mérite aujourd’hui.

Si vous deviez donner un nom, quel est le meilleur joueur avec qui vous avez évolué ?

C’est dur, j’ai côtoyé tellement d’immenses joueurs. (Il hésite) Si je dois en citer un seul, c’est probablement Richie McCaw.

Pourquoi lui ?

C’était un joueur de rugby extraordinaire mais je ne le choisis pas pour ça. C’est pour son état d’esprit. Je n’ai jamais croisé un mec aussi fort mentalement. Richie ne baissait jamais les bras. Vous pouviez être menés de quinze points, il était persuadé de gagner et savait surtout persuader les autres. Il avait ce don pour tout rendre possible.

Et l’adversaire le plus dur à affronter ?

Il y en a deux : Thierry Dusautoir et Schalk Burger. Leur point commun, c’était de ne jamais s’arrêter. Ils te mettaient la pression et, tel un chasseur qui traque sa proie, ne te lâchaient jamais. Ça durait tout un match et à chaque fois. J’adorais affronter ce genre de compétiteurs mais, contre eux, n’importe quelle rencontre pouvait se transformer en enfer. Ils t’attendaient et tu te disais : "Il faut que j’y retourne, encore et encore…"

Mesurez-vous tout ce que vous avez réalisé jusque-là ?

Ce n’est pas le moment (sourires). Quand j’arrêterai, je me retournerai peut-être en discutant avec mes amis, autour d’une bière. Mais, pour l’heure, je profite de l’instant présent et je suis focalisé sur ce qu’il me reste à accomplir. J’ai encore des ambitions. Le temps n’est pas venu pour moi de faire le bilan.

Quand on a une telle carrière, qu’est-ce qui motive au moment de se lever le matin pour aller s’entraîner ?

Ma motivation a toujours été la même : être meilleur demain que je ne le suis aujourd’hui. Je veux aider le club à grandir et je suis excité d’évoluer avec tous ces jeunes joueurs. Les voir progresser au quotidien me fait moi-même progresser. Tant que je sens dans cette équipe autant d’envie d’avancer, il n’est pas dur de trouver la motivation d’aller m’entraîner.

Votre corps est toujours motivé lui aussi ?

En réalité, c’est ma tête qui donne la motivation et mon corps suit juste derrière ! Mais, ça va, il ne se sent pas trop mal.

Thierry Dusautoir expliquait un jour que l’adrénaline d’un match dans un stade plein ne peut se retrouver à la fin d’une carrière. Redoutez-vous ce moment ?

Non. Mais j’en suis conscient. J’ai lu des témoignages sur la difficulté à appréhender ce manque. Je ne suis pas certain que je le vivrai ainsi et, pour l’instant, je n’y réfléchis pas trop.

Vous êtes un défenseur très agressif mais, quand on vous rencontre, on découvre combien vous semblez posé. Comment est-ce possible ?

Je ne suis pas un cas isolé. Beaucoup sont très calmes dans la vie mais, en posant un pied sur un terrain, se transforment en redoutables compétiteurs. En dehors, je suis tranquille et discret. Mais, dans le rugby, j’ai toujours aimé la dimension physique. Je me suis construit dans cet aspect du jeu. Pourquoi une telle différence ? Je n’en sais rien, je suis ainsi.

Mais vous n’avez écopé que de huit cartons jaunes, pour aucun rouge, en près de 330 matchs. Est-ce Richie McCaw qui vous a donné de bons conseils ?

(Il éclate de rire) J’ai surtout été chanceux parfois car, je le confesse, il m’est arrivé de mériter un carton rouge. Le jeu a évolué aussi. Quand je vois certains de mes plaquages il y a dix ans, ils me vaudraient à coup sûr une expulsion aujourd’hui !

Quand on parle de vous avec vos coéquipiers toulousains, les trois mots qui reviennent sont : professionnel, exemple et modèle. Est-ce une fierté ?

Oui, parce que je n’ai jamais cherché à être quelqu’un d’autre. Je suis authentique dans un vestiaire. J’entends souvent que j’ai un rôle à jouer auprès de mes jeunes partenaires pour les accompagner. Je le fais humblement et naturellement mais c’est peut-être moi qui ai la chance de côtoyer des garçons aussi talentueux et à l’écoute.

Il n’empêche, votre influence est énorme. Notre collègue Nicolas Zanardi, dont le père est dans un fauteuil roulant, écrivait il y a quelques mois qu’il l’avait amené voir les joueurs toulousains à Grenoble et que vous aviez effectué un détour pour venir le saluer. Les autres joueurs vous avaient alors tous imité…

Vous savez, je me rappelle très bien de cette scène. C’était tout à fait normal d’aller saluer ce monsieur.

Cela l’avait touché…

Alors, moi aussi. Avant d’être des rugbymen, il ne faut pas oublier que nous sommes des hommes. Et, pour être un grand sportif, il faut à mon sens être d’abord une bonne personne.

Nigel Owens a aussi raconté qu’au terme de la finale 2015, alors que les All Blacks célébraient déjà le titre, il avait été marqué que vous veniez d’abord le féliciter pour son arbitrage…

C’était logique à mes yeux. Vivre de notre passion est un cadeau mais il ne faut pas perdre à l’esprit qui nous sommes et d’où nous venons. Vous pouvez être un grand compétiteur, dont l’envie de gagner est féroce, mais cela ne vaut pas grand-chose si vous n’êtes pas une bonne personne en dehors.

Vous avez prolongé votre contrat d’un an avec Toulouse. Était-ce une évidence ?

Ce fut une décision facile à prendre. Ma famille se sent bien ici, j’adore le club, le jeu que nous pratiquons, et la nourriture française ! J’ai une aventure à finir de la meilleure des manières avec le Stade toulousain.

La saison prochaine sera-t-elle votre dernière ?

Oui, je le pense. Ce sera sûrement ma dernière saison. Je serai un peu trop vieux (sourires). On verra ce qu’en pense le club mais de bons jeunes émergent et l’avenir passera par eux.

Est-ce important pour vous de finir à Toulouse ?

Oui. Heureusement, on aura l’occasion de ramener deux trophées de plus dans l’armoire avant que je raccroche les crampons.

Vous avez prolongé en même temps que Selevasio Tolofua. Toulouse a-t-il trouvé votre successeur ?

J’en suis certain, car il deviendra un grand joueur. J’ai été très heureux qu’il soit appelé avec l’équipe de France pour les 6 Nations et, même s’il n’a pas joué, il a beaucoup appris. Je sais que son heure va bientôt arriver au niveau international.

Lors de notre dernier grand entretien ensemble, Ugo Mola passait à côté quand on vous a demandé ce que vous feriez à la fin de votre carrière, et il avait glissé en souriant : "Coach bien sûr." Est-ce décidé ?

Pas encore. Mais ce serait une superbe opportunité. On verra.

Vous resterez peut-être au Stade toulousain alors ?

Peut-être. En tout cas, j’adorerais.

Dernière question : vous pouvez l’admettre aujourd’hui, Richie McCaw était souvent hors-jeu ?

Je crois qu’il poussait les limites au maximum, comme tous les flankers côté ouvert. Mais il était sûrement meilleur que les autres pour y parvenir (rires).

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