Baisse des salaires : l’exemple castrais

  • Les Castrais et leur capitaine Mathieu Babillot sont tombés d’accord sur une baisse des salaires pour la saison à venir. Suivis de quelques heures par les Toulonnais. Photo Icon Sport
    Les Castrais et leur capitaine Mathieu Babillot sont tombés d’accord sur une baisse des salaires pour la saison à venir. Suivis de quelques heures par les Toulonnais. Photo Icon Sport
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C’est ce lundi que le CO est devenu le premier club à communiquer officiellement au sujet d‘une baisse des salaires au sein de son effectif, suivi mercredi par Toulon. en voici les dessous...

C’est ce qui s’appelle bien préparer le terrain. En effet, ce lundi dans nos colonnes, le président du Castres olympique Pierre-Yves Revol avait largement évoqué les négociations à venir entre la direction et ses employés, concernant une baisse des salaires. "Le partenariat avec le CO c’est celui d’un groupe citoyen qui veut valoriser son territoire, avançait Revol. Mais il n’a de sens que si les collaborateurs du groupe sont fiers de leurs joueurs. Nous allons donc plus que jamais tester la solidité de notre état d’esprit et de nos valeurs. Les efforts à faire doivent être expliqués pour être recevables, mais je m’y emploierai." Explication convaincante, il faut croire… Dans la journée en effet, le Castres olympique annonçait par voie de communiqué être devenu le premier club en France à trouver un accord concernant une baisse de salaire pour la saison 2020-2021, lors d’un CSE organisé ce lundi en présence des représentants élus des joueurs, Mathieu Babillot, Rodrigo Capo Ortega, Baptiste Delaporte, Julien Dumora et Marc-Antoine Rallier, ainsi qu’Armand Batlle en représentant du syndicat Provale. "L’ensemble des joueurs a fait preuve d’un grand sens des responsabilités et de solidarité", saluait ainsi le président Revol.

Prime de retour à meilleure fortune en cas de qualification

Techniquement ? Les Tarnais sont passés par un accord équitable, qui réside en une baisse de 15 % (et même jusqu’à 20 % pour certains membres du staff) sur la fraction des salaires supérieure à 10 000 euros bruts. Ce qui a le mérite d’éviter aux espoirs et autres "petits salaires" d’être impactés. Mieux, des clauses de retour à meilleure fortune sont prévues en cas de qualification pour les barrages (prime équivalente à 50 % de la perte), demi-finales (75 % de la perte) ou finale (100 % de la perte). Une manière intelligente de mobiliser les joueurs sur leurs objectifs sportifs, qui a fait des émules…

Toulon, un autre accord

Ainsi, les joueurs du RC Toulon ont spontanément proposé une baisse significative de leurs émoluments, initiative saluée par leur président Bernard Lemaître. "Actée spontanément et unanimement, cette décision renforce encore plus notre motivation et notre envie de relever les défis de demain." Un accord aux modalités différentes (on parle d’une baisse de 5 % pour les salaires à plus de 5 000 euros, et de 10 % pour les salaires supérieurs à 10 000 euros), mais qui a le mérite de faire lui aussi valeur d’exemple. Il y a désormais fort à parier qu’encouragés par les cas de ces deux clubs, d’autres suivront rapidement… 

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