Rodriguez : « Je refuse tout contact avec Serge Blanco »

  • Laurent Rodriguez, ancien troisième ligne centre international.
    Laurent Rodriguez, ancien troisième ligne centre international. Midi Olympique. / Midi Olympique.
  • Laurent Rodriguez a reçu Midi Olympique dans son hôtel-restaurant situé à Cambo-les-Bains.
    Laurent Rodriguez a reçu Midi Olympique dans son hôtel-restaurant situé à Cambo-les-Bains. Midi Olympique / Midi Olympique
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Ancien troisième ligne international, il fut aussi un entraîneur emblématique du Biarritz Olympique, avec qui il fut champion de France en 2002. Laurent Rodriguez revient dans cet entretien sur sa carrière, sa reconversion mais aussi sur son départ déchirant du BO en 2014 et sa relation avec Serge Blanco.

Que devenez-vous, Laurent ?

Depuis dix ans, je tiens cet hôtel-restaurant. C’est une activité que j’ai apprise sur le tas. Je suis d’une génération de joueur qui a toujours travaillé, même lors des premières années du professionnalisme que j’ai connu. Je vis ici au pied des montagnes, pas très loin de Lannemezan d’où je suis originaire et des Landes qui sont mon pays d’adoption. Une fois que j’ai gentiment été remercié du Biarritz olympique, en 2014, j’ai coupé le cordon avec le monde du rugby, notamment parce que j’ai eu des petits-enfants qui sont arrivés et que je veux en profiter. J’ai aussi un deuxième métier en plus de mon affaire dans l’hôtellerie : je collabore avec la société Sécurité-Protection où je manage les agents de sécurité qui sont en place dans les gares SNCF, chaque soir. Me plonger dans cette nouvelle vie m’a permis de faire le deuil de la page rugbystique. Mais cela n’a pas été facile.

Quels souvenirs vous reste-t-il de vos années de joueur ?

Je crois que j’ai connu la plus belle époque du rugby avec l’amateurisme, la première Coupe du monde (1987), le passage au professionnalisme (1995)… Nous partions en tournée pendant six semaines entre copains, nous nous entraînions deux heures par jour et c’était quartier libre ensuite. J’ai vécu ça en Nouvelle-Zélande, en Argentine… Le rugby et l’équipe de France m’ont permis de découvrir le monde, de vivre des moments d’amitié et de solidarité incroyables. On a créé des liens forts notamment avec la génération qui a vécu la finale de 87. J’appelle souvent Alain Lorieux, je suis en relation régulière avec Patrice Lagisquet qui est resté mon assureur. Et puis, en 2017, il y a eu un rendez-vous extraordinaire organisé par Pascal Ondarts. Il souhaitait partager le réveillon avec les avants de 1987. On s’est retrouvés entre "gros", avec nos épouses. C’était sensationnel ! Il y avait les Agenais, Dubroca, Gratton, Erbani… Alain Lorieux était descendu, Philippe Dintrans aussi. On s’est raconté nos vieilles histoires. Evidemment, nous avons un peu brodé autour mais nous avons passé une soirée mémorable.

Pourquoi, quand vous avez arrêté votre carrière de joueur à Dax, avez-vous basculé comme entraîneur à Biarritz ?

Une question d’opportunité. Quand j’arrête, à 35 ans, alors que je raccroche les crampons sur une "petite" finale du championnat de France face à Pau après avoir échoué en demie face au grand Stade toulousain, le président de l’US Dax, Jean-Louis Bérot, me propose d’intégrer le staff. Je ne suis pas convaincu. Là-dessus, Serge Blanco, dont j’étais très proche, me demande de venir l’aider au BO. Il me propose de venir le voir pour que l’on discute. Finalement, le lendemain, il me présente aux joueurs… J’ai commencé l’aventure sans Patrice Lagiquet, qui m’a rejoint assez vite. Avec Serge, on a formé un duo qui savait fonctionner. On a construit quelque chose de fort ensemble, tous les trois. L’aventure nous a amenés au Stade de France.

Était-ce facile de travailler à trois copains du rugby ?

Avec Serge, j’ai tout de suite accroché mais bizarrement, avec Patrice, nous n’étions pas spécialement proches quand nous étions en équipe de France. Patrice, ce n’était pas le coéquipier avec qui je partageais mes délires en tournée. L’affinité s’est créée au Biarritz olympique. Assez vite.

Quelle était la répartition des rôles au BO ?

Patrice s’occupait du mouvement général et des trois-quarts, moi des avants. On faisait la composition d’équipe ensemble. Pour le recrutement, on laissait faire Serge. Il nous en parlait tout le temps, demandait notre approbation mais c’est lui qui recrutait les joueurs. Serge était très ambitieux pour son club. Je crois qu’il nous a nommés entraîneurs car il savait aussi que Patrice et moi sommes de très mauvais perdants. De très gros compétiteurs. Nous n’avions pas nos diplômes, nous avons appris sur le tas. Tenez, si Patrice Lagisquet était un véritable expert pour disséquer le jeu de l’adversaire et celui de son équipe en vidéo, ses séances pouvaient être très longues. Je me souviens qu’elles duraient parfois plus de deux heures ! Notamment au début. Je pistais les mecs car certains avaient tendance à piquer du nez lors de séances vidéos d’avant-match, en semaine. Ils s’endormaient ! Alors je tapais sur la table pour les réveiller et Patrice pouvait continuer (il rigole)… Après ces vidéos qui duraient, on était encore censé s’entraîner… Au départ, les entraînements se déroulaient en fin de journée. Les gars étaient fatigués nerveusement avant même d’avoir commencé.

Les joueurs ont-ils vite adhéré au projet ?

Oui. Déjà, on travaillait le rugby toujours en opposition. On estimait qu’il n’y avait pas mieux pour progresser que de jouer au rugby. Les gars étaient contents. La gestion du groupe, même si on n’avait pas été formés, n’était pas très compliquée. On avait Serge qui nous faisait confiance les yeux fermés et représentait l’autorité. Et puis, Patrice est un très gros travailleur, très exigeant, il te tire vers le haut.

J’estime que nous étions tellement proches, je le (Blanco) considérais comme l’un de mes meilleurs amis, et que la façon dont il a agi pour me virer n’était pas propre.

Il est également réputé pour avoir parfois de grosses colères, comme Serge Blanco d’ailleurs…

Oui, nous avions de très bons pères fouettards. On s’était dit qu’il ne fallait pas que cela soit toujours le même qui râle. Alors on se répartissait les colères et on parlait d’une seule et même voix. Quand Serge craquait, notamment durant les mi-temps, on était solidaires et on allait dans son sens. Bon, quand il pétait les plombs dans le vestiaire, c’était en généralement que la première période n’avait pas été extraordinaire. Les choses se faisaient naturellement, on s’entendait tellement bien… Nous étions aussi des enfants de Jacques Fouroux, en termes de discours et de motivation. Jacques, quand il partait dans ses délires, il nous tardait que le match démarre pour être libéré de son emprise. C’était sa force ! Notre management a été influencé par Jacques Fouroux, c’est évident.

Vous disputiez-vous avec Patrice, avec vos très gros caractères ?

Jamais. On a toujours défendu nos convictions et nos choix mais on ne s’est jamais engueulé ! D’ailleurs, quand je décide d’arrêter en 2003, après un Bouclier de Brennus et une défaite en demi-finale de Coupe d’Europe pour passer un an aux Antilles - qui ne seront que quatre mois au final - Serge Blanco me "tanne" rapidement pour que nous reformions le binôme. Sur notre deuxième période ce fut identique, jusqu’à notre séparation en 2012. Je n’ai jamais eu d’accrochage avec Patrice. Bon… Serge, parfois, il devait jouer son rôle de président et il nous remontait les bretelles. À juste titre, d’ailleurs ! Une fois à Narbonne, j’avais déconné. Le match était retransmis sur Canal +. Au moment du trombinoscope, je fais mettre à Patrice le bandeau des deuxième ligne et je le serre. On était venu dans l’Aude trop sûrs de nos forces et on avait pris le match de haut. Résultat ? On prend trente points. David Arrieta, notre buteur, était passé à côté de son match. Il s’était un peu "sorti" en défense. Après la rencontre, en quittant du vestiaire avec Patrice, mon portable sonne. C’était Serge ! Je veux le passer à Patrice qui décline. Je décroche et il m’assène : "Au lieu de faire les cons avant match, vous auriez mieux fait de préparer la rencontre et les joueurs. Et tu peux dire tout de suite à David Arrieta que je ne veux plus le voir !" Bon heureusement, David avait pu reprendre l’entraînement… Mais c’est vrai que les colères de Serge pouvaient être mémorables. J’en rigole aujourd’hui mais sur le moment ce n’était pas des bons moments à passer.

Venons-en à Serge Blanco : quels sont vos rapports avec lui aujourd’hui ?

C’est simple, on ne se parle plus du tout.

Pourquoi ?

(Il souffle…) Depuis six ans, je refuse tout contact avec lui. Attention, s’il me salue - et c’est arrivé - je lui réponds car je suis poli. Mais je ne passerai pas plus de deux minutes avec lui. S’il est au bout de la rue, je ne vais pas traverser pour aller lui dire bonjour. J’estime que nous étions tellement proches, je le considérais comme l’un de mes meilleurs amis, que la façon dont il a agi pour me virer n’était pas propre…

Qu’est-ce qui s’est passé ?

En 2014, à l’issue de la saison, il y avait une réunion avec tous les partenaires pour préparer la suivante. J’étais directeur sportif alors, je lui avais demandé si je devais préparer quelque chose pour présenter le plan de relance du sportif. "T’inquiète pas, me disait Serge. Je te le dirai." Les jours passent. La veille de la réunion, un vendredi soir, j’étais avec Didier Faugeron dans le bureau des entraîneurs et Serge débarque pour nous saluer. Je lui dis : "Et pour demain, la réunion ?" Il me dit : "Viens, on va discuter." Et là presque entre deux portes, il m’annonce qu’il a décidé de se séparer de moi. Quinze jours avant, j’avais fait le voyage d’un déplacement dans sa voiture, on avait parlé de tout et de rien, de l’avenir. Il ne m’avait pas prévenu de quoi que ce soit et là, d’un coup, j’étais démis de mes fonctions. Je suis parti furax, en deux minutes. En croisant Didier, je lui ai dit : "C’est fini." Je suis rentré chez moi et je n’ai plus jamais eu de nouvelles…

On vous sent encore blessé…

(ému) Comment ce mec, pour qui j’ai tout fait ou presque, qui m’a rendu des services, a pu faire ça ? Nous étions hyper liés, on s’appelait deux heures tous les jours. On connaissait tout l’un de l’autre, nos problèmes personnels, nos joies… Comment a-t-il pu me faire cela ? J’étais fou que nous en arrivions à ce point. Le soir, quand je suis rentré chez moi, j’ai eu du mal à passer le pas de la porte. Il fallait que je dise à Corinne, mon épouse, et à mes enfants, que c’était terminé, que j’allais me retrouver au chômage. On venait de lancer l’hôtel ! Le matin même, je ne me doutais pas de ce qui allait m’arriver. J’aurais aimé qu’il ait plus de courage. Depuis, nous ne nous sommes plus parlés !

Depuis six ans ?

Oui, Serge sait comment je fonctionne. Il sait que cela ne sert à rien que l’on s’explique après coup. J’ai eu beaucoup de mal à faire le deuil de notre amitié. Les semaines qui ont suivi ont été très dures. C’était plus qu’un ami ! J’estimais avoir été au casse-pipe plus d’une fois pour lui. Quand il ne voulait plus d’un joueur l’année suivante, c’était à moi de faire le sale boulot. Serge pouvait être maladroit mais j’estimais que j’avais une place à part… Est-ce un manque de courage ? Je n’en sais rien. Avec le recul, je me dis qu’il avait du mal à annoncer le négatif.

Pourquoi ne pas lui pardonner ? Vous n’accordez pas de deuxième chance ?

C’est quelqu’un qui a plein de qualités, qui a été adorable avec moi dans plein de situations et c’est pour ça que j’ai été blessé. Je pensais qu’on partageait tout ou presque. J’aurais voulu qu’il m’en parle. À un vrai ami, tu peux tout dire, c’est comme cela que je fonctionne. J’ai été meurtri, j’ai mis du temps à m’en remettre mais maintenant, c’est terminé. Quand il a été hospitalisé pour son problème cardiaque, il est venu en convalescence à Cambo-les-Bains pendant plus d’un mois. Je l’ai su après. Il ne s’est pas présenté ici. Bon, je ne suis pas allé le voir, non plus. C’est la vie… Cette année, pour le premier de l’An, je me promenais dans Biarritz, il m’a klaxonné et salué d’un geste de la main. C’est tout. Et cela me va très bien…

Avec Patrice Lagisquet, avez-vous conservé des relations fortes ?

Nos vies font que nous nous sommes un peu éloignés l’un de l’autre mais je garde une profonde estime pour Patrice. D’ailleurs, lui aussi s’est fâché avec Serge au moment de son départ du BO. Patrice m’avait dit que Serge avait attendu trois ans pour s’excuser.

Le rugby pro ne vous manque-t-il pas ?

Non. Après, j’ai entraîné pendant trois ans ici à Cambo-les-Bains. J’ai retrouvé le rugby que j’aimais, celui de mes débuts même si j’avais encore quelques réflexes du monde pro. Je me souviens que lors de l’un de mes premiers entraînements, pour évaluer les joueurs, je combine physique et jeu, de manière un peu intense et à l’issue de la séance, mon talonneur soufflait comme un bœuf… Je vais le voir, en me disant "mince, je voulais m’appuyer sur lui et il est à la rue". Je lui demande comment il se sent. Il me répond : "Je suis mort, j’ai étalé deux toupies à béton dans la journée, plus l’entraînement, je suis cuit !" En repartant, je me suis dit : "Qu’est-ce que t’es con"… J’avais oublié que les gars bossaient avant de venir. Alors, ensuite, j’ai toujours cherché à faire des séances ludiques. Je me suis régalé pendant trois ans, mais après j’ai dit stop. Filer à l’entraînement durant l’hiver sous des trombes d’eau, ce n’est plus de mon âge. Surtout quand vous avez des petits-enfants.

SAISON 2011 2012 
TOP 14 
AGEN - BIARRITZ (6-15) 
BANC DE TOUCHE  
LAGISQUET PATRICE 
BLANCO SERGE 
RODRIGUEZ LAURENT
SAISON 2011 2012 TOP 14 AGEN - BIARRITZ (6-15) BANC DE TOUCHE LAGISQUET PATRICE BLANCO SERGE RODRIGUEZ LAURENT - Midi Olympique - Patrick Derewiany

Suivez-vous encore le rugby à la télévision ?

Le Top 14 m’a lassé ! Mis à part Toulouse et Clermont, je trouve que les équipes pratiquent toutes le même jeu. C’est moins vrai en Pro D2, je suis plutôt cette division et pas seulement les matchs du BO. Mais c’est vrai, je suis passé d’une époque où je vivais tous mes week-ends devant la télé à plus rien. Je préfère être avec ma famille. Je reste le premier supporter de l’équipe de France et je me tiens au courant des scores sur votre application rugbyrama.fr. Parfois, le jeudi soir, quand je rentre du boulot, je me fais la deuxième mi-temps du match. Mais à 60 ans, j’ai un peu coupé le cordon avec le rugby. Je profite d’être grand-père.

Ce nouveau rôle semble beaucoup vous plaire.

Énormément ! J’ai deux petits-enfants dont je suis gaga.

Les mettriez-vous au rugby ?

Cela doit venir d’eux. Mes deux fils ont joué au rugby. L’aîné a très vite arrêté car porter le nom de Rodriguez, surtout à Dax, ce n’était pas facile. L’autre a joué plus longtemps mais parce qu’il était bringueur. Il a joué à Saint-Barthélemy où il vivait, mais surtout pour l’état d’esprit et la troisième mi-temps. Mes petits-enfants sont encore trop petits mais, un jour, je suis descendu à la cave avec mon petit-fils et dans un carton, il est tombé sur un livre sur lequel j’étais en photo avec le maillot de l’équipe de France. Il voulait le même alors on le lui a acheté. Il était très fier ! Je parle plus avec lui de mon passé de rugbyman qu’avec mes garçons. Eux l’ont vécu et on n’en parlait pas. Alors que le petit, il est demandeur.

À notre époque, au coup de sifflet final, tout était terminé. On se frictionnait les moustaches, mais on buvait un coup ensemble.

Et vos anciens maillots, ils sont où ?

À la cave ! Je les ai fait encadrer, mais je n’ai jamais voulu afficher mon passé de rugbyman. Je sais aussi que j’ai gardé le ballon de mon dernier match. Un Wallaby en cuir. C’est tout ce que j’ai gardé.

N’avez-vous pas envie de vous investir comme dirigeant ? À la Fédération ?

Non, je n’aurais pas été bon ! J’ai connu les années Ferrasse, Lapasset puis Camou. C’était la même façon de gérer. Ce n’est pas un milieu qui me plaît beaucoup. La Fédération, il fallait être parrainé pour rentrer. Sur ce que j’ai pu observer, cela ne m’a pas tenté. Sur les prochaines élections, je vois que Florian Grill, qui ne m’a pas l’air d’être un mauvais mec, part pour contrer Laporte avec des gens dans sa liste qui étaient à la FFR depuis des lustres et qui ont été sanctionnés par les clubs sur leur gestion ! Je me dis que se mettre dans son équipe des gens qui étaient dans l’équipe d’avant, ce n’est pas lui rendre service…

Et sur la présidence de Bernard Laporte ?

Je ne suis pas un fan inconditionnel, mais je trouve qu’il fait plutôt bien la mission pour laquelle il a été élu. Pourquoi ne pas lui laisser plus de temps pour s’affirmer. Les autres, ils ont été au pouvoir pendant des décennies. Ce que je regrette, c’est que l’on ne fasse plus appel à des joueurs récents. Lhermet c’est bien mais cela commence à être un peu dépassé. Je souhaiterais que l’on implique plus la génération des Michalak, Yachvili, Harinordoquy ou Rougerie. Qu’il y ait du sang neuf ! Ce sont des garçons qui ont des idées. Quand je vois qu’il y a encore Jean-Claude Skrela avec Grill, alors qu’il était à la FFR depuis des lustres… Si on perd, on veut regagner la place ! Moi je ferai place aux jeunes.

Le jeu de rugby doit-il être réformé, notamment en raison des commotions ?

Les joueurs sont mieux préparés qu’à notre époque. Tous ! Personnellement, quand je partais au ras de mêlée avec mes 120 kilos pour percuter l’ouvreur qui en faisait 70, je ne suis pas sûr que cela faisait moins de dégâts que maintenant. Bien sûr qu’il faut revenir à un jeu d’évitement, légiférer sur les regroupements. Mais aujourd’hui, tu n’as pas besoin d’être courageux pour être sur un terrain ! Il fallait l’être beaucoup plus avant. Quand tu te jetais sur un ballon au sol, il faut savoir qu’auparavant, on avait le droit de te piétiner. Dans les douches, on avait les dos zébrés ! Et je ne parle pas des bagarres. Que cela se soit arrêté est une bonne chose. Même si, à notre époque, au coup de sifflet final, tout était terminé. On se frictionnait les moustaches, mais on buvait un coup ensemble. Maintenant, tu mets un marron, c’est automatiquement carton rouge. C’est bien mais je ne trouve pas que le rugby est plus dur aujourd’hui.

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STaddict Il y a 15 jours Le 18/05/2020 à 14:36

Personnellement supporter du ST j’ai toujours apprécié le BO de l’époque Lagisquet et Rodriguez